PETITION POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS ! RASSEMBLEMENT DEVANT LE CROUS D'AIX 07/12

PETITION POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS ! RASSEMBLEMENT DEVANT LE CROUS D'AIX 07/12

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Comité de Lutte - Aix-en-Provence a lancé cette pétition adressée à Marc Bruant (Directeur du Crous d'Aix-Marseille-Avignon)

PETITION POUR LE DROIT AU LOGEMENT, TOUTES ET TOUS DEVANT LE CROUS D'AIX LE LUNDI 7 DECEMBRE : CONSTRUISONS LE RAPPORT DE FORCE !

Cette année, des étudiants sont privés de logements sous de prétextes fallacieux : refuser quelques-uns implique que le droit au logement peut-être renié pour nous tous !

Nous décidons d'interpeller le CROUS d’Aix-Marseille-Avignon et son directeur Marc Bruant pour appuyer le droit au logement pour tous.

Signons la pétition et participons au rassemblement de solidarité :

  • Rdv 10h30 au CROUS des Gazelles en face du bâtiment administratif d’Aix-en-Provence.

APRES LA PETITION, LE LUNDI 7 DECEMBRE, LUTTONS POUR UN LOGEMENT POUR TOUTES ET TOUS !

Depuis des années, la réduction des budgets alloués au CROUS se traduit par l’expulsion de la jeunesse populaire étudiante des bancs de la fac, ne pouvant satisfaire ses besoins matériels et étudier en même temps. Le CROUS répond de moins en moins à nos besoins sociaux, et ces expulsions prennent formes par un ensemble de critères d’accès à la bourse et au logement de plus en plus sélectifs, se basant sur des arguments les plus démagogiques possibles du moment qu’ils servent à justifier la régression sociale.

Les étudiants étrangers hors zone de l’Union Européenne en sont également les premiers touchés : le CROUS organise sa liquidation en préférant interdire à ces étudiants d’être loger en cité universitaire alors que de nombreux logements sont vides, prétextant un “quota” déjà atteint pour eux. Cherchant à aiguiser l’antagonisme entre étudiants nationaux et étudiants étrangers, le directeur du CROUS d’Aix-Marseille-Avignon nous a certifié que le CROUS mettait en place une “préférence nationale”. Cet argument totalement démagogique sert d’outil idéologique, alors que les logements sont libres, disponibles, pour chasser les étudiants étrangers pour qu’ils soient logés chez des marchands de sommeil ou tout simplement doivent arrêter leurs études.

Cette division ne peut que nous affaiblir, en chassant progressivement les étudiants les plus précaires, face à cette politique foncièrement autoritaire, anti-sociale et raciste, visant à limiter l’accès, sélectionner, réduire les moyens et détruisant ainsi les droits de TOUS les étudiants.

Unis, stoppons la casse de nos droits et imposons nos revendications pour la dignité, le droit à un logement digne, des conditions d’étude dignes !

SUR LA REALITE QUE VIVENT LES ETUDIANTS ETRANGERS EN PARTICULIER ARRIVES EN FRANCE :

Les étudiants étrangers, qui d’ordinaire font face à une précarité toujours plus insupportable, sont confrontés avec la crise sanitaire à de nouvelles situations très problématiques et urgentes, qui n’appellent pourtant aucune réponse de la part de l’université ni de la part de l’État.

C'est d’abord un long péril qui attend les étudiants extra-communautaires (hors échanges universitaires) pour l’accès aux études supérieures en France. En effet, le gouvernement français semble accueillir ces étudiants les bras grands ouverts mais finalement ne fait que leur mettre des bâtons dans les roues. Paradoxalement, ce sont ceux qui méritent une aide et un soutien plus importants lors de ces longues procédures. Ces inégalités se produisent aussi lors de la demande de logement en cité universitaire. En effet, la liste des critères d’admission, que le CROUS a mis en place, indique une forte rupture d’égalité entre les étudiants français et étrangers. Donc, un étudiant étranger, en plus de remplir les conditions d’éligibilité pour la bourse sur critères sociaux, doit :

  • Être inscrit dans une formation dite « de troisième cycle », donc à partir du Master 1 (contrairement aux étudiants nationaux qui, dès la licence, peuvent faire la demande pour un logement en cité universitaire) ;
  • Établir un acte de caution solidaire par une personne physique solvable résidant en France ou dans l’Union européenne (alors que pas forcément tous les étudiants étrangers connaissent quelqu’un en France ou dans l’Union européenne qui puisse établir cet acte de caution).

