Abrogation de la réforme Blanquer voie Professionnelle

Abrogation de la réforme Blanquer voie Professionnelle

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Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !

 Citoyennes, Citoyens Français,

À chaque nouveau gouvernement, le ministre de l'Éducation Nationale nommé se sent obligé de mettre en place sa propre réforme, prétendant que l'École française va mal.

Oui, elle va mal, enterrée sous un mille-feuilles de réformes s'épaississant depuis plus de 40 ans. Et à chaque fois, les premiers concernés se sentent seuls et pris au piège. Il s'agit des élèves, des professeurs, des personnels administratifs et de vie scolaire, isolés  par une opacité volontaire quant aux choix d'une réforme qui concerne en fait tout un pays, tout un État et dont on ne vous dit que peu de choses.

Pris au piège parce que du haut de leur ministère, nos dirigeants imposent leurs réformes sans concertation réelle et sincère avec les acteurs concernés. Et ce, sans tenir compte des nombreux écueils que nous ne manquons pas de leur faire remonter.

Sommes-nous vraiment en Démocratie ? Où est le pouvoir du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple ?

C'est pourquoi, j'appelle l'ensemble de l'État français, Vous, salariés ou chômeurs, actifs ou retraités, élèves, parents, enseignants, surveillants, chefs d'établissement, syndiqués, non-syndiqués, quel que soit votre parti ou la couleur de votre gilet, français de toutes origines, de toutes confessions, de toutes professions, solidaires dans le seul objectif de protéger notre Démocratie, quitte à entrer en résistance contre un gouvernement dont les décisions vont à l'encontre même des intérêts de notre pays, à s'unir une fois encore et à dire « Non ! Nous refusons d'accepter et que soit appliquée une réforme contraire à nos intérêts ! ».

Cette nouvelle réforme témoigne de l'inadéquation totale entre des objectifs extravagants et les moyens alloués pour les atteindre. Le courrier ci-dessous destiné à Monsieur BLANQUER ainsi que des articles explicites vous permettront de vous faire une idée très précise des enjeux avant de choisir de signer cette pétition.

Chères Citoyennes, Chers Citoyens, nous ne sommes pas et ne devons pas être au service d'un potentat jupitérien, de ses ministres et députés, et de leurs intérêts, l'essence même de la Démocratie étant tout le contraire.

Du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple !

En signant cette pétition, demandons ensemble l’abrogation de cette réforme.

SOURCES :
https://www.monde-diplomatique.fr/2018/03/DUMAY/58438
http://www.cgt-educaction29.org/Reforme-de-la-Voie-Pro-c-est-ca-viser-l-excellence?id_document=127

LETTRE AU MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE :

Monsieur le Ministre,

Nous ne sommes pas un groupe composé exclusivement d’enseignants ou de parents d’élèves, de lycéens, de personnels d’établissement, de syndiqués ou de non-syndiqués, de travailleurs, chômeurs, chercheurs d’emplois, retraités ; nous ne répondons à l’appel d’aucun parti ou syndicat. Nous sommes des Citoyens Français, nous faisons partie de cet État que vous et Monsieur MACRON êtes censés représenter, comme chaque élu, chaque ministre. Nous sommes motivés non pas par un « patrie-autisme » aveugle et sourd à la raison, mais au contraire par la protection raisonnée de notre Démocratie, de notre République, de notre Pays et de son avenir.

Après lecture de votre projet de réforme de la voie professionnelle, nous prenons nos responsabilités de Citoyen pour vous dire que nous refusons cette réforme et son application prochaine.

En première instance, nous n’avons pas été consultés, ce qui est grave du simple fait que l’État français, l’ensemble de ses Citoyens, est votre employeur et que vous ne pouvez agir comme bon vous semble sans en référer justement à ceux qui vous emploient. Cet état de fait à lui seul, après des décennies où le peuple français s’est régulièrement senti trahi et écarté des décisions importantes prises par ses élus et ses gouvernements successifs qui décidèrent, coupèrent et tranchèrent unilatéralement, suffit à manifester notre indignation.

En second lieu, les éléments que vous avez fournis quant à cette énième réforme ne peuvent être qu’invalidés tant ils desservent la voie professionnelle, l’ensemble de ses acteurs (élèves, professeurs, personnels …), jusqu’à l’avenir même du pays.

