Pour que Nder ne soit pas un vain sacrifice !

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Aujourd’hui tout le monde parle de l’histoire de ces femmes qui, en 1857, sont à l’origine de la célébration de la journée internationale de la femme par le simple fait de la contestation et de la revendication pour l’obtention d’un droit politique et juridique. Alors que les femmes de Nder avaient choisi le sacrifice à la flamme pour la voie de la liberté, de la dignité et de la patrie. Après derrière en tant que pays à 80% de musulmans, on peut avoir notre position même si elle n’est pas en corrélation avec l’acte. Et malgré cette majorité musulmane que compte le Sénégal, il ne faut pas perdre de vu que le Sénégal a une forte tradition « ceddo ».   Aussi il faut le dire,  les femmes avaient droit et accès au pouvoir 90 ans avant que la France ait accordé aux française le droit de vote. Face à cela, Nous jeunesse sénégalaise in extenso africaine, nous devons certes célébrer la date. Toutefois est-il que nous ne devons pas passer à l’éponge notre histoire au détriment de ce qui n’est pas étroitement lié à notre peuple, notre patrie, notre république. Nous avons le devoir, l’obligation de célébrer le local avec le local dans un contexte de crise des valeurs, de crise de confiance. 

 Le mardi 7 Mars 1820 marqua l’histoire du fameux Tallatay Nder dont maintes personnes entendent parler sans en connaitre réellement le fond. Nder est l’histoire d’un village (situé géographique dans la région de ST-Louis) ancien Walo. « Cet évènement n’avait rien à voir avec les razzias maures, comme l’ont narré certains romanciers et écrivains étrangers. Il s’agissait d’une opération conduite par les voisins maures du Traza et de l’Almamy du Fouta, pour qui les accords entre le walo et la France allaient contre leurs intérêts qui se trouvaient dans le commerce de la gomme et des esclaves, ainsi que leur volonté d’imposer l’islam au waalo animiste.) Fatou Sow Sarr in Talaatay Nder, la véritable histoire de Nder racontée aux enfants.

Par ailleurs, Nder n’était pas seulement un refus physico-sexuel, un refus d’asservissement de la femme mais aussi un refus philosophique, intellectuel, sociologique et républicain ? C’est pourquoi, aujourd’hui, nous avons la lourde tâche et c’est là que réside la difficulté de la jeunesse : vivre son histoire ou la subir. Et en ce qui me concerne mon choix est de vivre et d’être acteur de ma vie. En conséquence, je le dis, je le pense et je crois solennellement que la journée de la femme devrait être célébrée le 7 Mars  et instituée journée nationale de la femme. D'où l'objet de cette pétition. 

Il va sans dire que Le Sénégal  est aujourd’hui à un moment de son histoire où il faut se concentrer sur l’essentiel. Et l’essentiel à l’heure de la mondialisation est l’affirmation de soi de ce qui devait être le rendez-vous du donné et du recevoir et qui se trouve être celui de l’impérialisme culturelle. Soyons fier d’être sénégalais parce que le Sénégal est un pays qui a toujours plus loin que lui. Parce qu’aussi le Sénégal a une grandeur appréciée des quatre coins du globe. Cette grandeur, elle est celle des pères de la république, de Lamine Senghor, de Valdiodio Ndiaye, de Joseph Mbaye, de Ngalandou Diouf. Cette grandeur est aussi celle des résistants, de Cheikh Ahmadou Bamba, des tirailleurs sénégalais, de Lat Dior Diop. Cette grandeur est-elle encore celles des héroïnes et des femmes battantes du Sénégal,  d’Alioune Sitoé Diatta, de Ndatte Yala, de Djeumbat Mbodj, de Yacine Boubou, de Ngoné Latyr, de Mame Diarra Bousso, d’Annette Mbaye, de Caroline Faye et de toutes les femmes modèles de la république. Mes chères sœurs nous avons par conséquent le devoir  d’affirmer promptement nos valeurs et d’affirmer notre attachement à la république. Le nationalisme n’est pas le nationalisme obscure, le repli sur soi-même mais la lumière de l’universelle. En ce sens, je plaide pour la construction à Nder d’un musée de la femme afin de continuer à l’illumination de la femme et au fond de la culture sénégalaise. Je plaide aussi à ce que ces manuels dénommés « héroïnes du Sénégal » produites par le Dr Fatou Sow Sarr soient intégrés dans l’enseignement primaire.

Vive la République,

Vive le Sénégal !

 



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