Sauvons notre centre sportif des Courtilles ! Exigeons un projet pour les habitants...

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Le moindre quidam sait pertinemment que les promesses de Monsieur 72 % fondent comme glace au soleil. En revanche, il ignore certainement l'aptitude de Maître renard à transformer la glace en béton. Notre promoteur immobilier en chef, alléché par l'espace disponible, ne peut résister à l'idée de faire profiter les patineurs, hockeyeurs et autres glisseurs du doux bruit de la bétonneuse.

Notre municipalité ne sachant « concerter » qu'entre amis, nous eûmes récemment la désagréable surprise de découvrir par hasard l'existence d'un projet de bétonisation du site occupé par le centre sportif des Courtilles. Un si beau fromage ne saurait échapper à l'appétit de nos « serial bétonneurs ». Un si beau plumage qui augure de la rentabilité du ramage.

De quelle bonne affaire s'agit-il ? D'un cocufiage de taille, nappé de « concertation » à sauce aeschlimannienne. Dans le cadre de l'appel à projet « Inventons la métropole du Grand Paris », la municipalité envisage la restructuration du site « Piscine-Patinoire » sur une surface totale d'environ trois hectares. Inutile de préciser, que tout y passe….

Admirez la faute de goût :

1. Construction d'un ou plusieurs bâtiment(s) de grande hauteur :
Un geste écologique et durable, version promotion immobilière, dans un quartier comportant trop de tours. Nos princes de la gesticulation s'abstiendront de préciser que cet empilement de logements « qualitatifs » n'a qu'un seul objectif : faire du pognon. Bafouons le rejet des tours ! Écrasons les principes de la démocratie participative ! 

2. Construction de logements, bureaux, commerces au détriment des infrastructures existantes :
Trois hectares d'équipements sportifs et de proximité sur lesquels nos distributeurs de promesses envisagent de construire la lune ! Il y aura forcément des victimes. Quid du terrain de sport synthétique ? Quid des terrains de tennis ? Quid de la maison de quartier en piteux état ? Quid des places de stationnement ?
Il faudra bien caser quelque part ces logements « qualitatifs » (c'est-à-dire tout sauf sociaux…), ces bureaux et autres commerces à l'avenir incertain. Ils ne seront pas construits sur la tête des habitants, mais bien évidemment à la place de l'existant….

3. Probable privatisation de la piscine et du gymnase afin de financer leur rénovation.
Nos « serial bétonneurs » souhaitant limiter les investissements dans les infrastructures publiques, financent les rénovations coûteuses via des structures privées qui se payent ensuite « sur la bête ». Il ne faut pas se leurrer, la rentabilisation d'équipements privatisés nécessitera :

- une hausse du prix d'accès au grand public,
- la probable fin de l'opération « piscine à un euros »,
- une réduction des créneaux réservés aux clubs/scolaires, ceux-ci générant moins de recettes.

4. Cerise sur le gâteau, la démolition de la patinoire olympique des Courtilles, suivie d'une reconstruction avec mise en gestion privée…..
Lors du conseil municipal du vendredi 1er juin, 8h30 du matin (la salle est vide….), notre bétonneur en chef confirme le projet d'un passage en gestion privée, en s'abstenant de préciser qu'il est envisagé une destruction de la patinoire et des terrains de sport limitrophes, suivie d'une reconstruction de la seule patinoire.


La patinoire olympique est un morceau de notre identité locale, un souvenir de la chanson d'avant, celle où de nombreux asniérois venaient assister aux matchs de l'équipe de France de hockey. Toute notre enfance ! Pourquoi rien n'a été fait pour entretenir cette chance pour notre ville.

D'autant plus une chance que cette patinoire a une mission d'intérêt général en matière de développement du sport, en particulier dans un quartier concerné par la politique de la ville. Une chance dont se contrefout la municipalité. Est-ce normal que les clubs de sports utilisateurs de l'infrastructure ne soient pas informés du projet de destruction/reconstruction/privatisation ? Est-ce moral qu'ils en découvrent l'existence PAR HASARD ?

Ils veulent tout bétonner, nous faisons circuler l'information pour éclairer sur les enjeux d'un tel projet….

Quels enjeux ?

1. Quid des utilisateurs ?
Les clubs monopolisent une majorité des créneaux d'ouverture, or les recettes globales dépendent pour les deux tiers du grand public. De fait, l'opérateur privé augmentera probablement les créneaux destinés au grand public puisqu'ils génèrent davantage de recettes. Ce même opérateur aura intérêt à accroître la redevance d'utilisation payée par les clubs.
Que sera le devenir des clubs « Asnières Hockey Club » et « Asnières Patinage » ?
Quel sera le devenir des activités scolaires, qui devront se disputer les créneaux restant avec les clubs ???

2. Quid de la rentabilité d'un équipement privatisé ?
La gestion d'une patinoire n'est pas une activité rentable. En moyenne, l'ensemble des recettes ne couvre que la moitié des charges. Les utilisateurs/contribuables devront donc contribuer à l'objectif de rentabilité. Autrement dit, une hausse des tarifs d'accès est à prévoir, ainsi qu'un subventionnement public.
A terme, cette destruction/reconstruction/privatisation ne sera pas rentable pour la commune….


3. Quid de la gestion des travaux ?
Sera t-il prévu un séquençage ? Autrement dit, il est impératif de programmer la construction d'une nouvelle patinoire avant de détruire l'ancienne. Si le basculement n'est pas organisé, les clubs utilisateurs ne s'en remettront pas (sans patinoire, plus d'activité….) et les licenciés s'en iront vers d'autres clubs, d'autres villes....


4. Quid des dommages « collatéraux » ?
Que sera le devenir du magasin « Interglace » situé avenue de la Redoute ?
Le club de musculation « Asnières Body Fitness » et la salle d'escrime seront-elle amenées à disparaître ?

LES VEILEURS ASNIEROIS PROPOSENT :

1 – La préservation/rénovation de l'ensemble des équipements, notamment le terrain de sport synthétique.

2 – La transparence sur le coût d'une rénovation de la patinoire. Si ce coût est inférieur à celui d'une reconstruction via financement privé, la rénovation devra être privilégiée.

3 – La mise en place d'une démarche associant les habitants et les clubs utilisateurs à la définition d'un projet d'aménagement guidé par l'intérêt général.

4 – Une gestion publique des équipements afin de maintenir un large accès aux équipements, ou à défaut, un subventionnement public garantissant de le maintien des tarifs utilisateurs et des créneaux équivalent pour les clubs sportifs/scolaires.



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