Pétition fermée
Adressée à Madame la Ministre de L'Ecologie du Développement durable et de l'Energie Madame Ségolène Royal

Non au projet de Réserve Naturelle National de l'Estuaire de la Loire


Madame la Ministre,


Le Collectif départemental des Racines et des Hommes, Protéger sans interdire, regroupant la plupart des composantes de la ruralité, demande le retrait du projet de Réserve Naturelle Nationale de l’Estuaire Loire, introduit par Jean-Louis BORLOO contre l’avis de la plupart des élus, des professionnels, des usagers, du monde associatif et syndical.


Le Collectif s’oppose à la création d’une seconde Réserve Naturelle Nationale en Pays de Retz pour les raisons suivantes :

- L’avifaune migratrice se porte bien comme en attestent les comptages réalisés par Weetland International entre 1995 et 2011.

- L’estuaire est considéré comme un site d’importance internationale pour la migration des oiseaux, ce qui montre que la gestion menée par les acteurs de terrain (propriétaire, exploitants, chasseurs,…) a permis une bonne conservation de ce site.


- La Loire-Atlantique compte déjà : plus de 25.000 hectares de zones humides en réserve (Brière, Plaines de Mazerolles, Marais de Grée, Traicts du Croisic, Ile Dumet, Grandlieu, Basse-Loire…) dont plus de 5.000 rien qu’en Basse Loire ainsi que 150 kilomètres de côtes et de rives.


- Pour nous, la création d’une réserve supplémentaire ne répond à aucun impératif technique. Position confirmée par un rapport scientifique de l’ONCFS montrant qu’à l’échelle nationale,le réseau des zones de quiétude en France des oiseaux d’eau est déjà satisfaisant("Le réseau des sites de quiétude pour les oiseaux d’eau hivernants en France métropolitaine" ; ONCFS 2009).

- L’Estuaire, site classé, fait partie du réseau Natura 2000 au titre des directives Oiseaux et Habitats. La protection européenne n’ est-elle pas suffisante ?

- La Loire Atlantique est l’un des seuls départements côtiers où la chasse de nuit est interdite, ce qui permet à l’avifaune migratrice d’utiliser la totalité du territoire dès la fin de la passée qui ne se pratique, en général, qu’un à deux soirs par semaine (2 heures avant le lever du soleil et 2 heures après son coucher).

- La pression de la chasse sur l’Estuaire reste très faible : 1 chasseur pour 40 hectares et une vingtaine de pièces en moyenne par chasseur et par an.

- La Basse-Loire reste un des derniers bastions de la chasse populaire, où tout chasseur peut pratiquer pour un prix modique.

- Les réserves créées dans les zones humides constituent des réservoirs à sangliers ce qui pose problème en terme de dégâts agricoles et de collisions routières.

- Une protection forte est synonyme d’ interdiction, à plus ou moins long terme ; la chasse et la pêche sont interdites par principe, dans les Réserves Naturelles Nationales ; elles peuvent y être autorisées par dérogation mais à des conditions restrictives et précaires, comme le stipulent les décrets de classement.

- Les chasseurs ne veulent pas être exclus de leur territoire de chasse. En effet, le rapport de 2001 sur les réserves naturelles réalisé par Réserves Naturelles de France et publié par leMinistère de l’Environnement préconise, pour les Réserves Naturelles accueillant des oiseaux d’eaux, d’interdire la chasse sur la Réserve et d’instaurer un périmètre de protection autour.

- La plupart des propriétaires, exploitants et usagers ne veulent pas voir leur propriété dépréciée par la spoliation de leurs droits (chasse/pêche…) et par l’ajout decontraintes nouvelles à celles déjà engendrées par Natura 2000 et le classement du site. Pour les propriétaires, la dépréciation est inéluctable. Pour les usagers, il s’agit d’une expropriation de fait de leurs us et coutumes, sans aucune contrepartie financière. De plus, 9.600 hectares (66% des prairies de l’Estuaire) bénéficient déjà de mesures agro-environnementales (MAE).

- Les gestionnaires ayant maintenu l’Estuaire en bon état de conservation seront écartés de la gestion du territoire dont ils sont propriétaires. La réserve sera gérée par un directeur nommé par le Ministère de l’Ecologie.


- Une R.N.N interdirait un nouveau franchissement de la Loire pourtant indispensable.

- Les élus locaux, soucieux de concilier économie et écologie, de participer à la gestion locale et de parvenir à un nouveau franchissement de l’Estuaire, ne sont pas favorables à ce projet. Ils veulent pouvoir décider de l’avenir de leur territoire, alors qu’en cas de création de la réserve leur avis ne sera que consultatif.

- Le projet est juridiquement contestable car il n’a pas été soumis au comité de pilotage régional de la SCAP constitué après le comité de préfiguration de la Réserve Naturelle Nationale instauré le 26 Novembre 2010.

- Pour le Collectif, ce projet de Réserve Naturelle Nationale ne doit pas être une mesure compensatoire au transfert de l’aéroport vers NOTRE-DAME-DES-LANDES et à la caution du comblement de la vasière de Méan (60 hectares) acté par le projet de Pacte pour l’Estuaire.


Persuadé que vous comprendrez le bien fondé de notre requête et retirerez ce projet dont, sur le terrain, personne ne veut. Et dans cette attente, Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de nos sentiments les plus respectueux et les meilleurs.

Le Collectifs des Racines et des Hommes de Loire-Atlantique

Cette pétition a été remise à:
  • Madame la Ministre de L'Ecologie du Développement durable et de l'Energie Madame Ségolène Royal

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