Aucune augmentation du temps de travail, aucun jour de congés en moins !

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A peine sortie de la période de confinement, la présidence de l’université a présenté ses mesures d’harmonisation du temps de travail entre les BIATSS de P5 et de P7 : 38h30 de travail par semaine et 47 jours de congés au lieu de 50, ainsi que la suppression des RTT pour les collègues de P5.

La CGT-FERC-SUP avait alerté là-dessus par un communiqué le 4 juin dernier. Suite à ce communiqué la direction de l’université propose de garder les 50 jours de congés et d’augmenter notre temps de travail à 37h30 par semaine, dès le mois de septembre. Pour nous c’est toujours inacceptable.

Nombre d’entre nous ne comptons déjà pas nos heures. Selon le service, l’UFR ou le laboratoire dans lequel nous travaillons il n’est pas rare que nous dépassions les 35h par semaine, sans que ce temps de travail supplémentaire soit pris en compte.

En voulant augmenter notre temps de travail, l’université compte faire des économies en rognant sur le budget consacré aux traitements des agents. Un agent qui travaillerait 2h30 de plus par semaine effectuerait 10h de plus en quatre semaines. Sur un service comptant 14 agents, cela revient à "économiser" le recrutement d’un agent supplémentaire. Outre les BIATSS titulaires, travaillant plus, ce sont les plus précaires d’entre nous, les contractuels et les vacataires, qui vont en faire les frais. Leur poste aura vocation à disparaître.

De plus cette mesure va peser sur les agents devant faire garder leurs enfants : entre 540€ et 770€ de frais supplémentaires de garde d’enfant par an ! L’université a beau jeu de défendre l’égalité homme-femme, mais l’augmentation du temps de travail va peser une fois de plus sur les femmes et creuser les inégalités.

Faut-il rappeler que le gel du point d’indice depuis 10 ans provoque automatiquement une diminution de nos revenus due à l’inflation ?  En nous faisant travailler plus la présidence de l’université diminue encore notre salaire et accentue cette précarité.

Pour les syndicats CGT-FERC-SUP et FO/ESR de l’Université de Paris la revendication reste inchangée :

Aucune augmentation du temps de travail, aucun jour de congés en moins !

Nous nous exprimerons dans ce sens au comité technique qui se prononcera sur la mesure de la présidence. Si l’université persiste alors la question de la grève se posera. Pour notre part nous n’hésiterons pas.

Le 22 juin 2020