Lettre ouverte de l'union syndicale CGT de l'AP-HP à Mr Véran et Mr Hirsch !!!

Lettre ouverte de l'union syndicale CGT de l'AP-HP à Mr Véran et Mr Hirsch !!!

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Paul BÉNARD a lancé cette pétition adressée à ministre de la santé

Lettre ouverte des personnels de l’APHP

à l’attention du Ministre de la Santé, monsieur VERAN et au Directeur Général de l’APHP, Martin HIRSCH.

 

Témoignage d’une collègue aide-soignante « Je suis un numéro à l’APHP et on va travailler jusqu’au bout car on n’a pas le choix. Nous savons que certains d’entre nous allons finir dans un lit de réa. Une collègue de 62 ans, très fatiguée, travaille au COVID +. La médecine du travail l’a mise apte à travailler. J’espère qu’elle pourra profiter de sa retraite après 40 années de travail à l’APHP. Comme disent les cadres et la Direction : il y aura beaucoup de pertes au niveau des patients et beaucoup de casse chez les agents de toutes catégories ! ».

Déjà près de 1500 de nos collègues de l’APHP sont contaminés ! Tous les jours, la liste se rallonge. Qu’attendez-vous pour nous donner les moyens de nous protéger et de protéger nos patients ? Que la moitié des personnels de l’APHP soit atteinte ?

Mercredi 25 mars, M. HIRSCH a lancé un « appel à l’aide » sur France Info, demandant, entre autres, une « reconnaissance » pour l’effort « surhumain » des personnels face au coronavirus.

Dans sa conférence de presse du 29 mars M. VERAN affirmait que le gouvernement « avait mis en place des dispositions inédites pour préparer les hôpitaux à faire face à l’épidémie ». Il annonçait aussi la commande de millions de masques à la Chine et une augmentation des dépistages… pour fin avril !!!

Tous ces mensonges et ces larmes de crocodiles ne sont plus supportables.

En 2018-2019, 1184 postes ont été supprimés à l’APHP et 5000 sont prévus jusqu’en 2024 !. Et M. HIRSCH se plaint aujourd’hui que nous allons « manquer de bras » pour faire face à cette épidémie ?! Il peut dès à présent stagiairiser les milliers de CDD précaires de l’APHP.

Sur la même période, ce-sont 1000 lits de l’APHP qui ont été fermés pour développer le tout ambulatoire, dont deux hôpitaux gériatriques rayés de la carte : La Rochefoucauld en 2019 et Chardon Lagache en janvier 2020. Le gouvernement a ignoré, méprisé, les revendications des services d’urgences et de tous les hospitaliers depuis plus d’un an.

Nos salaires de misère sont gelés depuis 10 ans. M. HIRSCH semble oublier qu’il a supprimé des jours de repos aux « héros en blouses blanches » de l’APHP en 2018 lors de la réforme de l’OTT (arrêté du 1er avril 2016 du temps de travail à l’APHP). Et parle de reconnaissance… après la crise ?!

 

Nous manquons de masques, de tests de dépistage, le matériel et les médicaments commencent à nous faire défaut (des respirateurs de réanimation en passant par des seringues et pompes électriques jusqu’aux housses pour les défunts !).

La politique qui consiste à ne pas nous donner les moyens de soigner nos patients est criminelle. Elle nous met tous en danger !

C’est criminel d’envoyer nos collègues sans masque FFP2 pour prendre en charge des patients Covid+, comme de ne pas fournir un masque à tous les personnels hospitaliers. Toujours aucune mesure de réquisition des moyens de productions pour produire en France les dizaines millions de masques dont nous avons tant besoin chaque jour. Le pont aérien, quoi qu’il en coûte, n’y changera rien.

 

C’est inacceptable de ne pas dépister systématiquement les patients symptomatiques, de ne pas dépister tous les personnels qui prennent en charge des patients contaminés sans aucune protection ! Il faut dépister, dès maintenant, tous les agents de l’APHP toutes catégories professionnelles confondues. L’Allemagne a annoncé dépister 500 000 personnes par semaine, alors qu’en France le gouvernement a choisi le confinement sans dépistage systématique.

Ce que vous demandez aux équipes est inhumain. Par votre faute, nous nous retrouvons dos au mur à devoir choisir quel patient peut être admis en réanimation pour avoir une chance d’être sauvé et ceux que l’on abandonne en soins palliatifs en mode dégradé pour ne pas dire sous protocole d’euthanasie.

Nous ne demandons pas des paroles ou des mails de remerciement, mais des actes et une reconnaissance concrète. Assez de com ! Ce n’est pas d’un « plan après la crise » dont nos patients ont besoin. Donnez-nous les milliards nécessaires et les moyens de les sauver maintenant !

Vous devez nous écouter parce que nous sommes en première ligne et répondre à nos revendications tout de suite !

L’USAP-CGT

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !