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Qui est le Procureur François Molins?/Who is Public Prosecutor Francois Molins?

Free Tariq Ramadan

Feb 14, 2018 — (*English below)

FRANCOIS MOLINS : L’HOMME DONT ON NE PARLE JAMAIS

Depuis quelques semaines, les médias nous parlent de tous ces avocats, ces différents juges et ces quelques personnalités médiatiques impliquées d’une manière ou d’une autre dans l’affaire Ramadan.

On reste pantois quand on apprend que des politologues, des intellectuels, des journalistes sont intervenus dans cette affaire, et ceci, dès 2009.

Que viennent faire des personnalités médiatiques et politiques comme Ian Hamel, Caroline Fourest, Jean-Claude Elfassi, Antoine Sfeir et d’autres encore dans une affaire qu’on veut nous présenter comme une simple affaire de mœurs ?

Le seul point qui rassemble tous ces personnages est la haine idéologique du discours de Tariq Ramadan.

Mais il est un nom que les médias citent très peu. Il est pourtant central dans cette affaire. C’est le Procureur de la République en charge de cette affaire : M. François Molins.

Le silence de ce magistrat autorisé et habitué à communiquer comme peuvent le faire ses confrères lors d’autres affaires retentissantes est assourdissant.

Pour cette affaire-là, il a apparemment considéré qu’il était préférable de travailler dans l’ombre et de ne pas apparaître médiatiquement comme il est habitué à le faire.

Pourquoi ? Qui est-il et que fait-il ?

Revenons dès le début de cette affaire. Le 20 octobre 2017, Henda Ayari dépose plainte contre Tariq Ramadan auprès du parquet de Rouen.

Pour une raison ignorée et que les règles de droit n'expliquent pas, ce parquet est dessaisi au profit du parquet de Paris dans ce qui semble n'être qu'une affaire de droit commun.

Celui qui devra donc diriger l'enquête n'est autre que François Molins, une personne plutôt habituée à gérer les affaires de terrorisme islamique.

C'est sous la direction de ce dernier que les enquêteurs de la Police Judiciaire travaillent. Il est ni plus ni moins que le patron des policiers en charge des investigations et du déroulement de la garde a vue de Tariq Ramadan.

C'est également lui qui est à l'origine des réquisitions tendant à la détention provisoire de Tariq Ramadan.

C’est donc bien M. Molins, Procureur de la République, qui est à l'origine de l'incarcération de Tariq Ramadan.

Revenons aux éléments d'appréciation ayant motivé les réquisitions de ce procureur de la République :

1- Tariq Ramadan pourrait exercer des pressions

Sur ce premier point, Tariq Ramadan, n'a jamais usé de pressions de quelque nature que ce soit à l'endroit des victimes présumées. L’on voit donc mal comment et pourquoi il s’en prendrait à elles, ce qui le cas échéant le mettrait réellement en difficulté.

Au contraire, dès le départ sur les réseaux sociaux, il a toujours appelé à la mesure et à ne pas s’en prendre aux plaignantes.

De plus, le code de procédure pénale ne désigne en aucun cas ceci comme un motif justifiant une détention provisoire.

2- La détention provisoire comme « garantie de représentation en justice de la personne mise en examen ».

Il est bon de rappeler que Tariq Ramadan s’est spontanément, et en connaissance des risques encourus, présenté devant les enquêteurs, matérialisant ainsi sa parfaite collaboration.

Ajoutant également qu’astreindre Tariq Ramadan à une mesure de contrôle judiciaire stricte (avec notamment l’interdiction d’entrer contact avec les plaignantes, l’interdiction de paraître sur tel ou tel secteur, interdiction de communiquer à la presse ou sur les réseaux sociaux, obligation de pointage, etc.) semble davantage pertinent concernant ce type d’affaire.

L’invocation par les médias français du “passeport égyptien” que possèderait Tariq Ramadan sous-entendant qu’il pourrait s’y réfugier est risible.

Tout d’abord Tariq Ramadan ne possède pas de passeport égyptien. Et ensuite Tariq Ramadan n’est pas autorisé à entrer dans l’Égypte du Maréchal Sissi du fait de son opposition à cette dictature.

