Non à l'expulsion d'Ibrahima dans l'enfer des camps de Malte !

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Dans quelques jours, Ibrahima va être expulsé dans l’enfer des camps de Malte !

Après un parcours traumatisant, dont le passage en Libye où il a été emprisonné et a subi des violences ; une traversée agitée de la Méditerranée qui a duré plus de 25 heures, la route de l’Italie étant fermée, Ibrahima, jeune Guinéen de 26 ans, a débarqué début 2019 à Malte. Il a été emprisonné 4 mois dans le hotspot de Marsa, un des 2 centres de détention où sont enfermés tous les migrants débarqués par les navires humanitaires, jusqu’à 18 mois, privés de liberté et de leurs effets personnels, y compris leur argent.

Ibrahima raconte l’enfer qu’il y a vécu. Logés à 8 personnes dans un container, sans contacts avec l’extérieur, sans téléphone, sans soins à part une visite de Médecins du Monde en 4 mois. Le camp qui détenait plusieurs centaines de personnes était très sale, les gardiens violents et méprisants.

Après la prise d’empreintes, il a été transféré au camp de Hal Far, le principal centre d’hébergement pour migrants à Malte, qui accueille plus de 1 500 personnes dans des conditions extrêmement précaires. Surpeuplé, avec installations vétustes, présence de rats et de cafards, manque de nourriture, eau non potable, privation de liberté, eau coupée de 7h à 18h.

Il réussit à s'enfuir pendant les révoltes contre les conditions de vie inhumaines qui secouent le camp en octobre 2019, et parvient à rejoindre la France en passant par l'Italie.

https://www.infomigrants.net/fr/post/20464/reportage-a-malte-tous-les-migrants-passent-par-la-case-prison

Ibrahima n’était même pas au courant qu’il avait demandé l’asile, ce qu’il ne souhaitait pas : il n’a jamais vu de dossier, jamais passé d’entretien, il n’a eu aucune information en français et se demande sur quelle base a été faite cette demande d’asile dont il ignore d’ailleurs la réponse.

Ibrahima est francophone et voulait demander l’asile en France, se construire un avenir dans ce pays où il s’est réfugié.

Mais voilà, en vertu des accords Dublin, le premier pays d’Europe où il a posé ses empreintes est chargé de sa demande d’asile, même si ce pays est un enfer pour les demandeurs d’asile.

Monsieur le Préfet, nous, citoyens d’Occitanie et d’ailleurs, nous vous implorons de laisser Ibrahima auprès de nous, à Montpellier, où il pourrait enfin trouver un peu de paix, de dignité et d’humanité. Laissez-le, comme vous en avez le pouvoir, demander l’asile en France.