Inscrire le film "sexe sans consentement" au programme des lycéens et lycéennes

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Le documentaire de Delphine Dhilly et Blandine Grosjean, « Sexe sans consentement », diffusé sur France 2 (et visible en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=8Lqye0w4MH8&lc=z22ifpnqiw3vsl0ra04t1aokg321z312gbvdejqu4gpprk0h00410.1521065954811350 ), pose la question du consentement sexuel et de la « zone grise » qui l'entoure. Il donne la parole à ces femmes qui ont cédé, mais pas consenti à avoir un rapport sexuel, et nous rappelle – ou révèle - à tous et à toutes que la violence sexuelle ordinaire existe bel et bien dans nos sociétés, ordinaire dans le sens où elle est banalisée, intériorisée, minimisée... Oui des femmes sont violées sans même réussir à comprendre sur le moment qu'il s'agit d'un viol ou sans réussir à protester. Oui des hommes violent des femmes et ne sont pas conscients de la gravité de se qu'ils sont en train de faire, ou ne considèrent pas que ça soit si grave... Les témoignages, les chiffres (que ça soit dans ce documentaire, dans des enquêtes sociologiques, des études et autres) nous en font la preuve depuis un moment. Il faut que cela cesse et que le consentement soit appris aux jeunes dans les écoles, collèges, lycées de France. Il faut apprendre aux garçons que « non » ça veut dire « non », qu'il s'agisse d'un bisous dans la cours d'école, de câlins au collège, et d'une partie de jambes en l'air au lycée. Il faut vraiment apprendre aux filles que leur corps ne peut pas être touché sans leur accord, qu'elles ont le droit de dire non à tout moment et que personne n'a le droit d'aller contre cette décision. Que ça n'est pas normal.
La loi prévoit 3h d'enseignement à la vie sexuelle et affective par an, durant toutes les années de scolarité (Article L312-16 du Code de l’Éducation). Afin d'améliorer la compréhension du consentement des jeunes générations, il me semble qu'il serait pertinent d'inscrire au programme des lycéen.ne.s (terminal?) le documentaire « sexe sans consentement ». Le film est tout à fait adapté à un tel public : il est clair, présente des chiffres et des témoignages et s'inscrit dans la réalité des jeunes de cet âge. Il est probable qu'il intéresserait plus les élèves qu'un cours classique et que ses effets se traduiraient pas une réduction des violences, sur plus ou moins long terme. Il faut parler de consentement, d'intégrité physique, de respect dans les établissements, car les violences envers les femmes sont encore trop répandues et validées par la société. Le changement passera par l'éducation des jeunes générations. Et les institutions ont le devoir de tout mettre en œuvre pour agir en ce sens, de la manière la plus efficace possible.



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