Mettez en place un véritable service public de transport dans le centre de la Martinique

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LETTRE OUVERTE A CEUX QUI SONT CENSÉS NOUS GOUVERNER
ASSOCIATION DES USAGERS DES TRANSPORTS ET SERVICES PUBLICS DE LA MARTINIQUE
- Aux membres du GME « ensemble pour Mozaïk »
CFTU, Société Antillaise de Transport, SAITHSOOTHANE SARL, Entreprise Martiniquaise de Transport
S.M.T.V., SOTRAVOM et TRANSDEV Outremer
- Aux administrateurs de la CFTU : adjoints et conseillers municipaux de Fort-de-France
- Au Directeur de la CFTU, par ailleurs adjoint au Maire de FDF
- Aux membres du Conseil d’Administration de l’Autorité Organisatrice Unique des Transports en
Martinique : Martinique Transport
- A Monsieur le Préfet de la Martinique, garant de l’ordre public, de la sécurité, et de la cohérence de l’Etat dans les territoires


Nous ne pouvons concevoir que, depuis plus d'une semaine, une quinzaine de personnes entravent les libertés fondamentales de milliers de martiniquais, dans le silence assourdissant de tous ceux qui sont en charge d’autorité et de responsabilités locales !
Tous les jours, nos aînés, qui doivent honorer un rendez-vous médical prévu de longue date, nos jeunes, dont l’avenir réside dans leur assiduité aux cours, des travailleurs, qui souhaitent se rendre sur leur lieu de travail, des personnes en recherche d’activité, des citoyens en démarches administratives, sont, au mieux dépannés par des automobilistes charitables, au pire rackettés par des « transporteurs » - légaux ou non - peu scrupuleux.
Chaque échelon de notre démocratie dispose pourtant du pouvoir et d’outils légaux pour faire cesser ce déni absolu de nos droits les plus élémentaires :
- les responsables de l’entreprise soumise aux blocages : ils n’ont qu’à demander le concours de la justice, voire des forces publiques pour faire lever les entraves
- les administrateurs de la CFTU : qui peuvent – qui doivent - faire pression sur la direction de l’entreprise pour que celle-ci prenne ses responsabilités de délégataire d’un Service Public
- les élus de l’autorité délégante, qui n’ont qu’à constater l’inertie de son délégataire pour le contraindre, en justice à remplir sa mission, sous peine de sanctions pécuniaires
- le Préfet, qui peut prendre exemple sur certains de ses confrères de l’hexagone en appliquant la méthode qui fait ses preuves dans la crise à laquelle ils sont actuellement confrontés : Pédagogie, Dialogue et Fermeté : en rappelant à chacun ses obligations, en informer les auteurs d’infractions caractérisées des peines qu’ils encourent, en se posant éventuellement en médiateur, tout en se tenant prêt à intervenir s’il était sollicité !
Nul besoin de rappeler que le niveau d’exaspération, et le sentiment profond d’injustice des citoyens, s’il n’est pas pris en compte, induit des effets que nul, à ce stade, ne peut prévoir. Une écoute attentive des réactions des usagers devraient pourtant alerter les autorités locales.
Nous, AUTSPM, sommes fermement opposés à toute manifestation d’intimidation ou de violence.
Mais nous ne nous priverons pas d’utiliser les moyens juridiques que notre démocratie met à la disposition de ses citoyens pour défendre les droits que la constitution nous a garantis :
- la liberté d’aller et venir
- la liberté du travail
- la liberté d’accès aux services publics - notamment sanitaires, sociaux, et d’enseignement
- la liberté du commerce et de l’industrie