Pétition fermée

Ils polluent : les pneus usagés doivent être acceptés dans les déchetteries

Cette pétition avait 64 signataires


Charentaise depuis l'an dernier, j'ai acheté une maison dans le sud du département,  et j'ai constaté la présence sur mon terrain de nombreux déchets, que j'ai rapporté bien sagement à la déchetterie la plus proche de chez moi. Jusque là, rien que de très normal.

Mais le problème est ailleurs. Car les seuls déchets refusés par les déchetteries sont les pneus usagés. Hélas en grand nombre chez moi, dont des pneus de tracteur.

Interrogé par mes soins, la société responsable du traitement des déchets en Charente, Calitom, m'a indiqué qu'aucune solution n'était prévue, malgré le grand nombre d'appels d'usagers dans le même cas, dont certains voient leurs propriétés polluées par des centaines de ces pneus, jetés là par des gens qui n'ont pas trouvé d'autre solution pour s'en débarrasser.

On l'a vu il y a peu, il reste évidemment la solution d'aller déverser nos pneus usagés sur les parkings des supermarchés, mais il faut avoir un gros tracteur pour les transporter, ce qui n'est possible qu'aux agriculteurs !

Comme ailleurs, il existe pourtant des entreprises en Charente, qui recyclent les pneus usagés : j'ai trouvé par exemple l'entreprise William Sabatier, à Balzac. Mais le tarif de ce traitement est élevé : 160 euros la tonne pour des particuliers, un prix auquel il faut rajouter le prix du transport. Et qui reste à la charge du contribuable, qui paye pourtant déjà des impôts et autres taxes sur ce sujet.

Le motif invoqué pour ce refus, par Calitom ici, et par les autres sociétés ailleurs,  c'est que les pneus usagés sont repris par les garagistes. Oui, ils reprennent les pneus, à condition qu'on leur achète des pneus neufs, mais ça s'arrête là, et ce qui est possible en ville ne l'est évidemment pas en campagne. J'imagine que si j'allais abandonner des pneus place de la Concorde à Paris, ils seraient rapidement enlevés. Mais ici, en zone rurale ? Alors que nous payons les mêmes impôts, serions nous des citoyens de seconde zone ?

Parce que les pneus usagés, non seulement sont inesthétiques, mais surtout, ne sont pas biodégradables, et contiennent des composants chimiques extrêmement polluants.

Alors, Messieurs et Mesdames les élus, après les promesses de la Cop 21, c'est le moment d'engager des actions simples et concrètes pour faciliter la vie des citoyens, et pour préserver la nature : les déchetteries doivent accepter les pneumatiques, nos campagnes seront moins polluées, et des emplois seront créés...



Nathalie compte sur vous aujourd'hui

Nathalie CHALUT a besoin de votre aide pour sa pétition “M. le Directeur de la société Calitom: Ils sont moches et ils polluent : les pneus usagés doivent être recyclés”. Rejoignez Nathalie et 63 signataires.