Pour une avenue "Brigitte Bardot" à Saint-Tropez !

Star parmi les stars, Saint-Tropez doit tout à « Brigitte Bardot »


Que serait Saint-Tropez sans sa plus célèbre habitante ?
Le tranquille petit village de pêcheurs a été emporté par une tornade de notoriété. La faute à Brigitte Bardot et aux dizaines de célébrités qu’elle a fait venir dans son sillage. La faute aussi aux films des "Gendarmes" qui l’ont fait connaître au monde entier. Aujourd’hui, Saint-Tropez reste un lieu de passage incontournable de tout séjour dans ce petit coin du Midi.
Ils l’ont adopté dès la fin de la guerre : Picasso, Matisse, Prévert, Sagan, Colette, Cocteau y apprécient le calme, l’authenticité, la lumière merveilleuse de la Méditerranée. Mais c’est à partir de la fin de la décennie 1950 que plus rien ne sera plus jamais pareil dans ce petit port qui, il n’y pas si longtemps votait communiste…
Brigitte Bardot, dont les parents possédaient déjà une maison à Saint-Tropez, n’a pas tardé à acquérir une résidence qui était à acheter rapidement : c’était la Madrague.
On pourrait dire que l’on connaît la suite, même si l’on en connaît pas tous les secrets : les fêtes, les invités prestigieux : Roger Vadim, Alain Delon, Yul Brynner, Günther Sachs et tant d’autres ont fréquenté la Madrague.
C’est à Saint-Trop’ qu’en 1970, apparurent les premiers monokinis. Ils feront long feu. Dans cette guerre torride entre Anciens et Modernes, adeptes des seins nus, les Anciens l’emportèrent mais qu’importe, les Modernes prendraient leur revanche au début des années 80...
Aujourd’hui, les 6.000 habitants de Saint-Tropez côtoient chaque jour des dizaines de milliers visiteurs venus photographier les yachts. Les yachts et… la gendarmerie. Celle où officia le célèbre adjudant Cruchot, alias Louis de Funès de la série des "Gendarmes" qui fit, avec Brigitte Bardot, la plus efficace campagne de promotion du village varois.


Nous demandons à la ville de Saint-Tropez qu’une rue, une place, une avenue porte le nom de sa plus célèbre habitante…Brigitte Bardot…


