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Mango
Directrice générale de Mango
Lidia Meca
Directeur de la responsabilité sociale de l'entreprise Mango
Xavier Carbonell

Mango ne doit plus avoir recours à l'esclavage au #Bangladesh - cc @Mango

Mise à jour du 19 mai: Mango et d'autres marques ont répondu à la mobilisation des citoyens et consommateurs en signant la semaine dernière l'accord pour la sécurité des bâtiments au Bangladesh! C'est un premier pas, mais demandons à Mango de faire plus pour améliorer les conditions de travail et les salaires chez ses sous-traitants. Merci de signer et diffuser la pétition!

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Pour que Mango n'ait plus recours à l'esclavage au Bangladesh et assure une totale transparence dans la fabrication de ses produits.

Il y a quelques semaines, nous avons lancé une pétition afin d'exiger de la marque Mango le retrait d'une ligne de bijoux baptisée "Style Esclave", et vraisemblablement inspirée de colliers d'esclaves du XIXème siècle. Nous étions alors loin d'imaginer le drame que le mode de production de la marque allait entraîner.

Le 24 avril, un immeuble s'est effondré à Dacca au Bangladesh, tuant ainsi plus de 1000 personnes. Depuis, des corps se trouvant toujours dans les décombres, le bilan tragique ne cesse de s'alourdir. Dans la nuit du 9 mai, un nouvel incendie dans une usine de pull-overs du pays a fait huit morts, venant rappeler que le drame de l'immeuble de Dacca n'est pas isolé.

Dans ce bâtiment insalubre, les sous-traitants de plusieurs grandes marques de prêt-à-porter internationales produisaient des vêtements dans des conditions inhumaines.

Ce jour-là, le rêve des consommatrices occidentales s'est transformé en un véritable cauchemar pour les petites mains bengalaises et leur a coûté la vie alors que leurs salaires mensuels moyens ne dépassaient pas 30 euros !

Parmi les clients d'un de ces sous-traitants, figurent le géant espagnol Mango, la chaîne d'habillement à bas prix britannique Primark ou encore la marque italienne Benetton. Mango a aussitôt réagi sur les réseaux sociaux, se défendant d'être client du fournisseur Phantom-Tac, tout en reconnaissant lui avoir commandé plusieurs dizaines de milliers d'échantillons... Un vague communiqué et plus rien.

Nous ne pouvons rester silencieuses devant cette tragédie. Comment, en effet, ne pas relever la triste ironie qui implique la marque dont nous avions dénoncé l'inconséquence quant à l'emploi du terme "esclave" dans une collaboration avec un sous-traitant pratiquant l'esclavage moderne ?

Pouvons-nous accepter que Mango et les autres marques clientes de ces fournisseurs de la honte se dégagent de toute responsabilité en publiant un communiqué lapidaire sur Facebook ?

Ces marques assument avec un incroyable cynisme le fait de faire prospérer leur image glamour en exploitant la vie et la dignité des travailleurs des pays pauvres.

Si les consommateurs occidentaux ont le devoir de s'interroger sur les conditions de fabrication des produits qu'ils consomment, ce sont les fabricants qui sont en première ligne quant à leur éthique de production. La course effrénée au profit ne peut pas tout justifier.

Réclamons à Mango non pas un retrait du Bangladesh, choix trop commode qui fragiliserait l'économie du pays, mais une totale transparence quant à la fabrication de ses produits, ainsi qu'un bilan social détaillé de ses usines, sans quoi nous appelons au boycott et à des manifestations devant toutes les boutiques de la marque pour laquelle l'esclavage est décidement bien plus qu'un "style".

Aïssa Maïga comédienne, Rokhaya Diallo éditorialiste, Isabelle Boni-Claverie scénariste, Sonia Rolland, comédienne

Photo ci-dessus: manifestation de syndicalistes espagnols devant un magasin Mango à Barcelone


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PR Team Mango
Customer Services Mango
Directrice générale de Mango Lidia Meca
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Directeur de la responsabilité sociale de l'entreprise Mango Xavier Carbonell
Pour que Mango n'ait plus recours à l'esclavage au Bangladesh et assure une totale transparence dans la fabrication de ses produits, ainsi qu'un bilan social détaillé de ses usines.