Le scandale des plaques d’immatriculation moto.

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L'arrêté du 15 décembre 2016 a officialisé, tout en laissant un délai de 6 mois aux propriétaires de ces véhicules pour se mettre en conformité, un changement de taille de plaque d’immatriculation. Donc à compter du 1er juillet 2017, tous les véhicules à deux ou trois roues-motorisés et les quads devront être équipés d’une plaque de même dimension : 210x130 millimètres, plaque d’immatriculation dont les caractères sont identiques en taille et en espacement avec la précédente législation.

Cette décision est obligatoire pour tous les nouveaux véhicules mais le devient aussi pour les véhicules déjà en circulation !

Des questions se posent irrémédiablement toujours lorsque nous évoquons les motocyclettes,  tricycles et quadricycles motorisés….Comment  mieux protéger ces utilisateurs vulnérables ? A moins que ça ne soit, comment mieux verbaliser ces utilisateurs vulnérables.

Comme les autres, ces conducteurs sont soumis aux mêmes règles de circulations routières mais statistiquement, lors d’accidents, ils sont plus exposés, eux même et leurs passagers.

Fin 2012, ils représentaient presque 4 millions de véhicules en circulation ne représentant que 2% de la circulation en France (en réalisant 11 milliards de kilomètres quand même).Dans ces presque 4 millions de véhicules en circulation, moins de 50% sont des véhicules de plus de 125cm3, ce qui montre bien la tendance en cours, d’utiliser ce moyen de locomotion pour faciliter ces déplacements sur de courtes distances en zone de forte densité humaine. Environ 40 % des véhicules sont localisés dans les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), cette dernière rassemblant le plus grand nombre de véhicules par rapport à la population en âge de conduire.

« Globalement, dans le parc circulant actuel les véhicules ont en moyenne 7,6 ans. Cette moyenne varie en fonction de la cylindrée entre 4,2 ans pour les cyclos et 9 ans pour les plus de 125 cm3. Il faut toutefois retenir que près de 43% des deux-roues motorisés ont moins de 5 ans ».

En 2016, ce sont 514.076 (moto, scooter, tout terrain…) qui ont été immatriculés.

 Nous constatons donc que le parc de deux et trois roues motorisées est amené à se renouveler très régulièrement…très naturellement. Si ce moyen de transport véhicule toujours une philosophie de liberté, les pratiquants sont bien placés pour connaitre aussi sa dangerosité. Les motards n’ont pas attendu des décrets toujours plus liberticides pour se protéger et donc s’équiper  avec des matériels adaptés. En revanche, il parait sain, que nos élus veillent à ce que des produits censés  protéger leurs concitoyens, disposent d’un cahier des charges correspondant à la pratique de ce mode de déplacement, se limitant en terme de protection à un accoutrement vestimentaire adapté, le moins contraignant possible pour ne pas ajouter de l’accidentologie où elle ne doit pas exister.

Une plaque d’immatriculation de même dimension (210x130 millimètres)  dont les caractères sont identiques en taille et en espacement avec la précédente législation protège-t-elle mieux le motard des risques routiers ? Permet-elle une prise en charge par les secours plus rapide ? Non bien entendu !

Ce que recherchent les élus dans leur majorité, c’est encore et toujours réprimander, plutôt que de prévenir, la prévention ne rapportant rien alors que la répression…..

Pourtant prévenir, c’est éduquer, et éduquer c’est nous amener à nous respecter, sur et en dehors des axes routiers.  Ne plus stigmatiser pour se comprendre, pour tolérer des espaces propres à chacun si cela devient nécessaire,  ne plus entrer en concurrence systématique ; qui souhaiterait sa ville sans voies de circulation dédiées aux vélocipèdes ….

Dans un  communiqué de presse « à charge » fait par le département du contrôle automatisé (DCA) de la Délégation à la sécurité et à la circulation routière, il est mis en avant que les excès de vitesse des motocyclistes sont plus nombreux chez les jeunes et les quinquagénaires (Paris, le 25 mars 2016). Il y est même précisé que : « On observe toutefois un pic anormalement élevé dans la gravité des excès de vitesse à partir de 70 ans, correspondant à un nombre très faible d’infractions. Cette brusque augmentation s’explique par le fait que des personnes âgées, pour éviter une perte de points à leurs enfants ou petits-enfants, acceptent de se déclarer auteur de l’infraction constatée par le radar et de perdre des points à leur place… ceci, en toute illégalité… ».…. Il faut bien justifier la nécessité d’étendre à l’infinie les contrôles de vitesse par  tous les moyens possibles, de faire rentrer dans les caisses de l’état une dîme aussi injuste que juteuse.

Sans opposer le monde des utilisateurs des deux roues motorisées à celui de l’automobile, nous ne pouvons pas ignorer que ce dernier représente en 2016  une croissance de son parc de + 0,6 % composé de 32 millions de voitures particulières, de, 6,03 millions de véhicules utilitaires légers et de 622 000 véhicules utilitaires (véhicules industriels + car + bus) l’âge moyen d’une voiture particulière atteignant 8,8 ans. Le parc automobile se renouvelle donc moins rapidement que celui du deux roues.

Doit-on demander aux propriétaires d’automobiles non neuves, de façon rétroactive (presque 37 millions de véhicules), de se rendre chez leur garagiste ou accessoiriste pour faire changer des plaques d’immatriculation dont les caractères sont identiques en taille et en espacement avec la précédente législation,  pour être exclusivement mieux identifiées par les radars automatisés circulants ou non ?!

De là à penser, que certaines sociétés y voient un enrichissement à moindre efforts…nous ne franchirons pas le RUBICON.

Pour tout cela, nous demandons l’harmonisation des plaques d’immatriculation moto, seulement sur les nouveaux véhicules en circulation depuis le 1er juillet 2017

 

Sources : Rapport du commissariat général  au développement durable n° 400 Mars 2013, Article d’Alexis Ferrant du 12.03.2013, du 19.02.2015 et du 27.06.2017 sur le site « le repère des motards », site du comité des constructeurs automobiles actualisé au 1er Aout 2017, site interieur-gouv.fr (format réglementaire obligatoire au 1er juillet 2017), JORF n°0297 du 22 décembre 2016,  texte n° 98 Arrêté du 15 décembre 2016 pris pour l'application de l'article L. 121-6 du code de la route, Arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d’immatriculation des véhicules.



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