Défendons nos arbres face à l'immobilier! Condamnons le mensonge!

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   Le 23 avril 2018, la société immobilière Kaufman & Broad a lancé la démolition d’un ex-magasin dont elle avait acheté la parcelle, au 37 avenue d’Espagne à Anglet, pour y construire une résidence.

   Cette parcelle était ornée, sur tout son pourtour, d’un beau parc riche en arbres de taille et d’espèces variées, dont plusieurs contribuaient par leur ampleur ou leur majesté à l’agrément de ce quartier en plein centre d’Anglet.

   Ayant connaissance du projet, je m’étais particulièrement soucié de deux magnifiques sapins placés en bordure ouest du terrain. « J’espère que vous n’abattrez pas ces deux arbres ! » avais-je dit lors d’une réunion en janvier 17. – Ah non ! Nous allons juste les élaguer bien comme il faut. » Telle fut la réponse du Directeur adjoint.

   Mais quand les travaux furent là, d’un seul coup, l’un des sapins disparut dans les tenailles des pelleteuses. Les plans avaient été changés sans avertir personne, surtout pas ceux à qui l’on avait promis le contraire ! Le deuxième sapin lui, eut un court sursis, suite au remue-ménage que cette action causa parmi les riverains, dont certains étaient en état de choc. J’en ai vu pleurer juste après avoir assisté à la scène du premier abattage. En hâte, j’initiai une rencontre avec le cadre technique de K & B chargé du chantier. Je vis tout de suite qu’il n’avait nulle volonté de sauver l’arbre. Son sort était réglé depuis longtemps.

   Tout le monde, à Anglet, tombe d’accord pour qualifier cela de CRIME CONTRE L’ENVIRONNEMENT, j’ai entendu aussi « dévastation », « sinistre », « vandalisme » et poliment je passe sur tous les noms d’oiseaux qui arrosent la société K & B dans la bouche d’une population révoltée.

 


   Que sont donc ces arbres ?

   Pour nous, des êtres vivants. Ils ont droit à une protection. Ils embellissent notre décor de vie. Ils nous apaisent, dans ce monde qui nous pousse à la limite du stress. Ils sont aussi notre mémoire. Sans eux nous serions condamnés. Et en échange de cela, ils ne demandent qu’un peu de respect.

   Un premier pas a été fait : les espèces protégées. Mais quand on voit un arbre splendide qui n’a pas l’heureux privilège d’y porter son nom, l’on sent au plus profond de soi qu’il faut le protéger aussi.

   Les promoteurs se jouent une terrible, funeste comédie : ne pas avouer qu’ils ont eux aussi un cœur qui ressent la même chose. J’ai dit au cadre technique : « Je vous mets au défi, monsieur, de vous placer debout devant cet arbre et là, face à lui, d’oser dire : cet arbre doit être abattu. » Il s’est protégé par la même réaction qu’ils ont tous : en ricanant. Et de nous reprocher finalement d’avoir… (je cite) : « un côté sentimental » !

   Parce qu’on sait que la nature est indispensable à l’homme et que c’est elle qui lui a permis de vivre pendant des millénaires, on est juste « sentimental » ???

   Etudiant, je me promenais avec un sac où était écrit : « Quand le dernier arbre sera rasé, le dernier poisson pêché, le dernier fleuve empoisonné, alors seulement vous comprendrez… qu’on ne peut pas manger de l’argent. »

   Les promoteurs pour l’instant, subordonnent tout à l’ARGENT. Ils investissent une parcelle, et préoccupés exclusivement de sa rentabilité, la construisent en entier, dans le seul respect des lois d’urbanisme. Résultat : excepté sur certaines zones dites « classées » où le traitement paysager est obligatoire, et excepté les espèces d’arbres dites « protégées », de superbes essences et des arbres majestueux sont broyés par les mâchoires voraces des pelleteuses.

   Quand je les avertis que cela va changer, que dans quelque temps ils ne pourront plus saccager de magnifiques sapins comme celui, haut de 21 mètres (huit étages!), que vous voyez en photo et que nous avons tenté de sauver, ils prennent un sourire hautain et condescendant, l’air de dire : « Quelles élucubrations ! »

 


   Ils ne voient pas.

   Mais le vent souffle, et heureusement, il souffle très vite ! A Anglet, tout le monde en a marre. Un nombre impressionnant de personnes me disent qu’elles veulent partir, d’autres sont déjà parties, on se plaint qu’Anglet soit transformé en parc résidentiel sans âme où l’on se regardera, bientôt, où l’on s’épiera, de balcon à balcon, juste séparés par de chétifs arbrisseaux de pacotille qui servent de prétexte aux constructeurs pour dire qu’ils arborent.

   Pourquoi nous avaient-ils annoncé qu’ils allaient juste élaguer nos sapins ? Parce qu’ils se doutaient que pour nous c’était important. La stratégie des promoteurs consiste à tout cacher dans un premier temps. Nous n’arrivions même pas à savoir (malgré d’énergiques interpellations) la hauteur de leurs murs et la distance avec les voisins. Ils prétendaient que la loi leur interdisait de révéler ces choses avant d’avoir le permis de construire, ce qui est archifaux ! Puis un jour… action ! Et là, vous pouvez courir affolé devant les bulldozers, en constatant des « anomalies » : il est bien trop tard. Ces comportements cyniques, sont indignes d’une société comme d’une personne qui se respecte.

 


   EN CONSEQUENCE :

   1. Aux promoteurs immobiliers, je rappelle qu’avant de représenter des sociétés, eux-mêmes sont aussi des personnes. Habitant une maison et un cadre de vie qu’ils ne souhaitent pas qu’on dégrade, ils sont tenus comme tout un chacun de ne pas infliger aux autres ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fasse.

   2. J’appelle à une mobilisation générale pour qu’à terme, l’intégration dans les plans de construction des beaux arbres déjà en place soit obligatoire. Ils ne comptent pas pour du beurre ! Ils sont essentiels à un habitat de qualité, reposant, apte à nous ressourcer des rythmes effrayants du monde contemporain.

   3. Je dénonce enfin la perdition, méthodique et programmée, d’une ville qui est la mienne depuis l’âge de sept ans, et qu’on livre en pâture à une vague immobilière déchaînée, dont les représentants élus portent la co-responsabilité en accueillant les projets et en les soutenant même au mépris du sentiment de la population.

   UNISSEZ-VOUS, EXPRIMEZ-VOUS ! Si quelqu’un vous dit : « Tu ne peux pas faire grand-chose, tu n’es qu’une goutte d’eau dans la mer », vous savez ce qu’il faut répliquer sur-le-champ : - La mer n’est faite d’autre chose que de gouttes d’eau. »

   Les gouttes se mettent en mouvement, puis par un effort continu, forment bientôt une vague… que plus rien n’arrête ! Et à ce moment-là : LE MONDE CHANGE.

   Aujourd’hui faites le premier geste : signez cette pétition !

   Merci du fond de mon cœur.

 


   Philippe Kringer.



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