Pour l’intérêt de nos enfants : conserver la semaine de 4,5 jours à Biarritz

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La question des rythmes scolaires désigne un enjeu majeur qui influe directement sur la trajectoire scolaire de chaque élève. La France est la grande spécialiste des réformes successives (trois en neuf ans !) ce qui interdit à tout dispositif de s’installer dans la durée. Avec l’instauration de la semaine de 4 jours et demi, on pensait pourtant que l’intérêt des enfants primait enfin, dictant ainsi la mise en oeuvre d’un calendrier pertinent. 

Malheureusement, une nouvelle réforme est annoncée, donnant à chaque commune la possibilité de revenir à 4 jours. Si des villes comme Paris ou Rennes conservent, à raison, le dispositif de 4 jours et demi, d’autres font mine de s’interroger, tentées, en réalité de revenir au schéma antérieur : disons-le clairement, ce n’est plus le bien-être de l’enfant qui motive un tel revirement, mais plutôt des préoccupations sonnantes et trébuchantes...

A Biarritz, la question n’est officiellement « pas tranchée ». On constate néanmoins que le questionnaire diffusé à cette occasion et censé interroger les familles et les enseignants, ne s’est pas accompagné de l’information claire et exhaustive qui aurait dû éclairer le choix de chacun. Un calendrier précipité, des explications a minima, tout cela ne peut qu’aboutir à un processus démocratique qui ne l’est pas totalement. Par exemple, les familles ont-elles toutes conscience que le retour à la semaine de 4 jours s’accompagnerait de la suppression pure et simple des TAP ? 

Une fois encore, l’impact sur l’enfant semble pudiquement remisé, alors qu’il devrait se situer à l’épicentre d’un tel débat. Car sur cet aspect, le seul qui compte en réalité, tous les chronobiologistes s’accordent à dire que 4 jours et demi permettent de dédensifier les journées des élèves, et de prendre ainsi mieux en compte le niveau variable de concentration observé au fil des heures.

En résumé, les spécialistes ont mis en exergue des alternances de "temps forts" et de "temps faibles" dans l’attention et la capacité du traitement de l’information.

Soyons précis : un réveil entre 6h30 et 7h30 (cas le plus fréquent) ne permet pas aux enfants d’être vigilants la première heure de classe (8h30-9h30), surtout pour les plus jeunes.

A partir de 8h30 il faut entre 30 et 60 minutes pour que les enfants trouvent un niveau de vigilance suffisamment élevé pour qu’ils puissent développer une attention, une réceptivité et une disponibilité optimale.
Puis, entre 12h30 et 14 heures, on observe une dépression de la vigilance corticale (inhérente au cerveau), qui n’a rien à voir avec la prise alimentaire. A 14heures, tous les enseignants sont unanimes à le souligner : impossible d’obtenir la concentration des enfants. A l’inverse, après 9h/9h30, on constate une augmentation de la vigilance et du pourcentage d’élèves mobilisant leurs processus cognitifs. Les « temps forts » sont donc ceux durant lesquels l’attention sélective est suffisamment élevée pour que les savoirs et les connaissances soient efficacement transmis, garantissant un excellent niveau de compréhension par l’élève. Le maximum des capacités intellectuelles se prolonge jusqu’à 11h/11h30. Et ces mêmes dispositions positives se vérifient à nouveau dans le créneau situé entre 15 heures et 16 heures 30. 

Au-delà, l’enfant a besoin de « souffler »: s’ouvre alors un temps propice aux activités sportives ou culturelles. C’est ce que prend pleinement en considération la semaine de 4 jours et demi. Autre avantage d’un tel découpage, que mettent également en évidence toutes les études sur le sujet : la demi journée supplémentaire (le mercredi matin) permet de maintenir constant le rythme de l’enfant dans la semaine : coucher et lever aux mêmes horaires, absence de « cassure » dans son agenda.

Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il à nouveau faire « marche arrière » ? Les écoliers français font partie de ceux qui, en Europe, ont les journées scolaires les plus longues : nos voisins n’ont pas adopté la journée de 4 jours et ils ne semblent pas vraiment enclins à le faire...


Parents d’élèves soucieux du bien-être de nos enfants mais aussi des conditions de travail de leurs enseignants, nous sommes attentifs à ce que l’organisation du temps scolaire fasse réellement écho à des priorités claires : 

- l’intérêt supérieur des élèves ; 

- leur mise en condition optimale pour apprendre, progresser et bénéficier pleinement des savoirs qui leur sont dispensés à l'école, 

- leur possibilité d’accès, quelles que soient leur condition sociale, à de activités sportives ou d’éveil, enrichissantes et complémentaires du temps scolaire stricto-sensu.

 
Nous interpelons donc la mairie de Biarritz afin qu’elle conserve la semaine de 4 jours et demi, dont les vertus sont parfaitement indéniables : 

- Des journées scolaires allégées ; 

- Un rythme d’enseignement mieux réparti dans le temps ; 

- Un calendrier scolaire plus équilibré sur l’ensemble de l’année ; 

- Une place significative offerte aux activité sportives et culturelles, à l’instar de ce que privilégient de nombreux pays européens, dont les résultats scolaires sont supérieurs à ceux de la France.



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