On ne cautionne pas l'apartheid israélien, on le boycotte! Non à la «Saison France-Israël»

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Le sang des Palestiniens n’était pas encore sec, que la « Saison France-Israël » était inaugurée à Paris le 5 juin soit trois semaines après la répression sanglante de la « Grande Marche du Retour » à Gaza. Cette opération de blanchiment de l’État d’Israël est indécente dans son existence même et scandaleuse.

Pourtant, le Théâtre Garonne et la Cinémathèque de Toulouse ont prévu pour la deuxième quinzaine de novembre des spectacles et projections labellisés « Saison France-Israël » et participeront ainsi à la tentative de redorer le blason de l’État d’Israël, passablement terni par sa politique chaque jour plus dure à l’encontre des Palestiniens et son statut de start-up nation du sécuritaire.

Un Etat qui :

  • dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans, poursuit sans freins l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza,
  • a détruit totalement le 9 août le centre culturel Al-Mishal à Gaza,
  • a officialisé en juillet son statut d’État d’apartheid, par la loi « Israël–Etat nation du peuple juif » qui recrute tous les Juifs du monde en excluant les Palestiniens d’Israël, dont la langue est déchue de son caractère officiel. Le chef d’orchestre Daniel Barenboim a déclaré à cette occasion qu’il avait honte d’être israélien.

Dans une pétition publiée le 4 mai, 80 personnalités du monde de la culture, parmi lesquelles Annie Ernaux, Jean-Luc Godard, Maguy Marin, Alain Damasio et Ernest Pignon-Ernest, déclaraient : « Par solidarité avec les Palestiniens, nous refusons de figurer dans cette vitrine, nous ne participerons pas à la Saison France-Israël et nous appelons à ne pas y participer sous quelque forme que ce soit. »

Quelques jours plus tard, une pétition d’universitaires demandait l’annulation des « festivités » : « Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ? »


MM. les Directeurs du Théâtre Garonne et de la Cinémathèque de Toulouse, ne cautionnez pas l’apartheid israélien. Renoncez à ce parrainage déshonorant !