La déconfiture hospitalière française

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Le premier hôpital de Pairs fût fondé par Louis IX (Saint Louis), après son retour de la septième croisade vers 1255 pour lutter contre les épidémies. 

Depuis, en passant par l'oeuvre de bienfaisance, la compassion morale, la solution administrative et répressive sous le règne de Louis XIV, un édit du 27 avril 1656 entraîne la création à Paris de la Salpêtrière, la Pitié, Bicêtre, etc., phénomène étendu ensuite à toutes les grandes villes du royaume sous la tutelle de hauts dignitaires. 

Sous la révolution, le directoire étatise l'hôpital par le décret du 11 juillet 1794, mais très vite apparait le déficit face à l'augmentation exponentielle des dépenses. Echaudé par cette désastreuse nationalisation, il municipalise ces établissements via un nouveau décret, le 7 octobre 1796. 

Telle est l'origine historique d'unte tutelle très étroite entre l'hôpital et la commune, le maire étant président du Conseil d'Administration des hôpitaux. 

Ceci n'est plus vrai depuis la loi HPST (loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire) du 21 juillet 2009. 

A noter la création du C.H.U.R. (Centre Hospitalier Universitaire Régional, par ordonnance de Robert DEBRÉ, le 30 décembre 1958.

 

En bref: 

Depuis 1941, de décrets en lois et de lois en décrets, de déficit en gouffres financiers pour finir de nos jours par le plan Hôpital 2007.

Coût hospitalier: environ 8% du PIB consacré aux dépenses de santé et en constante augmentation. Constat récurent! Opacité de gestion (là où se situe peut-être,voire certainement, la clef de l'énigme).

Il est inacceptable aujourd'hui de voir le personnel soignant en situation de précarité, et donc d'être dans l'incapacité d'accéder à la propriété du fait de contrats de travail en CDD à répétitions, générant le refus des banques pour l'octroi d'un prêt. Quelques 240 établissements vont faire l'objet d'un réajustement, pour ne pas dire d'une élimination, sur le territoire! 

Il faut tout mettre à plat et reformuler l'Hôpital. Tout le monde doit y mettre du sien, car chaque français est concerné.

 

    - Ceci est un problème de société

    - La politique hospitalière doit se traiter par le peuple via nos élus, et l'hôpital de proximité doit demeurer dans nos campagnes et nos petites villes. 

Mobilisons-nous pour que perdure ce système de santé publique qui nous est cher, de façon à éviter que nos proches meurent devant un établissement dépourvu de services pour le sacro-saint argent. 

Pourquoi cette pétition? 

- Pour le maintien des hôpitaux de proximité 

- Pour le rétablissement des services déjà fermés

-Parce que l'accès aux soins est un droit pour tous et l'égalité des chances un devoir du service public.

Comité de Soutien des Hôpitaux (CODESOHO)

 

Signons. 

 

 



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