Petitioning Madame la ministre de la Culture and 1 other

METTRE FIN ET RÉPARER LE PLUS IMPORTANT SCANDALE ARCHÉOLOGIQUE DU XXIe SIÈCLE EN FRANCE.

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Site Web (English & French) : https://www.ucetia.org

Contact : info@ucetia.org 

- Tous les éléments figurant ci-dessous sont soit prouvables, soit déjà prouvés dans les mises à jour.

- Que soit excusé le ton quelque peu véhément, lequel est la contrepartie de l'incroyable attitude des services archéologiques à Uzès, en Occitanie, en qui chacun faisait une confiance aveugle et absolue.

 

PÉTITION.

Destinataires :

Madame la Ministre de la Culture.

Monsieur le Procureur de la République de Nîmes.

 

Madame la Ministre, Monsieur le Procureur, 

Nous demandons aux autorités compétentes de mettre fin de façon la plus ferme et la plus exemplaire au plus important scandale archéologique qu’ai connu la France en ce début de siècle et de réparer le désastre occasionné.

Il y a là aussi l’occasion de prévenir de futures graves dérives de certains services d’archéologie préventive, pourtant chargés d’une importante mission de service public : manquement à la neutralité face aux intérêts privés, opacité totale sous couvert de «communication.»

En l’espèce, la collusion objective entre certains archéologues et des intérêts autres que ceux que la défense du patrimoine et de l’archéologie, pourrait conduire à un désastre culturel sans précédent dans la ville d’UZES sur le site archéologique de la cité romaine d’UCETIA.

Ces atteintes au patrimoine ont conduit à des tentions chez les habitants de l’antique cité, mais aussi à des réactions d’indignation dans toute la France ainsi qu’à l’international.

-      Un site archéologique exceptionnel a été découvert au nord du centre historique d’Uzès en 2013 au cours d’un diagnostic de routine (il y a 4 ans) et non en 2017, découverte passée sous silence.

Un grand pavé mosaïque exceptionnel a été mis au jour par l’Inrap dans son intégralité au cours de cette année 2013, puis recouvert de linceuls et de terre.

Le site sur 6000M2 a immédiatement été expertisé comme datant du début du 1er siècle avant notre ère.

 

-      L’Inrap a passé un appel d’offres pour la dépose des mosaïques avant le commencement des fouilles d’archéologie préventive (7 octobre 2016)

 

-      Ces fouilles ont été réalisées dans la plus grande discrétion afin d’empêcher un prévisible classement du site et la réaction immédiate du public.

 

-      La découverte de mosaïques exceptionnelles et la mise au jour du site gallo-romain d’UCETIA n’a été révélée à la presse que fin mars 2017 (écho immédiat), soit quelques jours avant la planification de visites du site par l’INRAP suivie 2 jours plus tard par la découpe des mosaïques à la disqueuse (dite dépose) par un sous-traitant de l’INRAP.

 

-      C’est donc une mise en scène médiatique qui a eu lieu 4 ans après la véritable mise au jour de cette mosaïque, suivie d’une « dépose » immédiate.

 

-      Ce délai a pris de cours l’opinion qui a pourtant immédiatement réagi pour un maintien in situ et le sauvetage du site archéologique qui est exceptionnel.

 

-      Malgré la contestation, L’Inrap a maintenu son agenda de concert avec l’aménageur.

 

-      Le responsable chargé du chantier de fouille préventive a lui-même pris fait et cause pour la dépose des mosaïques, technique dépassée. Position extrêmement curieuse pour un archéologue. « Pour voir ce qu’il y a en dessous »

 

-      Ces déposes ont été réalisées par un sous-traitant de l’INRAP et effectuées précipitamment dans des conditions extrêmement violentes pour des mosaïques fragiles et inestimables.

 

-      L’Inrap a même publié sur son site une (très belle) vidéo le 5 mai 2017, valorisant ses fouilles à Uzès et présentant les mosaïques alors qu’elles avaient été déjà arrachées 3 semaines auparavant. L’INRAP semble exceller en communication mais pas en information.

 

-      L’Inrap a organisé à Uzès une chose que l’on ne voit pas en archéologie : La gestion in situ de la terre retirée afin de recouvrir une par une les zones mis au jour, masquant l’étendue du caractère exceptionnel des découvertes.

Cette pratique n’est envisagée en archéologie que pour la protection des zones fouillées.

 

-     L’Inrap ne s’est pas contenté à Uzès de retirer précipitamment les éléments pouvant être conservés hors site…

L’Inrap a en effet DÉTRUIT en secret au tractopelle début 2017 environ 900 m2 d’un îlot d’habitation du 1er siècle avant notre ère, avec ses rues, fontaines, puits, canalisations, hypocauste, habitation de 500M2.

Cet ensemble était à situé 3m50 sous le niveau du sol, l’acte est donc injustifiable d’un strict point de vue archéologique.

 

-      L’Inrap a ensuite recouvert l’ensemble de terre.

