Des moyens pour les étudiants !

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Depuis des années, on peut constater que l’État français fait de moins en moins d'efforts financiers pour ses étudiants, qui représentent pourtant sa richesse et son avenir. De manière très directe et concrète, des milliers d'entre eux subissent les lourdes conséquences de la politique concernant les bourses d'enseignement supérieur sur critères sociaux, à destination des étudiants des classes moyennes et modestes.
En effet ces bourses sont calculées, en cette année 2017-2018, selon les mêmes plafonds de ressources que ceux fixés en 2011. Autrement dit, les seuils du revenu brut global des parents servant à calculer les bourses n'ont pas été réévalués depuis 2011. Depuis 2011, l'inflation cumulée a atteint plus de 7%, le SMIC - et c'est une bonne chose - a évolué de 9,5%, et pourtant les barèmes d'attribution des bourses n'ont pas été revus d'un euro !

Dans le même temps, les allocations logement ont baissé de 5 € pour tous (alors même que les étudiants issus de familles très fortunées y ont à nouveau droit) et le coût de la vie étudiante a augmenté en flèche, en particulier le transport et le logement (plus de 2% pour la seule année 2017, comme le pointe l'article du Monde).

Année après année, les plafonds de ressources sont fixés discrètement par arrêté en juillet-août par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et année après année, ces plafonds restent inchangés, condamnant les étudiants modestes à une toujours plus grande précarité.

Prenons l'exemple d'une famille de 2 parents salariés au SMIC ayant à charge 2 enfants étudiants.
Revenu brut global en 2009 (pour le calcul des bourses 2011) : 22517 €
Revenu brut global en 2016 (pour le calcul des bourses 2018) : 24658 €
Application du barème pour 4 points de charge :
- en 2011 (plafonds de 2011), bourse de 3e échelon pour chaque enfant, soit 3218 € par an actuellement
- en 2018 (plafonds de 2017), bourse de 2e échelon pour chaque enfant, soit 2513 € par an (cf tableau du montant des bourses).
La différence entre ces deux échelons représente environ 700 € par an, soit 70 € par mois sur 10 mois. 70 € par mois peuvent paraître dérisoires, mais pour un étudiant cela représente :
- presque la moitié du loyer d'une chambre la moins chère en Cité Universitaire du CROUS (loyer mensuel de 170 € environ)
- ou presque un repas par jour au Restaurant Universitaire (3,25 € le repas)
- ou les frais de transport intra-muros (environ 30 €) et des frais annexes liés aux études.
Ainsi, avec des charges et un niveau de vie équivalents entre 2011 et 2018 et compte tenu de l'inflation, bon nombre de familles ont vu leurs enfants étudiants perdre le statut de boursier ou régresser d'un échelon.

Outre les plafonds de ressources, les montants des bourses ont également été gelés après quelques revalorisations, à savoir 3,9 % en moyenne sur toute la période 2011 à 2017-18, soit 3% de moins que l'inflation, et beaucoup moins que le coût de la vie. Cette aggravation de la pauvreté des étudiants les oblige, de plus en plus nombreux, à prendre un emploi supplémentaire au détriment de leurs études, ce qui leur ferme également les voies les plus exigeantes ou à fort volume horaire (CPGE, PACES, BTS, DUT...) incompatibles avec un emploi à côté.

Permettre à tous les jeunes d'étudier dans de bonnes conditions est un devoir de l’État français. C'est pourquoi nous, étudiants, lycéens, parents, citoyens, demandons un rattrapage de l'inflation pour les bourses de l'enseignement supérieur : l'augmentation de 7% des plafonds de ressources, et l'augmentation de 3% des montants des bourses à la rentrée 2018.



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