Pour des cirques sans animaux à Montauban !

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Chers montalbanais et habitants du Grand Montauban, 
Chère Madame le Maire,
Chers Elus municipaux,
Nous sommes un collectif informel de personnes sensibles à la cause animale, qui ne se reconnaît plus dans les choix des élus qui nous représentent.

Nous souhaitons nous adresser tout particulièrement à :
Mme Barèges, Maire de Montauban et Présidente du Grand Montauban ; garante des volontés des montalbanais entre autres, 
Mme Pagès, 4ème adjointe au Maire et en charge de la politique de la Ville ; garante d'une politique subjectivement éthique et alerte aux lois, 
Mme Berly, 6ème adjointe au Maire et en charge de l'environnement ; au fait des problématiques et enjeux de la cause animale, 
M. Perez, 7ème adjoint au Maire et en charge de la sécurité publique ; garant qu'aucun accident ne se produise sur des sites ou établissements recevant du public (ERP), 
Mme Valat, déléguée à la promotion touristique de la Ville et du Territoire ; consciente de l'image péjorative véhiculée par l'exploitation animale à des fins "artistiques", 
et à tout autre acteur conscient de son impact si nous unissons chacun nos voies à ceux qui n'en ont pas. 


Le 24 Octobre 2017, une fois de plus, le cirque Saint-Pétersbourg s'installe dans notre commune. Au regard des réactions de certains (ici), nous sommes forcés de constater que le bien-être animal fait partie des préoccupations de nos concitoyens.
Actuellement, en France, 60 communes refusent la venue de cirques avec animaux. 
Il est temps de mettre fin à l'exploitation des animaux pour le divertissement. Temps de leur rendre liberté, dignité. Temps de mettre fin à la captivité et à la cruauté quotidienne dont ils sont victimes. L'animal dans un cirque est contraint de survivre dans un milieu inadapté à sa nature. En cage exiguë, privé de contacts sociaux avec ses congénères et de développer des comportements propres à son espèce. A la captivité s'ajoute la soumission au dressage, dans la violence. Le dressage repose sur la douleur infligée par le dresseur en cas de refus de l'animal. Douleur qui doit être plus forte que la douleur ressentie lors des numéros. 


Nous souhaitons au-delà de manifester notre opposition à l'installation des cirques avec animaux – et autres foires… - sur notre territoire, engager un dialogue construit avec Mme le Maire et ses Elus. 
En effet, loin d’être seulement un débat de société, la présence des animaux dans les cirques engage également la responsabilité des villes du fait de leur obligation de faire appliquer la législation en vigueur.
Aussi, nous tenions à vous rappeler que les études scientifiques s’accordent à considérer comme contraire aux besoins physiologiques des animaux sauvages leur détention dans les cirques.
Ainsi, selon les zoologues, les troubles du comportement qui sont aisément observables sur les animaux détenus dans les cirques, sont une preuve manifeste d’inadaptation, voire « la preuve d’une souffrance chronique ». Ces dérives comportementales sont la résultante d'une impossibilité pour l'animal de développer des comportements normaux (groupe social, locomotion distance de fuite...).  Souffrance et mauvais traitements sont donc manifestes dans tous les cirques.


Aussi, il nous semble important de souligner le facteur hautement primordial qu’est la sécurité des administrés et tout citoyen se trouvant sur le territoire.
Nous avons tous appris que ces animaux captifs peuvent mettre leur vie en danger pour fuir leur quotidien. Cependant, cela a systématiquement causé des accidents sur la voie publique, des accidents de voiture parfois avec des conséquences dramatiques.
Nous avons tous été exposé à des « faits divers » relatant un énième accident intra-cirque : un fauve qui agresse violemment son dresseur, un dromadaire qui fait preuve d’agressivité envers le jeune public.
Raisonnablement, nous savons que vous ne pouvez rester passifs ou aveugles face à ce type de facteurs à risques.

Or la législation en vigueur est très claire :


L’article L.214.1 du Code rural stipule que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce". 
Par définition, une cage ou un chapiteau où règnent températures inadaptées, bruits, jeux de lumière ou stress sont contraires à des "conditions compatibles" avec leur bien-être ou leurs besoins primaires.


L'article 3 alinéa 9 de l'arrêté du 18 Mars 2011 stipule que : 
"Les animaux ne peuvent pas participer aux spectacles si leur état de santé ne le permet pas, si le type de participation est sus- ceptible de nuire à leur état de santé, si la sécurité du public et du personnel ne peut être assurée, en raison notamment de leur comportement ou de l’insuffisance de leur maîtrise."
Autrement dit, aucune exploitation de quelconque ordre ou forme semble être favorable à l'état de santé d'un animal dit domestique ou non-domestique ou à la sécurité du public et du personnel du cirque. D'évidence, un animal sauvage bien que dressé a connu contraintes, coups et douleurs à des buts artistiques. Il est impossible d'anticiper une réaction dans le contexte d'un événement public...


L'article 22 de l'arrêté du 18 Mars 2011 stipule que :
"Les animaux doivent être entretenus et entraînés dans des condi- tions qui visent à satisfaire leurs besoins biologiques et compor- tementaux, à garantir leur sécurité, leur bien-être et leur santé."
Soit précisément aucun autre environnement ou autre activité que ceux qui leur sont naturels, biologiques ou instinctifs ; loin de la vie en cage en cirque.

L'article 34 de l'arrêté du 18 Mars 2011 qui stipule que :
"Le dressage doit prendre en compte l’âge, la volonté d’agir ou encore le rang social de l’animal au sein de son groupe. Il ne peut être exigé des animaux que les actions, les performances et les mouvements que leur anatomie et leur aptitude naturelle leur permettent de réaliser et entrant dans le cadre des possibilités propres à leur espèce."
Nous nous en remettons au bon sens et à la bonne foi de chacun. Qui peut sciemment et fermement penser qu'un être a la volonté d'agir comme le personnel des cirques font agir les animaux ? Qui peut considérer qu'un animal qui éprouve ses émotions propres est coopératif sans avoir été préalablement traumatisé ? Qui peut décemment croire que les termes "animal" et "performances" sont compatibles ? 

Les articles 23, 26, 27 et 30 de l'arrêté du 18 Mars 2011 stipulent sans ambiguïté les conditions légales de vie des animaux en dehors des heures de représentation. Nous vous demandons de bien vouloir faire effectuer les contrôles nécessaires et par les autorités compétentes.

A l'heure où les politiques nationale, européenne et internationale s'accordent pour reconnaître une place de plus en plus importante au bien-être animal il est du devoir des municipalités d'être garantes de leur stricte application sur le terrain.

Nous vous rappelons également que l'Union Européenne a refusé de poursuivre les pays tels que l'Autriche, les Pays Scandinaves ou le Portugal qui ont interdit la présence de cirque avec animaux sauvages considérant que "l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques restait légale".

Vous trouverez ci-joint, entre autres documents utiles, un rapport expliquant plus en détail, et preuves à l'appui, les conditions de vie des animaux dans les cirques et la souffrance qui en découle ainsi qu'une proposition de délibération à soumettre à votre conseil municipal.

Rapport / Le guide vers le changement positif de la cause animale / La délibération en conseil municipal.


Nous voudrions clore ce courrier en vous rappelant que nous sommes demandeurs d’échanges avec les représentants officiels politiques – loin d’être motivés par la confrontation ou la violence, bien au contraire éveillés par la bienveillance et le respect des lois et de tout individu vivant, humain et non-humain.

Nous sommes à la disposition de chacun de vos services – à : causeanimale82@gmail.com - et Elus pour être reçus ou écoutés dans les meilleures conditions.



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