En fait, dans les annales du Droit, il n’est pas une enquête pour viol sur personne majeure datant de plusieurs années pour laquelle l’auteur présumé est placé en détention provisoire alors même que les charges sont insuffisantes et les éléments communiqués par les plaignants fragiles.

Tout ce qui vient d’être exposé n’est pas méconnu du Procureur de la République François Molins.

Alors pourquoi tant d’acharnement ?

« La police judiciaire est exercée, sous la direction du procureur de la République, par les officiers et agents » sanctifie l’art. 12 du Code de Procédure Pénale.

François Molins est donc le directeur de la Police Judiciaire. C'est donc lui qui a été destinataire de ce document qui contredirait les déclarations de l’une des plaignantes et qui n’a jamais fait fait l’objet d’une exploitation judiciaire ni d’une enquête policière pour en vérifier l’authenticité.

François Molins est un magistrat. Mais pas n'importe quel magistrat. Il est le Procureur de la République à Paris.

A la différence de ses confrères provinciaux, François Molins est affecté au tribunal de grande instance de Paris ayant une compétence nationale sur les affaires de terrorisme. Ce n’est pas une personnalité de l’appareil juridique anodine.

François Molins a été chargé des attaques majeures survenues en France : notamment en mars 2012, les tueries perpétrées par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban, la tuerie à Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre 2015, l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray et l'attentat du 20 avril 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées.

Il est également chargé de l'enquête sur les tentatives d'attentats prévus le 1er décembre 2016 par la cellule terroriste de Strasbourg et Marseille.

A ce stade de « l’affaire Tariq Ramadan », personne ne connaît réellement l'épaisseur des investigations menées tant lors des investigations qu'au cours des auditions de garde à vue de Tariq Ramadan.

Pas même les journalistes qui n'hésitent pas à s'ériger en juges suprêmes en condamnant Tariq Ramadan sur la base de fuites réelles ou supposées mais en tous les cas bien partielles et bien partiales.

Il suffit pour seul exemple, parmi tant d'autres, de s'arrêter sur l’épisode de la cicatrice, supposément avoir mis en difficulté Tariq Ramadan lorsqu'il a été interrogé à ce sujet par un enquêteur.

Si tous les médias se sont emparés de ce détail de la garde à vue afin de pérenniser la cabale menée sur Tariq Ramadan, en revanche, un seul média (http://www.lejdd.fr/societe/faits-divers/lenquete-qui-accuse-tariq-ramadan-3564416) met en évidence que "la plaignante a été incapable de décrire et de situer précisément cette cicatrice".

Toutes ces questions autour de François Molins, homme de l’ombre que les grands médias français ne citent plus, resteront donc en suspens jusqu’à ce qu’il se décide à communiquer pour qu’on comprenne ce qu’il en est.

C’est important. Il ne s’agit pas seulement d’une affaire de mœurs comme le croient certains. Il s’agit de la crédibilité de l’appareil judiciaire français et de sa réelle indépendance, la condition indispensable pour l’existence d’un véritable État de Droit.

D’ici là, il serait bon que Tariq Ramadan soit libéré ce jeudi et qu’il soit mis fin à sa détention préventive qui n’a aucun sens.

Comité de soutien Tariq Ramadan
freetariqramadan.com

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FRANCOIS MOLINS: A MAN WHO REMAINS SILENT

In recent weeks, the media has talked unceasingly of lawyers, judges and some media personalities involved in one way or another in the Ramadan case

It is astonishing to learn that political scientists, intellectuals and journalists have intervened in this case going back from 2009.

What business do media and political personalities like Ian Hamel, Caroline Fourest, Jean-Claude Elfassi, Antoine Sfeir and others have in what should be a simple issue of morals?

The only point that brings all these characters together is their ideological hatred of Tariq Ramadan's discourse and message.

It is interesting to note that there is a name that the media quote very little. He is nevertheless central in this affair.

He is the Prosecutor of the French Republic in charge of this case: Mr. François Molins.

The silence of this authorized magistrate, who is used to communicating as his colleagues do in other resounding cases, is deafening.

For this case, he apparently considered it better to work in the shadows and not to appear in the media as he is used to doing.

Why? Who is he and what is he up to? Let's go back to the beginning of this case.

