Justice pour Fluker, baleine vivante, mais déchiquetée !

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catherine CHENEVAL
catherine CHENEVAL a signé la pétition

Madame la Ministre,

Lors d’une sortie d’exploration des cétacés en Mer Méditerranée en octobre 2019 à bord du bateau « Santo Sospir » de l’association Sos Grand Bleu St. Jean Cap Ferrat un rorqual commun a été observé au large de Cannes avec la nageoire Caudal déchiquetée.
Les chances de survie avec une telle amputation sont minces.

Ce signalement du 5 octobre fait écho à celui du 14 septembre fait par un pêcheur dans la même zone. Pour l’heure, les causes de ces lésions ne sont pas précisément connues mais d’après les blessures observées il s’agirait du résultat d’une collision.

Cette année, le jeudi 25 Juin ce rorqual est de nouveau sur nos cotes, dans un état cadaverique et tous les scientifiques s'accordent à dire que "Fluker" va mourir aprés 15 ans de lutte aprés sa premiere collision. Dans cet etat physique il est impossible pour lui de sonder et de plonger pour se nourrir.

Chaque année, une quarantaine de grands cétacés décèderaient des suites d’une collision avec un navire en Méditerranée.

Ce rorqual a été observé au cœur du Sanctuaire Pélagos, ce sanctuaire qui voit chaque jour passer des bateaux de transports de passagers ou de marchandises (ferry, cargo, tanker, porte-conteneurs, etc.), dont la taille dépasse souvent les 100 mètres, et qui naviguent entre 14 et plus de 40 nœuds. Ils suivent une route précise, parfois invariable tout au long de l'année, alors que le nombre de rotation peut varier : il augmente notablement durant les mois d'été pour les transports de passagers entre les îles de Méditerranée (Corse, Sardaigne) et le continent.

Avec un trafic maritime annuel estimé annuellement à 220 000 navires marchands, la navigation commerciale est particulièrement intense en Méditerranée occidentale. Le Sanctuaire Pelagos et ses frontières n'y échappe donc pas, avec 2 des 8 « nœuds de concentration du trafic maritime » (Gênes et Marseille) identifiés dans tout le bassin et une trentaine de liaisons par jour assurées par au moins 8 compagnies de transport de passagers entre le continent, la Corse et la Sardaigne.

Vous n’êtes Bien entendu pas sans savoir qu’il existe un système efficace « REPCET » permettant aux navires équipés de s'informer en temps réel de la présence de cétacés dans une zone à risque.

Malgré le faible coût en comparaison des frais des compagnies maritimes, le montant de l'abonnement REPCET reste le principal argument avancé par les compagnies qui ne souhaitent pas s'équiper. Une minorité des bateaux faisant route en Méditerranée aujourd’hui en sont équipés.

En effet, La plus grande hérésie qui soit vient de la loi biodiversité de 2016 qui oblige l’installation du système REPCET pour tous les navires commerciaux de plus de 24 mètres battant pavillon français.

En 2019, 36 navires sont équipés du système REPCET, ce qui correspond à 0,04% du trafic maritime.

C’est presque un déni de se dire qu’on l’oblige au Pavillon Français quand on sait que personne (ou presque) ne bat Pavillon Français non ?

Pour les autres navires l'équipement  dépend uniquement de la volonté de ses dirigeants de s'engager dans cette démarche environnementale.

Le montant de l'abonnement varie de 300 à 350 euros par mois et par navire. Ces coûts ne servant qu’a couvrir les frais de fonctionnement du système. A titre de comparaison, les frais d'entretien d'un ferry s'élèvent à 50 000 euros par jour.

En plus de cet aspect écologique, les collisions posent un problème de sécurité dans le cas des navires rapides. Un choc avec une baleine à 30 ou 40 nœuds peut causer l'ouverture de brèches sur les coques des navires, et une voie d'eau est alors possible. C'est ce qui s'est passé à plusieurs reprises sur les routes de liaisons avec les îles ces dernières années. Sans compter les problèmes sanitaires, de respect d'horaires, de coûts de réparation et d'image auxquels la compagnie maritime concernée doit faire face en cas de collision.

Madame la Ministre , ne serait t’il pas possible, dans un premier temps, d’imaginer de légiférer pour que 100% des bateaux passant au sein des routes maritimes du sanctuaire Pélagos soit obligatoirement équipées d’un système de localisation des cétacés ?

Dans l’idéal vous devriez légiférer pour qu'aucun navire de commerce ne passe dans le sanctuaire des Pelagos, ce passage est antinomique d'un endroit destiné à préserver la tranquillité des animaux marins.

Je vous prie d'agréer, Madame la ministre, l'expression de ma très haute considération.

Association Stand Up For The Planet.