Signez pour l'allongement du délai de prescription pour les victimes mineures de viol

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signataires

Un enfant sur cinq est victime d’abus sexuel en Europe. Dans la majorité des cas, l’agresseur est un membre de la famille, un proche, qui menace, manipule, impose le secret, en profitant de sa position d’adulte. La violence, le choc du viol sont tels que la victime peut oublier ce qu’elle a subi. Cette amnésie traumatique peut durer des années. Les souvenirs revenus, il faut ensuite beaucoup de temps aux victimes pour trouver le courage de porter plainte, d'affronter leur agresseur. Or en France, le viol sur mineur est prescrit au bout de vingt ans après la majorité, ce qui signifie qu’une personne violée avant sa majorité a jusqu’à l’âge de 38 ans pour porter plainte et aller en justice. Après, il est trop tard.

Depuis 2014, des associations de victimes, des experts en traumatologie, des élus, demandent l’imprescriptibilité du viol sur mineur comme en Grande Bretagne, en Suisse et en Californie, mais se heurtent à de fortes résistances, seul le crime contre l’humanité étant imprescriptible.  D’autres demandent l’allongement du délai de prescription du viol sur les mineurs à 30 ans, pour que les victimes puissent aller en justice jusqu’à l’âge de 48 ans.

En février 2017, la loi Tourret-Fenech a allongé les délais de prescription pour tous les crimes, les passant de 10 à 20 ans, mais rien n’a changé pour les victimes mineures.

Face à cette situation, nombre de victimes ressentent légitimement un sentiment de colère, d’injustice et d’abandon. De plus, un pédophile, un agresseur sexuel, un parent incestueux s’en tiennent rarement à un seul viol. Si les victimes qui ont dépassé le délai de prescription avaient plus de temps pour pouvoir dénoncer leur agresseur, elles offriraient à d’autres victimes du même prédateur l’occasion de se manifester pour l’empêcher de continuer à nuire. C’est pourquoi avec Agnès B, Flavie Flament, Andréa Bescond et Sylvie le Bihan, nous demandons aux parlementaires l’allongement à 30 ans du délai de prescription. C’est un premier pas vers l’imprescriptibilité.

Nos premiers signataires : 
Clémentine Autain (conseillère régionale), Roselyne Bachelot (ancienne ministre, animatrice de radio), Houda Benyamina (réalisatrice), Anne Berest (écrivaine), Nina Bouraoui (écrivaine), Zabou Breitman (actrice, réalisatrice), Isabelle Carré (actrice), Claire Castillon (écrivaine), Audrey Dana (actrice, réalisatrice), Marie Desplechin (écrivaine), Muguette Dini (ancienne sénatrice), Raphaël Enthoven (philosophe), Laurence Ferrari (animatrice de télévision), Nicole Ferroni (humoriste), Marina Foïs (actrice), Julie Gayet (actrice, productrice), Philippe Kaltenbach (sénateur), Françoise Laborde (journaliste), Michelle Meunier (sénatrice), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Maina Sage (députée), Elie Semoun (humoriste), Sylvie Testud (actrice, écrivaine), Marie-Jo Zimmermann (députée), Chantal Jouanno (sénatrice), Camille Cottin (actrice), Aurélie Filippetti (députée), Yannick Vaugrenard (sénateur)...

Cette pétition sera remise à:
  • ministre de la famille
  • Aux présidents du Sénat
  • l'assemblée Nationale


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