Vous dites vouloir viser l’excellence. Mais comment y croire avec les coupes sombres dans les moyens horaires ? Sur 3 ans, moins 60 heures en enseignement professionnel, moins 276 heures en général (soit 20%).

A qui ferez-vous croire que c’est ainsi que l’enseignement professionnel, déjà parent pauvre de l’Éducation Nationale, trouvera ses lettres de noblesse ? Vos prédécesseurs ont déjà tenté (sans grand succès) de nous faire croire que le passage du module BEP 2 ans + Brevet Professionnel 2 ans en Bac professionnel 3 ans, non seulement ne verrait pas une baisse du niveau du diplôme mais qu’au contraire, il serait valorisé, voire revalorisé. Avec 1 an d’enseignement en moins ? Belle galéjade ! En physique quantique peut-être que 2 + 2 = 3. 

Ces heures d’enseignement en partie transformées en moments de co-intervention ne concerneront que les enseignants du professionnel, de maths-sciences et de lettres-histoire au détriment des autres disciplines ainsi que des heures projets pluridisciplinaires qui disparaissent.

Vous voulez imposer que les élèves de terminal réalisent « un chef d’œuvre », en fonction de leur spécialité. Savez-vous qu’outre la colère face à cette fumisterie, vous déclenchez d’incroyables fous rires ?

Mais les fous rires s’arrêtent avec la suppression des Bac pro GA sous le fallacieux prétexte du manque d’insertion en niveau IV. Pour être bref, vous accusez la filière de ne plus être porteuse après avoir subi des dégradations successives, qui trouvent leurs apothéoses avec la mort du Bac pro comptabilité et le passage au Bac pro 3 ans. Et pour faire bonne mesure, vous achevez la tâche de vos prédécesseurs. Comme le dit un dicton populaire, « Quand on veut abattre son chien … »

Vous comptez ensuite imposer l’implantation des unités de formation des apprentis au sein des lycées professionnels. Nous rejetons ce mariage contre nature car rien ne sortira de bon de la mise en concurrence de ces deux voies de formation. Outre le casse-tête invraisemblable pour faire fonctionner une telle structure (temps de cours différents, périodes en situation professionnelle différentes, attendus pédagogiques différents), c’est la fin programmée de la voie professionnelle qui s’amorce pour ne laisser la place qu’à l’apprentissage comme au XIXe siècle. Pourquoi votre gouvernement (ou les suivants) garderait-il dans le giron de l’État et de l’Éducation Nationale un mutant à deux têtes malade et incapable de remplir ses doubles fonctions ? Surtout que le tout-apprentissage est tellement plébiscité par le Medef.

Voyez-vous, Monsieur le Ministre, les Français, ce peuple que vous pensez devoir éduquer, apprend et retient ses leçons. Et de ce mille-feuilles de réformes qu’est l’Éducation Nationale, nous avons beaucoup appris.

Non, Monsieur le Ministre, nous ne vous laisserons pas brader notre système éducatif. Ce n’est pas en courbant l’échine que nous pourrons œuvrer pour la grandeur de notre République. Nous refusons de collaborer à la construction d’un pays rendu servile et docile par le manque d’éducation. Nous refusons que le bien public disparaisse au profit de biens privés.

Puisqu’un pays ne peut être grand que si l’ensemble de ses Citoyens est  grand, nous vous sommons de renoncer à cette réforme invraisemblable et extravagante que nous n’appliquerons pas car elle est inapplicable. Que savez-vous de la voie professionnelle, de ses enjeux et difficultés, vous pour qui la simple conjugaison du verbe courir au passé simple reste un mystère ?

Chaque Citoyen a des devoirs et des droits, vous y compris. Le plus important étant la protection de la Démocratie et de la République contre ses ennemis de l’extérieur comme ceux de l’intérieur.

Nous dénonçons donc votre réforme comme ennemie de l’État.

Avant de vouloir réformer, si vous vous revendiquez réellement d’un système démocratique, demandez l’avis des intéressés, l’État, et écoutez-le !

Nous ne sommes pas à votre service, ni à celui d’un président qui se veut jupitérien. N’oubliez pas, c’est le contraire !

Du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple.

 

 

 

 

 

 

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