Pour une psychiatrie de l'espoir dans le respect de la dignité des patients.

Pour une psychiatrie de l'espoir dans le respect de la dignité des patients.

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Monique BAUDOIN a lancé cette pétition adressée à Madame la Ministre de la santé, Madame la Contrôleure Générale des Lieux de Privation de Libertés.

Marc notre fils est décédé des suites de maltraitances, détruit par 9 mois d'isolement dont 3 mois de contention totale (4 membres plus abdomen) où Il n'avait rien pour s'occuper et où nous avons été interdits de visites pendant 3 mois. Les traitements étaient inefficaces, le diagnostique incertain, les interactions de prescriptions sans limites, hors de contrôle au vu du nombre d'intervenants témoignant ainsi d'un manque de travail en équipe.

La dignité du patient n'a pas été respectée: En pyjama, sans dents alors qu'il est rentré avec un appareil récent, parfaitement fonctionnel qui lui a été enlevé sans raisons. Nous n'avons pas cessé d'intervenir pour demander qu'il puisse porter cet appareil. Nous n'avons pas été entendus. Il est resté ainsi obligé de manger tout mixé.

Après ces 9 mois de prison psychiatrique et pour des raisons de service, il a pu intégrer une chambre normale qu'il n'avait pas le droit de quitter librement. Droit qui lui était parfois rappelé sèchement. Ainsi, il n'avait pas vraiment accès à la télé et au contact des autres patients.

Le régime de contentions des trois premiers mois a entraîné des séquelles psychiques et physiques: Équilibre et déplacements. L'intervention de kinésithérapeute, d'ergothérapeute est intervenue à minima.

Nous nous sommes tous les jours insurgés contre tout ce que vivait Marc au quotidien. Non seulement nous n'avons pas été entendus mais parfois nous avons eu le sentiment d'être méprisés.

A Marc, les psychiatres n'ont pas donné d'espoir en tablant sur les possibles et les désirs dont il faisait preuve avec nous si tendrement.

Le 20 février 2019, sans surveillance, malgré nos appels au secours formels destinés au plus haut niveau hiérarchique de la psychiatrie locale, Marc a été trouvé inanimé dans sa chambre. Souffrant d'un traumatisme crânien très grave, inopérable, il est décédé 4 jours plus tard sans avoir repris connaissance. Face à ce drame ultime, nous estimons légitime d'évoquer la maltraitance et la non-assistance à personne en danger.

A présent nous sommes dans la douleur et la colère face à ce qu'on peut qualifier de naufrage psychiatrique. Pour autant nous souhaitons que la disparition de notre enfant serve à interpeller les consciences de l'institution psychiatrique française bien au delà de l'argument du manque de moyens qui sert trop souvent d'alibi. C'est la raison pour laquelle nous voulons témoigner en particulier au travers de cette pétition que nous vous invitons à signer.

Nous voulons pour tous les malades psychiques, en particulier les plus éprouvés qu'ils puissent dans un cadre multidisciplinaire structuré, incluant les aidants, bénéficier des meilleures stratégies de soins disponibles, que l'isolement avec ou sans contentions soit l'exception et non pas la facilité, que leur dignité soit respectée et qu'ils puissent être accompagnés par leurs proches en toutes circonstances comme c'est le cas dans toutes les unités de soins.

Mai 2019

Monique et Michel ses parents

 

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