Pour une société éthique qui contrôle l'IVG au lieu de le promouvoir

0 a signé. Allez jusqu'à 500 !


Sérieusement, vous ne vous demandez jamais ce qu’ils font des fœtus après un avortement ? Vous ne vous demandez jamais de combien d'avortements dus à un viol on pouvait parler en France? Nan, parce qu'aux États-Unis, j’ai l’impression qu’ils sont bien plus au fait que nous en matière de réponses et d'accès à l'information et peuvent de ce fait prétendre à une plus grande légitimité pour défendre leur éthique face à leurs hôpitaux et leurs laboratoires…

Quand on voit que plusieurs associations pro-life arrivent à défendre leurs opinions on se demande ce qui ne va pas en France.
Mais ce qui ne va pas en France, c’est qu’on nous place bien souvent dans le brouillard. On a accès à aucun chiffre, aucune étude précise, aucune statistique comportementale sur l’avortement. Quand on sait qu’aux États-Unis et au Canada, ils disposent de chiffres assez précis pour pouvoir défendre leurs opinions et faire permettre un contrôle des sociétés qui manquent à leur devoir en s’en prenant aux droits humains fondamentaux.
Ex : aux USA, on sait que le pourcentage de femmes ayant avortée en raison d’un viol est de 1%. Ce qui laisse de quoi débattre quand les féministes utilisent et surutilisent ce genre d’argument pour nous faire taire alors que nos chiffres ne doivent pas être si différents.

En France, nous faisons face à un réel déficit d'informations qui ne nous permet pas d'avoir une réelle opinion sur ce sujet. On nous parle moral côté femme mais on ne rentre pas en profondeur dans l'évolution des pratiques de l'IVG. 

Alors la vraie question qui se pose est la suivante : si l’État voulait VRAIMENT défendre ses concitoyennes, leur éviter d’avoir à passer par la case « avortement » et leur éviter de souffrir, pourquoi ne pas mettre un contrôle de ces pratiques ? Même sans parler de l’abrogation de la loi qui rend accessible l’IVG, dans une simple démarche éthique qui nous permettrait de faire baisser le nombre d’IVG par an en France ?
S’il n’y avait pas d’enjeux économiques derrière ces pratiques, pourquoi faire des campagnes de communication ouvrant un accès libre à l’IVG ? Des campagnes de communication qui de surcroît viennent banaliser cette démarche vis-à-vis des jeunes femmes ? Nous en parlions dans notre article : un gouvernement pro-avortement.

Quand on regarde dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, on lit :
Art. 4. - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Ce que l'on retrouve dans la deuxième Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (préambule de la Constitution du 24 juin 1793) sous une forme légèrement différente :
article 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.

N’est-ce pas là le cas de l’avortement ? La liberté de la mère ne devrait-elle pas s’arrêter là où commence celle de la nouvelle vie qui dépend d’elle ?
Si notre gouvernement défendait sa Constitution, il y a certaines mesures éthiques qui viendraient remettre l’IVG dans une zone de contrôle.


CE QUE L’ÉTAT DEVRAIT METTRE EN PLACE

Un suivi de chaque avortement et des motifs qui ont amené la femme à avorter. Sur la base d’un formulaire à traiter par le médecin qui reçoit la femme qui fait sa demande. Les résultats devraient être récoltés par une agence indépendante afin de pouvoir établir une réelle étude sur l’avortement au moins sur l’année.

Quand les féministes nous parlent des viols, ce genre d’étude pourrait également les amener à considérer le fait qu’on combat les violences faites aux femmes avant de combattre l’enfant qui en résulte et qui lui n’a rien demandé.
C’est vrai, pourquoi défendre le droit à l’avortement plutôt que de faire valoir ses droits à une sécurité plus poussée dans notre société et quid des démarches faites vis-à-vis du gouvernement par les féministes à ce sujet-là ?

Un suivi des fœtus qui partent soit dans les toilettes pour les IVG médicamenteuses, soit on ne sait où pour les IVG par aspiration.

Aujourd’hui, on sait que des laboratoires font des tests sur des fœtus humains. On sait même que ça se passe en Suisse, juste à côté de chez nous et qu’un laboratoire a même décidé de sortir une crème à base de cellules de fœtus. C’était en 2009 déjà, il s’agissait de la société Neocutis Inc. Neocutis a alors défendu l'utilisation de son ingrédient de marque déposée, « Protéines de cellules de peau traitées ou PSP », arguant que la lignée de cellules fœtales avait été récoltée dans un cadre responsable, de manière éthique pour l'utilisation dans le traitement des lésions dermatologiques sévères.

La société a comparé sa situation à celle des chercheurs qui ont utilisé des cellules de rein fœtaux pour développer le vaccin contre la polio.

"Notre point de vue - qui est partagé par la plupart des professionnels de la santé et des patients - est que l'utilisation limitée, prudente et responsable des tissus de peau foetale donnés peut continuer à soulager les souffrances, accélérer la guérison, sauver des vies et améliorer le bien-être de nombreux patients autour de la Globe ", a déclaré le communiqué de l’époque.

Seulement eux, n’ont pas développé un vaccin pouvant sauver de nombreuses vies humaines. Ils ont développé une crème antirides disponible sur le web. Quid de la morale et encore une fois du contrôle effectué par le gouvernement sur ce type de pratiques ?

Et encore une fois, on ne se pose pas la question du respect des droits de l’homme. On ne se pose pas de question de conscience fondamentale, c’est le marché qui gouverne le monde et l’éthique, n’est qu’une question d’image de marque.

Même les femmes qui avortent ne savent pas ce qu’il advient de leur propre bébé. C’est quand même grave qu’on ne nous l’explique pas.

On oublie le droit à la sépulture de l’enfant et au deuil de la mère
Ces mêmes fœtus devraient être transmis à une association catholique ou institutionnelle qui permettrait d’enterrer de manière digne ces enfants rejetés. On parle d’êtres humains qui aujourd’hui n’ont pas de sépultures décentes. Des sépultures qui permettraient, en outre, aux femmes de faire leur deuil et peut-être même de se rendre compte qu’il s’agissait d’un être humain. Une prise de conscience qui permettrait aux femmes de se rendre compte de l’importance de cet acte afin d’éviter d’avoir à le revivre 1 ou 2 fois supplémentaire dans leurs vies.

Comme le disait Jesse Jackson, à partir du moment où il y a croissance, évolution, ça veut dire qu’il y a vie. Nous sommes donc responsables de ses vies et responsable du génocide généralisé auquel nous assistons tous les jours. Car 2,3 millions de morts par an "autorisés" et "non contrôlés" ce ne sont rien de plus que de la criminalité organisée.

En France on en compte (selon une étude de l’INED réalisée en 2015) pas moins de 220 000 par an. Si aujourd’hui en France, en 2017, on ne peut pas trouver de réels moyens pour faire baisser ces chiffres c’est qu’il y a des enjeux cachés derrière les pratiques de l’IVG dont nous ne connaissons pas l’étendue.

Alors commençons déjà par demander plus à notre société. Commençons par lui demander un accès ouvert à l’information quant à l’IVG. Des informations qui nous permettront de mieux nous rendre compte de l’état de la situation en France et qui nous permettront dans un second temps de demander plus de contrôle des pratiques de l’avortement dans notre pays.

Signez notre pétition !



We Are Prolifers compte sur vous aujourd'hui

We Are Prolifers a besoin de votre aide pour sa pétition “Marisol Touraine: Pour une société éthique qui contrôle l'IVG au lieu de le promouvoir”. Rejoignez We Are Prolifers et 289 signataires.