Pétition fermée

Madame la Ministre des affaires sociales, Madame la Ministre de l'écologie, enterrons les lignes à très haute tension pas les enfants

Cette pétition avait 602 signataires


 


Trente quatre années se sont écoulées depuis la publication princeps de Wertheimer (American journal of epidemiology, 1979), qui a montré un lien entre certains cancers de l’enfant et l’exposition aux champs électromagnétiques à basse fréquence (CEM-BF) générés par les lignes à très haute tension (225 à 400 KV). Des dizaines d’études ont été ensuite publiées dans la presse scientifique internationale. Les deux tiers d’entre elles, dont cinq méta-analyses, ont confirmé ce lien surtout pour les enfants exposés aux CEM-BF avec un risque multiplié par 2 de contracter une leucémie lymphoblastique aiguë (LLA). En raison de cette augmentation du risque de leucémie infantile le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé, en 2002, les CEM-BF dans la catégorie 2B, cancérogènes possibles pour l’homme. La France était l’un des rares pays développés à n’avoir fait aucune étude épidémiologique sur son territoire pourtant « enluminé » de 77000 km de lignes à haute tension dont 34450 km supérieures à 225 KV (THT). Les autorités sanitaires précédentes ont alors ordonné des rapports, des synthèses, des auditions publiques qui a l’instar des conclusions de l’OMS ont abouti à préconiser d’autres rapports tout en reconnaissant l’existence d’un lien entre l’exposition de longue durée et la survenue de LLA. Les prétextes à l’absence de décision étaient pour l’essentiel l’existence possible de biais dans les études positives et le fait que le mécanisme biologique ou biophysique de ce lien n’était pas démontré...Comme si l’absence de connaissance d’un mécanisme mettait en question le fait !
Tout récemment, ont été publiés dans the Bristish Journal of Cancer (BJC, C. Sermage-Faure, 2013 Apr 4. doi: 10.1038/bjc.2013.128.), les résultats d’une première étude nationale française réalisée par l’équipe INSERM de Madame Jacqueline Clavel. L’étude a porté sur un collectif de 2779 enfants leucémiques et 30000 contrôles. Tous les biais possibles ont été éliminés. L’étude a formellement démontré une augmentation du risque leucémique de 1,6 chez les enfants de moins de cinq ans résidant entre 50 et 100 m d’une ligne THT et de 2,6 entre 0 et 49 m, avec une précision de ± 20 m. Il est aujourd’hui impensable voire criminel de ne rien changer à la législation et de laisser plus longtemps ces lignes menacer la vie de nos enfants. Nous réfutons l’argument souvent entendu que l’absence de précaution serait justifiée par le faible nombre d’enfants concernés et la possibilité de guérison…
La population du Nord-Pas-de-Calais se voit imposer par la société réseau de transport d’électricité (RTE) avec ce simulacre de concertation qui dans les faits n’est qu’une information, une ligne THT à 400000 volts, de 30 km, entre Avelin et Gavrelle. Elle survolera 13 de nos villes et villages dont la population est la plus défavorisée de France en termes de niveau social, d’espérance de vie et de médicalisation. Par contre elle est l’une des premières pour la densité de la population, la mortalité infantile, l’incidence des cancers et des hémopathies malignes. Prendre le risque d’y ajouter des leucémies chez l’enfant, n’est pas responsable. L’enfouissement de la ligne serait une solution acceptable qui limiterait l’exposition aux radiations et l’impact psychologique, visuel, auditif, et respecterait notre cadre de vie. RTE refuse l’enfouissement de 30 km de ligne pour des raisons de coûts et de technicité, alors qu’on l’autorise pour les lignes Marseille-Nice, (130 km), Lorient-Saint Brieuc (80 km), et Perpignan-Figueras (94 km) enterrée par Monsieur Borloo. Le Nord-Pas-de-Calais serait-il une sous-région ? Aurions-nous droit à la dernière ligne THT aérienne ?
Nous, citoyens, médecins et personnels de santé concernés demandons l’application urgente du principe de précaution. Nous demandons la suspension des projets et un moratoire sur la construction de ces lignes THT aériennes. Il faut laisser le temps aux chercheurs de préciser les mécanismes de l‘agressivité biologique de l’exposition aux CEM surtout de faible intensité mais de longue durée. Il faut laisser aux industriels responsables le temps nécessaire aux innovations technologiques qui rendront l’enfouissement plus simple et moins cher. A moins que les besoins énergétiques diminuant, l’utilité de cette ligne soit à reconsidérer.
Dans l’espoir fondé que vous prêterez à notre requête l’attention qu’elle mérite nous vous assurons Madame le Ministre de nos fort respectueux sentiments.



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