On October 20, 2017, Henda Ayari files a complaint against Tariq Ramadan at the Rouen public prosecutor's office.

For some unknown reason that the rule of law does not explain, this file was diverted to the Paris prosecutor’s office.

And who is leading this investigation? None other than François Molins, someone who is used to dealing with terrorism cases.

It is under the direction of Molins that investigators from the judicial police are working under.

He is basically head of the police in charge of the investigations and has his sights set on Tariq Ramadan.

He is also the author of the requisition for Tariq Ramadan’s pretrial detention.

It is therefore Mr. Molins, Public Prosecutor who is behind Tariq Ramadan’s incarceration.

Let’s go back to the beginning to the elements motivating this requisition from this public prosecutor:

1- Tariq Ramadan could exert pressure
On this first point, Tariq Ramadan has never used pressure of any kind on the alleged victims. It is therefore difficult to see how and why he would attack them. In fact, this would be not be in his favour.

On the contrary, from the outset on social media, he was adamant to not attack the complainants.

Moreover, the Criminal Code Procedure does not in any way designate this as a reason for detention on remand.

2- Provisional detention as a "guarantee of legal representation for the person under investigation"

It is worth remembering that Tariq Ramadan spontaneously, knowing the risks involved, presented himself before investigators, thus demonstrating his perfect collaboration.

Adding to that, Tariq Ramadan must be subjected to strict judicial control measures that would seem important in this type of case. This includes prohibiting contact with the complainants, the appearing in a particular sector, prohibition of communicating to the press or on social media.

The statement by French media of an "Egyptian passport" that Tariq Ramadan possesses, implies he could take refuge there, is laughable.

First of all, Tariq Ramadan does not have an Egyptian passport. And, he is not allowed to enter General Sissi's Egypt because of his opposition to this dictatorship.

In fact, in the annals of law, there is no existence of a multi-year investigation for which the alleged perpetrator should be placed in pre-trial detention. And especially in this case, where the charges are insufficient and the information provided by the complainants is weak.

All this is not unknown to the Prosecutor of the Republic François Molins.

So why the over the top attack?

"The judicial police are mandated under the direction of the public prosecutor, by the officers and agents" sanctified by article 12 of the criminal code procedure.

Mr. Molins and his services did not see fit to pass this alibi onto the investigators.

François Molins is a magistrate. But not just any magistrate. He is the public prosecutor in Paris.

Unlike his provincial colleagues, François Molins is assigned to the tribunal “de grande instance” in Paris with national jurisdiction over terrorism cases.

He is not a personality of the innocuous legal apparatus.

François Molins was responsible for the files dealing with major attacks in France: in March 2012, the killings perpetrated by Mohammed Merah in Toulouse and Montauban, the killings at Charlie Hebdo, the attacks of November 13, 2015, the attack of July 14, 2016 in Nice, the attack of Saint-Étienne-du-Rouvray and the attack of April 20, 2017 on the avenue des Champs-Élysées.

He was also in charge of investigations on the attempted terrorist attacks on December 1, 2016 by the Strasbourg and Marseille terrorist cell.

At this stage of the "Tariq Ramadan affair", no one really knows the depth of the investigations carried out both during the investigations and during the Tariq Ramadan detention hearings.

Not even journalists. They who have not hesitated to place themselves as the supreme judges by condemning Tariq Ramadan on the basis of real, supposed or partial leaks.

Only one example, among many others is enough cause for concern, the supposed episode of the “scar” to have put Tariq Ramadan in difficulty when he was questioned by the investigator.

If all media have seized this detail while in custody in order to perpetuate the frenzy against Tariq Ramadan, only one media (http://www.lejdd.fr/societe/faits-divers/lenquete-qui-accuse-tariq-ramadan-3564416) highlights that "the complainant was unable to describe and locate precisely this scar".

All these questions around François Molins, a murky figure that the giant media figures have not even mentioned will remain in uncertain until he decides to communicate so that we understand where we are at.

It is important. It's not just a matter of protocols as some people might think.

This is about the credibility of the French judiciary and its real independence, the indispensable condition for the existence of a true state of law.

In the meantime, it would be good for Tariq Ramadan to be released this Thursday and to end his pre-trial detention which makes absolutely no sense.

Tariq Ramadan support committee
www.freetariqramadan.com


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