Aides aux centres équestres !

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POUR QUE LES DONS DES PARTICULIERS SOIENT DÉDUCTIBLES 

Objet : Soumission d’un projet d’ordonnance au soutien des entreprises liées aux activités équestres, particulièrement touchées par les conséquences économiques de la propagation de l’épidémie de covid-19

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous écrire afin de vous faire part de l’état d’urgence économique que rencontrent les entreprises liées à l’activité équestre en raison de la crise sanitaire que nous connaissons actuellement.
En effet, le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19 nous contraint à fermer les portes de nos centres équestres pour une durée indéterminée.
Ces mesures essentielles pour ralentir la progression de l’épidémie ont un impact économique parfois dramatique pour les structures équestres confrontées à des charges financières incompressibles.
Pour votre parfaite information, la France compte près de 9400 établissements équestres, ce qui représente un marché de plus de 66 000 emplois dont 28 000 salariés, apprentis et stagiaires.
La filière équestre, quatrième fédération sportive en nombre de licenciés joue un rôle économique et social considérable dans notre pays.
Le chiffre d’affaire des centres équestres se compose en grande majorité de leur activité d’enseignement : dispensation de cours, de stage, d’entrainement pour la compétition, équitation scolaire, equitation adaptée.
Ces structures vivent également de leur activité commerciale composée en grande partie par du tourisme équestre (location de gîtes, encadrement de randonnées etc…)
Enfin, ces entreprises ont un réel rôle de réinsertion sociale en ce qu’elles permettent l’accès au sport et au contact de l’animal à des personnes en grande difficulté sociale et/ou en situation de handicap.
L’ensemble de ces activités sont actuellement à l’arrêt, ce qui constitue un manque à gagner conséquent pour ces entreprises.
Les établissements équestres subissent de plein fouet cette guerre sanitaire, qui se décline désormais en guerre économique.
En effet, ces petites structures, pour la plupart propriétaires de leur cavalerie, travaillent avec des êtres vivants doués de sensibilité qui ont des besoins vitaux et physiologiques importants et coûteux.
Les frais de fonctionnement colossaux demeurent identiques, malgré l’arrêt économique de la filière.
Le chiffre d’affaire annuel de ces structures qui se compose principalement de l’activité générée au printemps est quasiment nul.
Les charges de nourriture, elles, demeurent inchangées, et la trésorerie actuelle de ces entreprises ne permet plus de faire face aux conséquences de la crise sanitaire.
Au-delà du drame économique inévitable pour ces structures, la cause animale pourrait également pâtir de cette malheureuse situation (abandon, malnutrition, maltraitance.). 
Comme rappelé à plusieurs reprises par le Gouvernement, les petites structures ne peuvent se relever que grâce à l’effort de solidarité nationale.
Malgré les mesures économiques inédites annoncées par l’exécutif, nous craignons que certaines structures à l’agonie ne puissent se redresser.
Ainsi, au regard de ce qu’il précède, je me permets de vous soumettre un projet d’ordonnance qui viserait à déduire du revenu imposable des particuliers les dons faits au profit des centres équestres en difficulté.
Afin d’inciter cet élan de générosité, nous vous proposons de calquer cette proposition sur le modèle déjà en vigueur relatif aux dons aux associations.
Une telle mesure permettrait à terme d’éviter la cessation de paiement de nombre de structures, et ainsi d’éviter les licenciements pour motifs économiques qui en découleraient.
Dans l’espoir d’être lu et entendu,
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma requête et vous prie d’agréer l’expression de mes sincères salutations.

                            Graziella Boucan
                   Gérante de centre équestre

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