Le syndrome d’épuisement professionnel : qu’il soit reconnu comme maladie professionnelle

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Le burnout ou l’épuisement professionnel, initialement identifié parmi les personnels soignant et aidant, peut concerner toutes les professions qui demandent un engagement personnel intense. Les mesures de prévention doivent empêcher une aggravation de la santé des personnes déjà menacées d’épuisement et, parallèlement, prévenir l’apparition d’autres cas.

Le « burn-out » désigne le « syndrome d’épuisement professionnel » qui est un « syndrome » et pas une « maladie constituée », comme la dépression et l’anxiété.
Le « syndrome » est un ensemble de signes cliniques (ou « symptômes ») qui apparaissent au même moment. Contrairement à la « maladie », qui désigne une entité particulière renvoyant à des causes, une association de symptômes et des traitements thérapeutiques.
Le « stress au travail » ou « stress professionnel » survient lorsqu’il y a déséquilibre entre, d’une part, la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement, et d’autre part, la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face.
A quoi correspond un burn-out ?
Le « burn-out », ou « syndrome d’épuisement professionnel », est un état mal défini au sens médical et psychiatrique du terme (par rapport à une maladie), mais qui combine une fatigue profonde, un désinvestissement vis-à-vis de l'activité professionnelle et un sentiment d'échec, voire d'incompétence, dans son travail.
Le syndrome d'épuisement professionnel est considéré comme le résultat d'un « stress professionnel chronique » qui peut être lié à une surcharge de travail, à un rythme trop élevé des tâches à effectuer, à des horaires longs sans maitrise réelle de son agenda, à des relations déséquilibrées, injustes, voire des conflits.
Ce stress au travail survient sur des personnalités très investies, mais surtout très dépendantes émotionnellement de leur travail. La personne qui ne parvient pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, voit son énergie, sa motivation et son estime de soi progressivement décliner.
L’épuisement professionnel se développe ainsi progressivement chez certaines personnes exposées à des difficultés au travail et qui tendent à travailler toujours davantage pour essayer de retrouver satisfaction et confiance en elles. Si les conditions de travail restent difficiles, un cercle vicieux s’installe jusqu’à l’épuisement émotionnel durable, le « burn-out ».

Dans les cas les plus extrêmes, le travailleur peut se trouver dans un état physique et psychique tel qu’il ne peut pas poursuivre son activité professionnelle, ce qui peut être vécu comme une rupture, un écroulement brutal, alors que des signes avant-coureurs pouvaient le laisser présager.

Des problèmes familiaux simultanés et des conflits personnels inconscients aggravent cette prédisposition, ainsi que la solitude affective. En revanche, le « burn-out » semble affecter hommes et femmes en proportions égales, même si les données sont insuffisantes.

http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2016/02/26-fev-2016-RAPPORT-ACADEMIE-Burn-out-V3.pdf

Aujourd’hui, il est urgent d’obtenir la reconnaissance en tant que maladie professionnelle, les recommandations émises par l’HAS n’etant pas respectées, il est extrêmement difficile, compliqué pour une personne victime de tout mettre en œuvre pour être reconnue. Il y a un fossé énorme entre ce qui est dit, ce qui est recommandé et ce qui est fait !

Non seulement la personne victime est en souffrance mais, souvent, elle finit par être envoyée vers la porte de sortie, surtout avec les nouvelles ordonnances en vigueur de la loi El Khomri...

Unissons-nous, agissons pour faire comprendre à ce gouvernement, à tous ces politiciens, que nul n’est à l’abri...sauf que nous, nous sommes ou serons seul(e)s face à cette situation...

Et après, on se posera la question du suicide ? Mais quand rien n’est fait pour nous venir en aide, qu’avons-nous comme avenir ?

Lorsqu’on se fait malmener par des médecins qui sont persuadés que nous sommes des fainéants en train de simuler, qu’avons-nous comme avenir ?

Avant d’en arriver à un point de non retour, j’ai pensé que je devais au moins essayer d’agir...

 

 

 

 

 



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