Non à l'expulsion de Ana et ses trois enfants

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La famille Muatepeta est d’origine angolaise. Ana est arrivée légalement au Portugal en avril 2019 avec ses deux enfants Diego 13 ans et Crespo 6 ans. Puis elle est rentrée illégalement en France en mai 2019 où elle a donné naissance à Yarin, le lendemain de son arrivée à Strasbourg. La famille a été prise en charge par l’association du Foyer Notre Dame et dispose d’un logement dans le quartier du Neuhof.

Depuis la rentrée les enfants sont scolarisés. Diego est en classe de primo-arrivants au collège Louise Weiss au Neudorf et Crespo à l’école primaire du Ziegelwasser.
Ils ont tous les 3 déjà très bien assimilés la langue française et s’impliquent de leur mieux dans différentes activités. Diego est sur le point d’intégrer le groupe U15 au FCSK O6 à Koenigshoffen. Il a déjà suivi quelques entrainements en fin d’année, avant la trêve hivernale. Crespo chante à Sing'n Joy depuis le mois d’octobre et a participé à tous les concerts. Ana vient d’intégrer l’équipe de bénévoles de Caritas pour des sessions de tricot le mercredi après-midi et la distribution de petits-déjeuners 3 fois par semaine.

La famille Muatepeta est sous le coup d’une procédure Dublin. Depuis l’automne ils sont assignés à résidence et doivent se rendre tous les 4 à l’aéroport de Strasbourg-Entzheim chaque mercredi matin.

Le mercredi 22 janvier, il leur a été notifié de venir désormais le mardi matin. ils se sont donc rendus sur place mardi et de là ont été arrêtés, transférés à Metz dans la journée et à Roissy Charles de Gaulle dans la nuit, en voiture de police pour un départ immédiat.
Ana refuse de se rendre au Portugal et ils sont pour l'heure en centre de rétention à Paris.

Ana a eu le courage de quitter son pays enceinte avec deux enfants. Elle se retrouve aujourd’hui en attente d’expulsion vers le Portugal, où la communauté angolaise est importante et où elle ne se sent pas en sécurité.

Nous souhaitons apporter tout notre soutien à Ana et ses trois enfants afin qu’ils aient toutes leurs chances de rester à Strasbourg, là où ils ont commencé leur nouvelle vie. Grâce au soutien des associations qui leur sont venues en aide et toutes vos signatures, nous espérons, de tout notre coeur, qu’ils restent auprès de nous à Strasbourg.