De l'aide pour une amie victime de harcèlement de la part de son ex-compagnon

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !


Femmes maltraitées : pour une application de la loi, rien que la loi mais toute la loi

 

Pétition adressée à Monsieur le Président de la République

                                   Madame la Ministre de la Justice

 

 

Depuis le 1er janvier 2019, plus de 60 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leur compagnon. Auparavant, battues, menacées, harcelées, elles avaient certainement appelé au secours, entrepris des démarches pour mettre fin à cette situation de violence conjugale, déposé des plaintes, espéré, en vain, un procès. Justice ne leur a pas été rendue et plus jamais cela ne sera possible.

 

Aussi est-ce avec angoisse que nous voyons l’une de nos amies face à cette situation et pas plus que ses compagnes d’infortune, elle ne parvient à se faire entendre. En butte aux menées de son ex-compagnon dont elle est séparée depuis 2011, elle se trouve insultée et gravement menacée par celui-ci, de même que son fils, même pas épargné par son père au point qu’il a cassé son téléphone portable pour ne plus recevoir de messages. L’individu en question est allé jusqu’à mettre le feu chez eux. Ce soir, ce sont de claires menaces de mort qui ont été reçues par notre amie sur son téléphone.

 

Mais alors direz-vous, qu’a-t-elle fait puisque cette insupportable situation perdure ? Ce qu’il fallait faire et dont elle pensait que cela serait suffisant pour retrouver sa tranquillité : mains courantes à la gendarmerie, plaintes en bonne et due forme. Rien n’avance, l’individu n’est même pas convoqué. Pire : son fils, adolescent, est tombé malade au point qu’on devra le soigner en milieu psychiatrique. Notre amie ne va pas bien non plus, vivant dans une terreur constante.

 

Monsieur le président de la République, vous avez fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une grande cause nationale : comment se fait-il que notre amie, en grand danger, ne parvienne pas à se faire rendre justice ? Qui prendra ses plaintes en considération et lui permettra, ainsi qu’à toutes les femmes qui sont dans le même cas, de retrouver une vie normale ? L’arsenal juridique le permet, que faut-il faire pour le déclencher ? Nous finissons par douter de l’efficacité des structures existantes et ne voyons d’autre solution que de nous en remettre à vous et à Madame la Ministre de la Justice. Puissions-nous être entendus, avant qu’il soit trop tard.