Les habitants de Paris Centre refusent l'anarchie des terrasses temporaires

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Pour aider les bars et restaurants face à la crise provoquée par l'épidémie de Coronavirus, la Mairie de Paris autorise sans examen préalable des dossiers, l'installation de nouvelles terrasses dans l'espace public depuis le 2 juin « en contrepartie du strict respect par les commerçants d’engagements en matière de sécurité, de propreté, de mobilité des piétons, de limitation des nuisances sonores et de respect des horaires d’ouverture et des directives sanitaires. » Les exploitants de ces terrasses se sont ainsi notamment engagés :

  • à laisser aux piétons un passage de 1,80 m de large pour circuler,
  • à ne pas s’installer sur les places de livraison,
  • à fermer à 22 h afin de limiter les nuisances sonores.

Le respect de ces engagements doit en principe être contrôlé par les agents de la Ville de Paris habilités à procéder à la demande de retrait de la terrasse provisoire, à verbaliser le non-respect des engagements et éventuellement à engager des poursuites pénales. L’exploitant s’est engagé à libérer alors les espaces et à les remettre en état d’origine.

Or, les établissements du Centre de Paris et notamment du 2ème sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter ces engagements :

  • obstruction des trottoirs contraignant les piétons à descendre sur la chaussée,
  • non-respect des horaires de fermetures et diffusion de musique entraînant des nuisances sonores jusqu’à des heures tardives de la nuit,
  •  saleté des espaces utilisés par les terrasses,
  • places de livraison confisquées,
  • mobilier non rentré après 22h,
  • non affichage de la charte, etc. 

Ces comportements portent préjudice aux exploitants qui jouent le jeu en respectant les termes de la Charte.

Les signalements de ces manquements auprès des autorités restent sans effets. Cela fait craindre, si l’impunité perdurait, que ces terrasses dites « éphémères » deviennent pérennes bien au-delà du 30 septembre, date officielle de fin du dispositif instauré par la Ville de Paris dans le cadre de la crise sanitaire.

Dans ce contexte, pour préserver nos conditions de vie, nous, habitants de ces quartiers, demandons qu'un réel contrôle de ces abus soit mis en place et que le non-respect avéré de la charte se traduise par la révocation de l'autorisation pour les commerçants concernés.

De même, nous demandons que les demandes de piétonnisation des voies de Paris Centre déposées par les commerçants ne soient accordées qu’en concertation avec les Conseils de quartier concernés.

Association Habiter Paris Centre