Seul argument en défense du responsable des fouilles : « On a pas détruit Pompéi ! »

 

-      Lors des visites début avril, le responsable des fouilles a déclaré que l’on ne pouvait pas voir de visu la zone concernée car recouverte de terre.

 

-      Des experts en matière archéologique et du patrimoine se sont vu refuser l’accès au site depuis le commencement des fouilles.

 

-      L’Inrap a sciemment manqué à sa mission d’information du public en organisant des visites suite à l’insistance d’associations et de riverains.

« Nous fouillons c’est votre Histoire » (credo de l’Inrap)

 

-      il s’agit, par conséquent, d’une stratégie du fait accompli, répondant aux préoccupations de l’aménageur depuis 2013 lors de la découverte du site archéologique et de la grande mosaïque.

 

-      En opacifiant ces découvertes, l’Inrap à Uzès n’a ni mis les citoyens ni les décideurs en mesure d’avoir l’information adéquate pour décider ou non du classement du site et de la conservation de ses éléments IN SITU (Préfet, Ministère de la culture, UNESCO)

 

NOUS DEMANDONS :

-      Le gel immédiat des fouilles archéologiques à Uzès et le dessaisissement de l’Inrap.

 

-      La publication intégrale sur internet des 191 pages du rapport de diagnostic effectué en 2013 et conservé par l’Inrap en accès restreint.(RD) 30.UZE.ray.14

 

-      La saisie de l’intégralité des relevés effectués et des artefacts prélevés entre le 10 octobre 2016 jusqu’à ce jour, sous le nom d’ « opération Uzang02 » et de diagnostic (Uzang01).

Leur placement sous contrôle direct du Ministère de la Culture et leur publication exhaustive sur internet.

La situation sera donc transparente pour l’opinion publique ainsi que pour les décideurs habilités à mettre fin au projet d’aménagement sur le site archéologique d’Ucetia.

 

-      L’ouverture d’une information judiciaire notamment aux fins :

D’établir la réalité ou non de la destruction volontaire et secrète de vestiges archéologiques ainsi que leur enfouissement sans motif archéologique (zone 2/4 sur 900M2) et cela dans le seul intérêt de l’aménageur.

Cette infraction étant impitoyablement réprimée pour tout citoyen, même agissant involontairement, elle l’est à plus forte raison pour des individus se disant archéologues.

De rechercher tout élément de collusion entre archéologie et intérêts privés à Uzès et leur contrepartie.

La saisie du rapport final d’opération de 2013 (30.UZE.ray.14) conservé par l’Inrap en accès restreint ainsi que des bases de données Uzang01 (diagnostic archéologique) et Uzang02 (fouille préventive).

La recherche d’instructions données par des tiers aux archéologues opérant à Uzès pour maintenir ou pour précipiter la dépose des mosaïques début avril 2017.

 

-      L’interdiction de toute construction sur le chantier de fouille et le gel du projet d’aménagement.

 

-      Le transfert du projet d’aménagement (dortoirs et cantine pour un coût à la collectivité de plus de 33 millions d’euros) en dehors de ce périmètre de 6000M2.

 

-      Pour le futur : l’aménagement de ces 4000-6000 M2 en site archéologique à l’instar de Glanum à 40 km (100 000 visiteurs/an).

 

-      La conservation et la mise en valeur des nombreux artefacts découverts au sein du bâtiment classé sur ce site, prenant le statut de Musée.

 

-      La réinstallation des mosaïques à l’emplacement exact où elles ont été prélevées et qu’elles n’auraient jamais dû quitter.

 

-      La mise en valeur des 5 axes de circulation romains pavés et datant du 1er siècle avant notre ère. La mise en valeur in situ des nombreux éléments architecturaux (puits, fontaines, habitations, hypocauste).

 

-      La réinstallation des mosaïques à leur emplacement d’origine par les meilleurs spécialistes internationaux. Voir projet Mosaïkon du Getty Conservation Institute.

 

-      Défaire les contrats de sous-traitance de l’INRAP pour la restauration de ces mosaïques. Il ne s’agit pas de mosaïques art déco… autrement le résultat sera terrifiant.

 

En conclusion :

 

- Faire D’UZES la romaine, voisine du Pont du Gard, proche de Nîmes et d’Arles, un haut lieu de la romanité, valorisant davantage la région en termes d’image, de ressources, d’emploi et de tourisme.

Le déplacement du projet de réfectoire/dortoir (à 33.554.551 millions d’euros d’argent public) qui demeure légitime sur le principe, pas sur l’emplacement.

- Sanctionner de façon exemplaire les manquements à l’éthique archéologique ayant eu lieu à Uzès. Apaiser le mécontentement général et donner, si ce cas n’était pas isolé, l’opportunité de réformer favorablement l’archéologie en France

 

This petition will be delivered to:
  • Madame la ministre de la Culture
  • Monsieur Le Procureur de la République de Nîmes


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