Pour que les applis de dating informent qu’elles utilisent des mécanismes d’addiction

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Antoine GÉRAUD
Antoine GÉRAUD a signé la pétition

Les applications de rencontres se rémunérant au temps d'usage étant basées sur les mêmes mécanismes et comportant les mêmes risques d'addiction que les jeux d'argent et de hasard, nous demandons à ce que le devoir d'information et de prévention, en vigueur dans le décret n° 2010-624 du 8 juin 2010 pour les jeux d'argent et de hasard, soit étendue aux applications de rencontres.

Aujourd’hui notre vie amoureuse est organisée par Match Group et Badoo, ces deux GAFA de la rencontre qui détiennent à eux seuls une constellation d’applications de rencontre dont les plus connues sont Meetic, Tinder, Badoo, Bumble, OKcupid (et des centaines d’autres).

Leur business model (la façon dont ils vous facturent) est à l’usage (au temps passé, que ce soit via un abonnement, ou en vous affichant des pubs) et non au résultat (au service rendu). Pour vous donner un exemple, imaginez qu’une agence immobilière vous facture au temps passé à rechercher le bien de vos rêves, et non au résultat. Elle n’aurait aucun intérêt à ce que vous le trouviez rapidement. C’est exactement le cas des applications de rencontres, et c’est ce que nous leur reprochons : être devenues des machines à sous de l’Amour. 

Vous vous dites peut-être que ce n’est pas important pour vous et que vous connaissez des personnes dans votre entourage pour qui cela a fonctionné. Mais là n'est pas le problème. Les gens tentent leurs chances aux jeux de l’amour et du hasard et comme au casino, s’il n’y avait pas quelques gagnants les gens n’iraient pas jouer. Mais sachez qu’à ce jeu là, les GAFA de l’amour, comme au Casino, le hasard est illusoire et la banque gagne toujours. Le constat est là : 80% des utilisateurs sont insatisfaits des applications de rencontres (2) et 57% des utilisateurs d’apps de rencontres n’ont jamais eu de rendez-vous dans la vraie vie (3). 

Pour résumer, les applications de rencontres travaillent à vous faire rester assis à la table de jeu le plus longtemps possible. Et elles y arrivent : l’addiction aux applications de rencontre est loin d’être un phénomène marginal : 30% des utilisateurs disent avoir été accros (4). 

Pour ce faire, elles mettent en place des mécanismes ayant pour but de créer de l’addiction. Les plus connus sont :

  • Le paradoxe du choix théorisé dans le livre de Barry Schwartz qui nous explique que bien choisir dans un environnement aux possibilités illimitées est quasiment impossible. La multitude de possibilités nous paralyse.
  • La récompense aléatoire conceptualisée par le psychologue B.F. Skinner dans les années 50, est l’un des outils les plus puissants que les géants d’internet utilisent pour rendre leurs utilisateurs addict à la dopamine, une substance liée au circuit de la récompense dans notre cerveau.
  • Il existe une foule d'autres mécanismes que vous pouvez consulter sur notre site detoxdating.com.

Dans le dating, ces mécanismes sont représentés par des fonctionnalités aux apparences marrantes mais finalement assez pernicieuses : swipe infini, match aléatoire, notifications incessantes, possibilité d’accumuler les matchs, monnaie virtuelle. Les applications de rencontres s’inspirent directement des machines à sous et leur usage n’est pas sans conséquences directes pour votre santé, votre vie sociale ou amoureuse tant il est difficile de décrocher. 

Nous avons listé les plus impactantes :

  • Fear Of Missing Out : la FOMO, dépeint une anxiété basée sur la peur de « manquer quelque chose ». Sur les apps de rencontres à abonnements, l’utilisateur peut swiper à l’infini, il ne manquera jamais de profils à balayer, ce qui engendre une inquiétude irrationnelle et un phénomène de « toujours plus » traduit par la peur de rater un profil attrayant. Et si le suivant était le bon ? Selon une étude IFOP, 78% des hommes âgés entre 18 et 24 ans considèrent qu’il est toujours possible de trouver quelqu’un de mieux sur les sites et applications de rencontres. (5)
  • Online dating anxiety disorder : il est par ailleurs reconnu que les sites et applications de rencontres en lignes sont générateurs de stress intense et d’anxiété. L’addiction va jusqu’à retirer le plaisir qu’ils ont de rencontrer quelqu’un, les faisant espérer qu’il y a certainement mieux ailleurs, à un ou deux clics près. (6)
  • Perte de confiance en soi : une étude américaine portant sur les effets psychologiques des applis de dating sur leurs utilisateurs a mis en exergue le fait que les utilisateurs de Tinder avaient beaucoup moins confiance en eux et étaient moins satisfaits de leur apparence (visage, looks, corps, etc.) (7)
  • Et nous ne parlons pas ici des autres travers liés à l’utilisation de ces applis comme l’émergence de comportements toxiques (ghosting, harcèlement, etc.)

Vous vous demandez pourquoi vous passez de plus en plus de temps à swiper ? Pourquoi vous devez vous investir de plus en plus pour aboutir à une rencontre ? Pourquoi vous ne pouvez plus résister à l’appel d’une notification ? C’est que vous êtes certainement déjà accro.

La promesse d'une app de dating, est de faire des rencontres. Or, aujourd’hui, il y a un vrai problème d'alignement entre la promesse annoncée par les acteurs de la rencontre et la réalité. Votre réalité. Nous demandons donc à ce que le devoir d'information et de prévention, en vigueur dans le décret n° 2010-624 du 8 juin 2010 pour les jeux d'argent et de hasard, soit étendue aux applications de rencontres.

Afin que plus personne ne se fasse avoir sans savoir.

Je suis Antoine Géraud fondateur d’Abricot, une app de rencontre detox et nous avons tous en tant qu’acteurs du dating une responsabilité énorme : nous supplantons petit à petit les moyens de rencontre traditionnels : famille, religion, travail, cercles d'amis. Nous nous devons d'être à la hauteur.

✅  Si vous souhaitez reprendre le contrôle sur votre vie sentimentale,
✅  Si vous souhaitez que le monde de la rencontre en ligne soit plus bienveillant et responsable,
✅  Si vous croyez que l'amour est la pierre angulaire de nos sociétés,
✅  Si vous souhaitez faire changer les choses :

➡️  Rejoignez-nous, en signant la pétition ⬅️


Sources : 
(1) - Les rencontres en ligne - Xerfi - 2016
(2) - Étude Yougov - 2020
(3) - Observatoire de la rencontre en ligne - Ifop - 2018
(4) - Observatoire de la rencontre en ligne - Ifop - 2018
(5) - Observatoire de la rencontre en ligne - Ifop - 2018
(6) - Forbes - 2018
(7) - Tinder Users Have Lower Self-Esteem: Study