Brigitte Bardot, la femme avec un très grand F…retour en arrière…
Enfant déjà, elle passait ses vacances en famille avec sa sœur Mijanou dans le petit village de pêcheurs jadis fréquenté par Colette. C'est d'ailleurs non loin de sa Treille Muscate, aux Canoubiers, qu'en 1958, entre deux prises d'un tournage de Vadim en Espagne, elle acheta pour 24 millions d'anciens francs, meubles compris, son « paradis tropical », La Madrague, bordé de cannisses, cactus, mimosas, figuiers. En son sein, une maison enfouie sous un bougainvillier violet, « avec la mer presque dans le salon », raconte-t-elle. Mais très vite, Brigitte déchantera. Alors qu'elle compte passer l'été dans son nouveau domaine, les incidents s'accumulent. Chauffe-eau en panne, pompe à eau grillée, électricité qui fait des étincelles, toilettes qui débordent... La maison trop longtemps inhabitée nécessite une sérieuse remise en état tout comme ses canalisations... Et le jardin se transforme en « Verdun aux pires moments de la guerre 14-18 », ironise-t-elle dans ses mémoires.
Même si Brigitte par la suite menacera à plusieurs reprises de quitter un Saint- Tropez envahi de touristes et dans lequel elle ne se reconnaît, vendre La Madrague, voire il y a encore quelques années s'exiler en Russie, jamais elle ne mettra ses menaces à exécution. S'accommodant finalement des « petites imperfections » du village qu'elle a propulsé vers une notoriété mondiale. A chaque fois qu'elle évoque ses sorties enjouées à l'Esquinade de Roger et François, les apéros sur le port à l'Escale de Félix et Hélène Giraud, la bouillabaisse de Chez Camille, le petit déjeuner au Gorille au lever du jour, les tablées à la Pagnol chez Georges et Yvette Bain au Café des Arts..., ses yeux scintillent, louant ce temps de l'insouciance. Ou tout était si simple. Si authentique. Comme un paradis perdu où les idylles se nouaient puis se dénouaient au rythme des vagues passionnelles qui l'animaient.
« A cette époque, les fiancés valsaient ! », confirmait feu notre confrère Claude Dronsart. Dans son livre mettant en scène les stars des 70's, BB apparaît moulée dans son mini short en jean, au bras de son boy-friend d’une saison, l’aspirant comédien Laurent Vergez. Elle symbolise la bonne humeur d’une époque bénite. Sans lofteurs poseurs ni soirées pompes à fric… Puis, c’est au côté de Patrick Gilles ou de son couturier fétiche Jean Bouquin qu’on retrouve l’actrice qui fit aussi « don » de sa silhouette au peintre tropézien Vincent Roux. « Bien qu’un peu lunatique, Brigitte était très chaleureuse. Elle s’affichait aux soirées, acceptait facilement une séance photo… De toute façon, nous n’avions pas le choix car elle avait un flair impressionnant pour repérer les photographes. Sa technique était imparable pour les contrarier : soit elle baissait la tête et ses longs cheveux masquaient son visage, soit elle se tournait brusquement ! », racontait Claude Dronsart.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et si BB tourne le dos aux caméras du 7e art en 1973. Ce n'est pas pour se retrouver face aux zooms de paparazzi ni de touristes désespérément plantés sur les bateaux-promenade à scruter l'une des ses baignades devant la Madrague...
Fatiguée d'être continuellement cernée par les téléobjectifs, Brigitte acquiert une vaste parcelle sur les hauteurs de Capon, pour se réfugier et souffler. Elle baptisera son nouveau domaine La Garrigue et dessinera elle-même les plans de sa maisonnette, des quelques dépendances. Et même de la chapelle miniature d'inspiration mexicaine, Notre-Dame-de-la-Garrigue, dédiée à la Sainte-Vierge, où elle prie pour les animaux. Un havre de paix devenu aujourd'hui Éden animalier où elle a recueilli une trentaine de bêtes qui cohabitent en parfaite harmonie.
L'histoire paraît bien loin des fastes d'un Gunter Sachs qui pour la séduire en 1966 bombarda par voie aérienne la Madrague de roses. Des sorties en Mini-Moke pour aller dîner à l'Auberge des Maures. Des cavalcades sur les quais où ses tenues Vichy et autres en font l'icône aux pieds nus d'une mode décontractée Made in Saint- Topez, dont elle chérit les boutiques Chose, Peau d'âne, Mic-Mac. Et bien-sûr Vachon avec « ses modèles qui fleuraient bon la lavande et la sauge » se souvient Brigitte. Alors si à présent, elle veille à ne plus s'aventurer dans ce village où elle fut de toutes les folies, du Voom Voom à La Bonne Fontaine, quelques beaux instantanés de ses dernières apparitions publiques demeurent.
Pour ses 70 ans encore, par une nuit de pleine lune, Brigitte Bardot, se dévoilait sur sa plage fétiche de Pampelonne telle qu’on la rêve : en princesse gitane aux pieds nus, fière et amoureuse de la vie. Dopée par les guitares endiablées de celui qu'elle découvrit à Saint-Tropez en 1978, Chico, alors membre des Gipsy Kings. Elle entrait dans la danse dès son arrivée, envoyant du même coup valser ses problèmes d’arthrose à la hanche qui aujourd'hui l'oblige à s'aider de deux béquilles pour les tâches du quotidien. Fleurs dans les cheveux, longue robe noire, port altier et coupe de champagne dressée, elle poursuivra jusqu'à minuit sa belle sarabande gitane. Invisibilité ou pas, chacun y va de son anecdote sur Brigitte au village. BB qui met en vente ses biens personnels sur le marché de la place des Lices pour sa Fondation, BB qui montre les dents pour le maintien du commissariat, BB qui manifeste contre les chasseurs, etc.
La grande œuvre d'une vie à qui cette année, après ses propriétés de la Madrague et Bazoches, elle léguera La Garrigue. Sa maison de poupée, comme elle aime à le dire, et ses 4 ha acquis à la fin des années 70. Poupée mais pas marionnette, car c'est à cette époque que BB est entrée dans l'âge adulte en écrivant son destin. Préférant partir à l'assaut de la banquise plutôt que se se conformer à celui – figé devant la caméra - que lui prédisait les « Une » des magazines sur papier glacé.
Pour avoir endossé la panoplie démesurée du rêve et avoir su traverser « l'enfer du décor » sans céder aux utopies clignotantes, à la rentrée le monde entier braquera ses curseurs vers Saint-Tropez pour faire un feu de joie à cette femme qui alluma la flamme révolutionnaire de la liberté d'être et de penser dans une France jadis corsetée. Qui préférait la jute à la jupe. Et n'avait pas encore grandi... avec BB.
Source de l’article : Blog Brigitte Bardot :
http://brigitte-bardot.over-blog.net/2016/04/brigitte-bardot-et-saint-tropez-souvenirs-de-2014.html

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  • Maire de Saint-Tropez


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