Non à l'abaissement de l'âge du consentement sexuel à treize ans

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Mesdames Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et Nicole Belloubet, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice,

Nous vous écrivons dans l’espoir que vous saurez faire entendre nos voix par les vôtres auprès de la Cour Suprême de Justice et du Premier Ministre Monsieur Edouard Philippe, afin que le projet de loi en cours, prévoyant d’abaisser l’âge du consentement sexuel des enfants mineurs à treize ans, ne soit pas adopté. 

Nous nous opposons vivement à cet abaissement de l'âge du consentement sexuel à treize ans car il encourage la pédophilie et met nos enfants en danger.

 

A treize ans, on est encore un enfant.

A treize ans, un enfant n’a même pas fini sa croissance.

A treize ans, on démarre à peine sa puberté, au seuil de l'adolescence

A treize ans, un enfant est encore au collège, en classe de quatrième.

A treize ans, un enfant n’a même pas encore son brevet des collèges.

A treize ans, un enfant est encore vulnérable, affectivement, émotionnellement, physiquement.

A treize ans, un enfant est encore sous la protection de ses parents, car enfin, à treize ans, on a encore besoin d’être guidé et protégé par des adultes bienveillants.

 

A treize ans, un enfant n’est pas encore capable de discernement comme un adulte.

Quoique nous nous interrogeons avec effroi, nous parents, nous anciens enfants de treize ans, sur les capacités de discernement dont feront preuve les adultes qui envisagent de faire passer cette loi inadmissble.

 

A treize ans, on n’a rien à faire dans le lit d’un adulte, sous le corps pesant d’un adulte.

Un adulte qui prétend avoir des relations sexuelles avec un mineur, surtout de moins de quinze ans, se rend coupable d’un crime odieux : la pédophilie.

Pourquoi cet acte est-il odieux ?

La pédophilie est un acte odieux justement parce qu’il est infligé sans le consentement de l’enfant qui le subit.

 
A treize ans, l’enfant n’a pas la maturité sexuelle nécessaire pour réaliser un acte sexuel consentant en toute connaissance de cause.

A treize ans, un enfant qui a des relations sexuelles avec un adulte est en réalité un enfant qui subit un viol, ou bien qui est pris dans les immondes mâchoires de la prostitution ; ce qui revient à avoir été violé, et à être violé encore et encore, physiquement, affectivement, émotionnellement, psychologiquement.

 

La pédophilie est un crime qu’il faut dénoncer et punir et non favoriser.

Or une loi abaissant l’âge du consentement sexuel ne ferait que l’encourager.

Pire encore : au lieu de protéger les enfants comme la justice le devrait, cette loi protègerait au contraire les pédophiles. Car cette loi signerait purement et simplement la légalisation de la pédophilie et le viol sur mineur. C'est pour ces raisons que nous nous y opposons fermement et sans détour.

 

Comment dans un pays qui se prétend être société évoluée, démocratique et saine peut-on seulement envisager une telle ignominie ? Pourquoi ce retour en arrière vers des pratiques moyenâgeuses au vingt-et-unième siècle ? Va-t-on à nouveau marier les fillettes de force dans notre pays ?

  

Nous sommes trop nombreuses et trop nombreux à avoir été ou à être en ce moment même alors que je vous écris, les victimes de prédateurs sexuels : ces adultes qui brisent l’enfance par le viol, par la pédophilie.

La littérature est-elle assez abondante pour décrire les séquelles de tels traumatismes? Il est vrai que langues des victimes n'osent pas se délier depuis bien longtemps.

 N’avez-vous pas gardé la mémoire de votre propre enfance ?

Car comme d'autres, j’ai la mémoire de mon enfance et du jour où elle s’est arrêtée brutalement. J’ai gardé la mémoire de l’année de mes treize ans et de cet adulte encadrant qui s’est envolé en toute impunité.

 

C’est donc en tant que mère, que femme et que citoyenne de la France, que je vous demande aujourd’hui de reconsidérer ce projet de loi avec tout le bon sens et l’empathie dont je veux vous croire capables. Ce faisant, vous ne pourrez que la rejeter avec dégoût, ainsi que le font toutes et tous les signataires de la présente pétition.

 

Nous osons faire appel à votre cœur de femme, à votre cœur d’humain, à votre cœur de parent, à votre cœur d'ancien enfant, à votre mission de justice : brisez cette loi tant qu’il en est encore temps. Protégeons nos enfants et ceux de nos concitoyens!

 

Veuillez agréer, Mesdames Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et Nicole Belloubet, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, l’expression de notre haute estime ainsi que nos salutations respectueuses.

Fairian Edwards

 



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