Une grande partie des étudiants étrangers ne remplit pas ces critères pour l’attribution d’un logement en cité universitaire, donc leur dossier est refusé. Ils passent ainsi en deuxième phrase d’admission, au risque d’être sans logement. Cela a un fort impact sur leur vie principalement, mais aussi sur leur réussite : parfois certains d’entre eux se retrouvent à dormir dans la rue, d’autres à habiter très loin de leur lieu d’étude. Paradoxalement, chaque année, beaucoup de logements en cité universitaire restent vides à l’année car le CROUS établit un quota d’étudiants étrangers et nationaux. Les valeurs des quotas sont inconnues mais indiquent encore une fois que les étudiants étrangers sont dévalorisés car, lorsque le quota est atteint pour ces derniers, le CROUS se doit de refuser les autres demandeurs de logement, notamment les étudiants étrangers en licence, afin de laisser des places pour les étudiants nationaux. Par ces différents critères mentionnés, la demande de logement en cité universitaire se transforme en un véritable calvaire pour les étudiants étrangers. En effet, le CROUS privilégie les bonnes conditions d'études des étudiants nationaux en dépit de celles des étudiants étrangers, en se cachant sous le jeu d’un accueil chaleureux pour avoir choisi la France pour leur lieu d’études.

À côté de ce système absurde qui accueille des étudiants sans leur donner les moyens de réussir, il faut mettre en lumière tous les problèmes liés aux visas et aux obstacles administratifs à l’inscription. D’une part, la crise du Covid-19 a provoqué de nombreux retards dans l’émission des visas et autres documents officiels, tandis que Campus France (l’organisme en charge de la promotion à l’étranger des études supérieures en France) impose une date limite d’arrivée sur le territoire aux étudiants dont l’inscription a pourtant été acceptée. Dès lors que cette date butoir est passée – et ce peu importe les retards dus à la crise sanitaire – les étudiants reçoivent une attestation de non-inscription. Ils sont dès lors désœuvrés, cherchant le premier établissement qui acceptera de les recevoir après les limites administratives, que cela corresponde ou non à leurs vœux d’études et de résidence. Un cercle vicieux se met alors en branle : sans inscription dans un établissement, ils risquent l’expulsion du territoire, l’interruption de leurs études et donc un abandon total de la part de l’État comme de l’université qui peut avoir des conséquences sur plusieurs années, si ce n’est toute une vie. Vivant les problèmes d’inscription comme autant d’épées de Damoclès sur leurs têtes, leur faisant craindre l’expulsion du territoire à tout moment, les étudiants étrangers sont d’autant plus fragiles et exposés à des situations précaires, aussi bien financièrement que psychologiquement ou physiquement, mettant à mal tout espoir de réussite, qu’on leur promet pourtant en les attirant sur le sol français.

Tous ces aspects du logement, de l’inscription, de la crise sanitaire, du droit français se font écho les uns aux autres et s’ensuit une véritable caisse de résonance de problèmes dont on ne peut décrire toutes les conséquences, aussi variées que dangereuses. Le comité de lutte « Étudiants, défends tes droits » tire donc la sonnette d’alarme sur la situation de tous les étudiants étrangers qui vivent, démunis, dans l’anonymat. Nous nous battons chaque année pour préserver les droits des étudiants de tous horizons et qu’on respecte enfin dans notre pays la dignité de tous ceux qu’il prétend vouloir accueillir sur son territoire, sans oublier la responsabilité de l’université dans la gestion administrative d’individus qui – eux – sont bien humains et dont nous avons malheureusement tant d’exemples très concrets et très actuels.

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !