Sortons du vernis vert : pour une politique de transports écologiques à Aix-en-Provence

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Aixois et Aixoises, nous sommes à juste titre fiers de notre ville : ses fontaines, sa cathédrale, ses marchés… sa pollution atmosphérique…

Le tout-voiture rend notre ville invivable. Les embouteillages sont une cause majeure de stress, le bruit en bordure des grands axes est insupportable pour les riverains, la pollution génère un nombre croissant d’affections respiratoires. Et n’oublions pas les concessions toujours plus nombreuses qu’il faut faire à l’automobile : bétonnage des sols pour créer des stationnements et élargir les routes, abattage des arbres aux abords du centre ville pour bâtir des parkings souterrains…

Face à ce constat, la mairie préfère faire la sourde oreille. Les politiques de transports à Aix se résument à un vernis vert :

- suppression de 250 places de parking place des Prêcheurs, mais construction de 310 places cent mètres plus loin,

- création de parking-relais, mais desservis par les lignes de bus lentes, peu fréquentes et qui s’arrêtent au plus tard à 22h, alors que des parkings centraux concurrents sont construits dans le même temps,

- pistes cyclables extrêmement morcelées, inutilisables au quotidien,

- mise en place d’aires de covoiturage, mais dans des endroits isolés et mal desservis, sans aucune consultation de ceux qui emploient réellement ce type de transport

Pour la mairie, pas de doute : la voiture doit rester reine à Aix. Ceux qui veulent circuler autrement doivent s’adapter : rentrer en taxi après 22h, mettre leur vie en danger pour tenter de se déplacer à vélo, attendre pendant des heures que leur bus s’extirpe des embouteillages… Les Aixois n’ont que deux possibilités : se résoudre à circuler en voiture (et tant pis pour ceux qui n’en ont pas les moyens ou veulent faire un geste pour la planète !), ou sacrifier leur confort de vie.

Le tout-voiture n’est plus synonyme de progrès depuis les années 1970. De nombreuses villes européennes ont déjà montré qu’on pouvait s’en affranchir avec des politiques volontaristes :

- privilégier les transports en commun pour faire face à l'augmentation des déplacements plutôt que de favoriser le trafic automobile,

- des transports en commun à haute fréquence et à toute heure, calculés pour minimiser les temps de trajet (mieux vaut rajouter une ligne que d’imposer des détours sans fin aux usagers),

- une prise en compte du confort : les passagers en ont assez de toujours devoir « aller seulement trois cents mètres plus loin » pour prendre leur bus (surtout lorsqu’ils vont faire leurs courses ou ont du mal à se déplacer à pied),

- une vraie consultation des usagers : plutôt que d’imposer des dépose-minutes ou des arrêts de bus à des lieux improbables, pourquoi ne pas interroger les Aixois sur leurs besoins réels au quotidien pour proposer des solutions adaptées ?

Il est toujours possible de faire autrement. Nous demandons à la mairie une politique de transports en commun qui donne le choix à tous et à toutes de sortir du règne de la voiture en ville. Aix-en-Provence ne peut plus se contenter d’être une ville d’histoire : elle doit montrer le chemin de l’avenir !



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