Non au déménagement du centre-ville de Pluvigner dans la prairie de Bodevèno

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Audrey SEILLIER
Audrey SEILLIER a signé la pétition

Après des années d’atermoiements, de zones d’ombre et donc de rumeurs, la future ZACOM (zone commerciale) de Bodevèno, se dévoile quelque peu. Après le temps des réactions individuelles via l’enquête publique, l’heure est à l’action collective de ceux qui refusent que l’on déménage une grande partie du centre-ville de Pluvigner (Morbihan, 7 500 habitants), vers les dix hectares de prairie de Bodeveno, au Sud de la commune.

Déménager le centre-ville : inutile et risqué

La promesse originelle consistait à apporter à Pluvigner de nouveaux services. Très vite pourtant, des commerçants du centre-ville ont partagé leurs craintes. Ils y ont vu une concurrence directe au point de mettre en cause la survie de leurs activités. Ils avaient raison, on le découvre à présent. Le projet consiste, en effet, principalement à déplacer des pôles d’attractivité depuis le centre (Super U, Lidl, Mr Bricolage, pharmacie, salle de fitness) vers la route d’Auray puis à créer des concurrents directs au sein de ce nouvel espace (garage automobile, opticien, laverie, restaurants, coiffeur, cave, jardinerie...).

Alors utile, vraiment ? Des conseillers municipaux, actuellement en campagne électorale, ne s’y sont pas trompés : Après avoir pourtant validé le projet, beaucoup d’entre eux insistent désormais sur la nécessité de revitaliser le centre-ville, avant même que la ZACOM ne soit sortie de terre ! Le risque de vider le bourg de ses magasins et services est bien réel. La chambre de commerce a d'ailleurs émis un avis négatif.

Un projet d’un autre temps

Peu utile pour les consommateurs, risquée pour les commerçants du centre-ville, la ZACOM est aussi anachronique d’un point de vue urbanistique. Il s’agit ici de bétonner ou de fortement aménager près de dix hectares de prairie. L’étude d’impact sur l’environnement du projet lui-même a démontré ses conséquences néfastes sur le milieu. Par ailleurs, ce grand déménagement entraînerait une multiplication des déplacements depuis les logements du centre-ville jusqu’à la zone de commerce, route d'Auray. Ce zoning, source de pollution et d'émission de CO2 est clairement d'un autre temps.

On peut se demander comment nous en sommes arrivés là. Pourquoi dix hectares de nature sont-ils sur le point d’être aménagés en zone commerciale à l’utilité hasardeuse voire dangereuse ? Le scénario est connu. Il se répète souvent. Un maire préfère accueillir une ZACOM sur son territoire plutôt que de la voir surgir dans une commune voisine. Ensuite, les entrepreneurs, craignant eux-mêmes la concurrence, choisissent d’en être plutôt que de laisser d’autres sociétés s’y implanter.

Un accès unique sur une zone d’activités de dix hectares !

Le développement de Pluvigner dépend de nombreux facteurs incertains : attractivité supposée pérenne, règlementation future et lobbying agricole sur l’artificialisation des terres, santé économique de la région, etc. Si la ville comptait effectivement à moyen terme 10 000 habitants - objectif annoncé par la municipalité - on imagine mal tout ce beau monde aller et venir par un rond-point unique sur un tel espace enclavé. L’abandon, en cours de projet, d’un second accès fait grandir la crainte d’un engorgement généralisé, dès son ouverture et plus encore si la population augmentait réellement de 25% en quelques années.