Sauver la démocratie et la paix sociale au Bénin : pour un nouveau souffle démocratique.

Sauver la démocratie et la paix sociale au Bénin : pour un nouveau souffle démocratique.

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Fatiou OUSMAN a lancé cette pétition adressée à Président de la République du Bénin

Monsieur Patrice TALON
Président de la République du Bénin

Le 6 mars 2019, vous adressant à la classe politique, lors d’une intervention retransmise à la télévision et suivie par des millions de béninois, vous avez manifesté votre déception de voir que l’opposition politique était exclue de la prochaine élection législative du 28 avril 2019.

Vous avez affirmé vouloir une élection inclusive, qui verrait se confronter les forces politiques béninoises, qu’elles vous soient opposées ou qu’elles vous soient acquises.

Vos mots et vos engagements ont été pris devant la Nation toute entière.

Vous avez alors confié à M. Adrien HOUNGBEDJ, Président de l’Assemblée Nationale, la mission de rassembler la classe politique pour trouver la solution consensuelle de sortie de cette crise électorale.

Plus de trois semaines après, force est de constater, au vu des derniers échanges parlementaires et du rejet des propositions de sorties de crise (ce qui entraîne un statu quo dangereux et anxiogène), que les efforts et consultations du Président Adrien HOUNGBEDJI sont un échec.

La situation sociopolitique de notre BÉNIN, votre pays, est devenue préoccupante. Les populations sont inquiètes et vivent sous une tension quotidienne palpable.

La récente visite de délégations de la CEDEAO et de l’ONU, chose inédite au Bénin dans un contexte préélectoral, est le signe de ce que notre pays est désormais placé dans la catégorie des zones à risque.

Ce contexte interpelle tous les Béninois, où qu’ils soient et sans considération politique.

C’est pour cela que je me résous à m'adresser à vous en votre qualité de Chef de l'Etat, garant du bon fonctionnement des institutions de la République mais surtout du bien-être de votre peuple et de vos concitoyens Beninois.

De mémoire de jeune Béninois, je crois n'avoir jamais ressenti une telle crainte de voir la paix sociale être remise en cause.

Pourtant le parcours démocratique de notre pays a été loin d'être un long fleuve tranquille.

Chaque élection est souvent précédée d'une grande tension liée aux enjeux politiques et aux tentatives de déstabilisation des autres camps politiques.

C'est de bonne guerre, si je puis me permettre.

Mais, la crise sociale et politique que nous vivons actuellement à moins d’un mois de l’élection législative du 28 avril 2019, et qui ne va que s'aggraver, est de loin la plus incertaine et conflictuelle qu'il m'ait été donné d'observer.

Les constats sont accablants puisqu'à quelques semaines du jour du vote :
Les partis d'opposition ne savent pas s'ils vont participer à cette élection législative
La mission de résolution consensuelle confiée au Président de l'Assemblée Nationale patine du fait des réticences des deux partis qui soutiennent votre action
Plusieurs manifestations populaires ont démontré la volonté du peuple de voir une élection ouverte à tous
Quelques incidents et affrontements avec les forces de l'ordre ont déjà dégénéré et des pertes en vies humaines sont annoncées.

Les dernières déclarations des opposants, invoquant l’article 66 de la Constitution du 11 décembre 1990 et appelant le peuple au soulèvement contre un « coup de force politique » ne sont pas rassurantes pour la paix dans notre pays.

La situation est grave, Monsieur le Président.

Vous le savez.

Vous en avez pris conscience.

Votre appel à la Concorde Nationale et au Consensus du 6 mars 2019 a redonné de l'espoir aux millions de personnes qui craignaient que la paix sociale soit menacée au Bénin.

Monsieur le Président, votre parole, la parole présidentielle doit être mise en œuvre immédiatement pour que toutes les instances et institutions concernées par le processus électoral remettent tout à plat pour la tenue d'une ÉLECTION POUR TOUS.

