NON ASSISTANCE A FEMMES EN DANGER

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Eva DARLAN
Eva DARLAN a signé la pétition

NON ASSISTANCE A FEMMES EN DANGER

Pétition portée par Eva DARLAN, comédienne, et Luc FREMIOT, magistrat honoraire

Depuis le 1er Janvier 2019, 70 femmes sont mortes en France, sous les coups de leurs compagnons ou ex. Un grand nombre d'entre elles s'est signalé auprès des services de police ou de gendarmerie en portant plainte, ou en déposant une main courante. D'autres se sont vues opposer un refus.

Les services de l'état ont échoué à protéger ces femmes : Pourquoi ?

La police, la gendarmerie, la justice doivent rendre compte de ces dysfonctionnements.

Nous exigeons des pouvoirs publics qu’ils identifient précisément les parcours et les manquements qui ont conduit aux meurtres de 70 femmes depuis le début de l'année.

Votre signature et votre engagement citoyen sont déterminants.

Ce sont vos mères, vos soeurs, vos filles, vos amies, vos voisines que vous protégerez...

 

Tribune de Luc FREMIOT, JDD 30 Juin :

A l'heure où Mme Schiappa et M. Castaner ­communiquent avec enthousiasme sur la création d'un compte Twitter baptisé "Arrêtons-les", sur lequel les victimes de violences sexistes pourront se signaler, un premier constat s'impose : la situation de "non-­assistance à personne en danger" dans laquelle se trouvent les autorités du fait de leur carence et de leur aveuglement.

Soixante-dix féminicides depuis le début de ­l'année ne sauraient tempérer l'optimisme indécent de nos deux ministres. Leur "salade estivale" mélange les comportements sexistes avec cette ­violence criminelle.

Il suffira d'en tirer les conséquences et de sanctionner sévèrement les auteurs de dysfonctionnements, sous le contrôle de l'opinion publique
Alors, oui, "arrêtons-les", ces professionnels du bavardage. Les 70 femmes immolées sur l'autel de l'incompétence n'auront plus le loisir de communiquer sur Twitter. Un grand nombre d'entre elles avaient pourtant porté plainte, d'autres avaient été renvoyées dans leurs foyers par des gendarmes ou policiers irresponsables. Des procureurs indifférents avaient classé des plaintes sans autres suites.

Grande cause nationale, dites-vous? Où est donc notre garde des Sceaux? Ne se sent-elle pas concernée?

La solution? La voici : une enquête confiée aux plus hautes instances des ministères de l'Intérieur et de la Justice (inspection générale) afin de déterminer si les services de police ou de gendarmerie ont reçu les plaintes de ces 70 femmes, et si non, pourquoi ; si une enquête a été diligentée, et si non, pourquoi ; enfin, quelles suites ont été données par le procureur. Il suffira d'en tirer les conséquences et de sanctionner sévèrement les auteurs de dysfonctionnements, sous le contrôle de l'opinion publique."