Pour que la sécurité, la santé et la scolarité des élèves soient la priorité de l'UNSS

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LES FAITS : La Section Rugby du lycée Lesage de Vannes se retrouve en 2018 exclue de toute compétition scolaire pour ne pas avoir respecté un point du règlement de l'UNSS qui oblige les équipes à rester au protocole de clôture. Or les horaires de train imposaient à la délégation de Vannes de quitter Nîmes plus tôt. Rester à la cérémonie protocolaire l'obligeait à passer une nuit blanche dans une gare parisienne en plein Plan Vigipirate.

L'autre solution était de rester une nuit supplémentaire sur site ce que les finances de l’Association sportive n’autorisent pas.

Les responsables de la section sportive ont fait un autre choix, celui d’un horaire de retour « raisonnable » : départ en début d’après-midi, arrivée en soirée (22 heures) ce qui permettait aux élèves d’être présents en cours le lendemain matin. Aussi pour la première fois en 10 ans de participation, les encadrants ont fait valoir dès l’inscription auprès des organisateurs qu’il leur était impossible pour les motifs ci-dessus de rester à la cérémonie protocolaire placée en fin d’après-midi.

Pour avoir fait ce choix la Section Sportive est exclue du championnat en 2018, les élèves, punis, privés de compétitions. Cette décision est très mal vécue par nos jeunes sportifs et alimente chez eux un fort sentiment d'injustice et de révolte.

Cette décision n'est pas qu'une sanction sportive . Elle interroge sur l'attitude de l’UNSS à l’égard de :

* LA SECURITÉ DES ÉLÈVES : Alors que le plan Vigipirate en vigueur en mai 2017 oblige tous les acteurs nationaux à une démarche de vigilance et de prévention, peut-on accepter que dans le même temps l’UNSS envisage avec sérénité d’imposer à 21 jeunes une nuit d’attente dans une gare parisienne ?

* LA SANTÉ DES ÉLÈVES : Peut-on faire abstraction de la somme de fatigue engendrée chez les jeunes par une nuit blanche venant s’ajouter à deux jours de pratique sportive intensive ? Doit-on accepter que la participation à un championnat scolaire ait pour conséquence de porter les élèves au bord de l’épuisement à quelques jours d’un examen (Bac de Français) ?

* LA SCOLARITÉ DES ÉLÈVES : Les championnats de France se déroulent sur le temps scolaire. Ils privent de ce fait les élèves de 3 jours de cours au troisième trimestre, ce à quelques jours du bac de Français pour les élèves de 1ère.  Est-ce nécessaire que l'UNSS par ses obligations augmente l’absentéisme de jeunes sportifs déjà confrontés à la difficulté de concilier pratique sportive intensive et exigences scolaires ?

 * L’ÉGALITÉ DE TOUS LES ÉLÈVES : Sollicitée, la Direction Nationale de L’UNSS a confirmé la sanction, la justifiant en faisant notamment valoir que la délégation de Strasbourg était présente au protocole. Nul doute que Strasbourg, 270 000 habitants, siège d’Institution Européenne est nettement mieux desservie en TGV que Vannes, simple ville de province située en Bretagne. Peut-on accepter qu’un service de l’Education Nationale renforce les inégalités territoriales, appliquant aux élèves des établissements plus enclavés le principe de la double peine :  difficulté de transport + sanction sportive ?   

Les organisateurs ont été prévenus par mail dès que sus les problèmes de transport. Ils ont accepté l’inscription, organisé l’hébergement et la participation au tournoi, encaissé le chèque correspondant au séjour, et mis à disposition une navette pour reconduire la délégation à la gare en début d’après-midi. Si les organisateurs n’ont effectivement jamais donné d’autorisation écrite à un retour anticipé, ils n’ont pas non plus manifesté leur refus. N’y-a-t-il pas là tacite acceptation ?

  Au final nous déplorons que l’UNSS fasse systématiquement prévaloir le respect d’un protocole sur la sécurité, la santé et la réussite scolaire des jeunes.

 Nous avons peine à imaginer que l’UNSS ne puisse faire preuve de bienveillance à l’égard des élèves et se montre incapable de tenir compte de la spécificité des établissements scolaires : tout élève doit pouvoir au-delà de la situation géographique ou financière de son établissement participer en toute sécurité et dans le respect de sa santé aux compétitions de l’UNSS.

Tout élève doit pouvoir grandir en ayant confiance dans les décisions des responsables qui les accompagnent. En d’autres termes il est des décisions hâtives prises dans des bureaux qui dévastent le travail accompli sur le terrain.

Faut-il rajouter que si la sanction est maintenue c’est un signe très fort envoyé aux responsables et encadrants. Doivent-ils pour préserver l’intérêt sportif des élèves faire passer au second plan leur sécurité et leur scolarité ? Doit-on accepter l’idée que les championnats de France ne soient bientôt réservés qu’aux A.S financièrement nanties ?

 Revenir sur l'exclusion de la section sportive signifierait que l'UNSS fait de la sécurité et la scolarité des élèves LA PRIORITÉ de sa mission éducative et sportive.



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