Vous avez été élu, entre autres motifs, pour cela, pour que dans ces moments de tension forte et de trouble, les Béninois puissent regarder vers vous, leur Président élu à 65% des suffrages, et vous voir leur répondre et agir dans le sens de la Concorde Nationale.

Votre parole et votre serment de Président de la République vous imposent de ne pas laisser cette crise perdurer un jour, une heure, une seconde de plus.

Les moyens et mécanismes juridiques utiles à cette sortie de crise existent et ont été exposés par d'éminents juristes et constitutionnalistes.

La date de la tenue de l'élection peut être repoussée, sans que le fonctionnement de la République soit remis en cause.

La CENA peut et doit recevoir toutes les candidatures et listes des partis dont l’enregistrement a été acté par la remise de récépissés.

Le quitus fiscal (dont le principe est fondé et indiscutable) peut être abordé pour chacun des candidats élus.

La Cour Constitutionnelle ne pourra que valider ce consensus initié par le Président de la République.

Ainsi, le calme reviendra dans notre BÉNIN.

Je le dis avec gravité, le Bénin est à la croisée des chemins car sous tension depuis trop longtemps maintenant.

Cette violence sociale pèse sur le moral de vos concitoyens qui vous ont élu dans l'espoir de jours meilleurs.

Il est temps d'aborder la seconde phase de votre mandat et de renouer le dialogue avec votre Peuple, un peuple pacifique, intelligent et qui, contrairement à ce que pensent beaucoup d’hommes politiques, voit la pertinence des réformes initiées.

Il est grand temps d'écouter les battements de cœur de la jeunesse Béninoise qui rêve de liberté et de progrès social.

Je le dis avec émotion et patriotisme, Monsieur le Président : vous aimez le Bénin et les béninois.

Montrez-leur, montrez-nous, Monsieur le Président, que votre amour déclaré en 2016 n'est pas altéré et qu'il est intact voire plus fort.

Il est plus que temps de siffler la fin de la récréation et de dire aux béninois qu'en tant que Président de la République et "Père de la Nation", vous les avez entendus et pris pour option le Rassemblement de tous autour de notre seule cause commune : le Bénin.

Faites cesser les déclarations contradictoires de certains de vos soutiens qui ne font que jeter de l'huile sur un feu.

Faites cesser le jeu trouble et dangereux de votre majorité parlementaire qui ruse pour éviter toute remise en cause de ses acquis, pourtant si fragiles.

Vous êtes leur Chef et vous avez le Pouvoir et le Devoir, vis à vis des Béninois, d'enjoindre à vos proches et soutiens de renoncer à cette stratégie jusqu’au-boutiste.

C'est le sens de votre mission et vos déclarations du 6 mars 2019 face à la Nation.

C'est la quintessence même de votre Pouvoir comme élu de la Nation toute entière.

L'Histoire ne doit pas retenir que sous, Patrice Talon, le modèle démocratique béninois a connu un coup d'arrêt.

Cette lettre est un cri du cœur d’un Béninois attristé et inquiet.

C’est la supplication d’un descendant de BEHANZIN l’un des rares résistants au colon européen et qui a payé de sa vie pour son patriotisme et son amour de son Peuple.

Monsieur le Président, les Béninois d'aujourd'hui et de demain vous regardent.

Vous faites face à l'Histoire et votre place dans cette Histoire dépendra de votre décision politique de rassembler les Béninois pour UNE ÉLECTION POUR TOUS.

Votre Action politique doit laisser des traces indélébiles mais des traces positives qui améliorent notre Démocratie.

Monsieur le Président, vous vous êtes engagé, en prêtant serment le 6 avril 2016, à transformer le Bénin et à y enraciner définitivement la démocratie.

Vous avez l’opportunité aujourd’hui de donner corps à cet engagement pris devant les Béninois.

Le Bénin vit une opportunité historique pour que les citoyens s’inscrivent dans la démocratie de demain.

Soyons ensemble à la hauteur des enjeux.

NE NOUS DÉCEVEZ PAS.

NE NOUS LAISSEZ PAS TOMBER.

VIVE LE BÉNIN

Fatiou Ousman
Avocat Patriote




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