Une seule coopérative laitière en France

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Un président d’une coopérative m’a dit un jour : « le changement doit venir de la base » puis m’a demandé de démissionner car le pouvoir quand on l’a, on veut pas le lâché et il ne voulait pas partager. Je ne suis pas têtu, lui dire non aurai créé des histoires, alors je me suis exécuté.

Mais cette phrase a été pour un signal : je fais partie de la base maintenant, ma liberté d’expression est entière et mon envie de changer les choses aussi.

Car le jour où il m’a demandé de démissionner, l’ordre du jour de cette réunion de producteur était :« comment les coopératives laitières peuvent rémunérer correctement le prix du lait ». Et là, les méchantes GMS fessaient surface. « En France il a quatre GMS et nous on est tellement nombreux à leur vendre nos produits que la guerre est rude ». Bien entendue ma question fut tacite « Pourquoi il a tellement d’opérateur ?». Et la réponse fut pour le moins habituelle pour moi « Par ce que on n’arrive pas fusionner entre opérateur dans le secteur laitier. Mais ce n’est pas nous qui ne voulons, pas c’est les autres ». Pourquoi habituelle ; parce que tous les décisionnaires de coopératives avec qui j’ai discuté de ce sujet m’ont sorti le même discours.

Dans le top 20 des plus grandes industries laitières dans le monde, seul Sodiaal est à la seizième place avec 5.4 milliard € de CA. Aucune autre coopérative laitière française n’est dans ce classement. Les autres coopératives françaises connu, on des chiffres d’affaires bien plus faible, exemple : Laïta 1.5 M€ de CA, Eurial 2 M€ de CA, MLC 1,6 M€ de CA.

A titre d’exemple si les quatre entreprises laitières cité fusionnaient, nous atteindrions un CA de 10,5 M€ et nous aurions la taille pour être un des plus grands opérateurs du marché laitier dans le monde.

On retrouve à la 1er place le suisse Nestlé avec 88,8 M€ de CA elle est même la 30eme plus grosse entreprise au monde et la plus grosse entreprise agroalimentaire de la planète. Bien sûr Nestlé ne fait pas que dans le lait, il est aussi leader dans plusieurs domaines de l’agroalimentaire. En seconde position, trouve DANONE avec seulement 21 M€ de CA, mais l’essentiel de son CA est dans le lait. Le 3eme est Lactalis acteur majeur dans le lait français bien connu de tous et dont l’opacité de ces comptes me font penser qu’il est certainement le numéro deux voir plus.

La première coopérative est la 5eme place c’est Friesland Campina. Né de la fusion de deux coopératives hollandaises en 2008 elle a un CA de 11 M€ et transforme la majorité du lait des pays bas avec des niveau de valorisation supérieur à la France. Sur le prix de base ils ont un prix plus faible qu’en France, mais si l’on rajoute les ristournes on obtient un prix du lait bien supérieur à la France.

Ce dernier est un exemple de système que nous devrions reproduire avec nos différences Françaises.

 

Mais quel intérêt d’une seule coopérative ?

 

-Que les GMS n’ont qu’un seul opérateur coopératif français devant eux.

-Mettre en commun les hommes et nos outils pour permettre une meilleure performance technico-économique de notre industrie laitière.

- Exporté dans le monde nos produits laitiers avec une vrai marque « Produit en France », pour une vraie reconnaissance de notre savoir-faire français.

-Avoir de vrai projet Recherche et Développement avec des moyens conséquent pour crée des produits d’avenir  

 

Et pour le coopérateur ?

 

-Avoir un prix du lait décent.

- Avoir un prix du lait stable et qui suit le cout de la vie.

-Permettre à chacun de produire le volume souhaité.

 

Et pour les territoires ?

 

-Que la production laitière soit un facteur de développement pour nos territoire rural.

-Quelle soit créatrice d’emploi.

-Et de la reconnaissance.

 

Que l’amont ne soit pas un blocage

Aujourd’hui la plupart de nos coopératives sont présent sur l’amont et l’aval en même temps. C’est un blocage récurant et souvent exprimé du bout des lèvres par les dirigeants des coops. Généralement les coopératives sont en concurrences sur l’amont. Aucunes coopératives ne veulent perdre ces parts de marché approvisionnement car la rentabilité est bonne. Il faut séparer l’amont de l’aval pour que la concurrence de l’amont n’interagisse pas dans le projet d’un aval fort pour les producteurs. Des partenariats pourront être établie dans des filières spécifique mais restreint pour éviter les systèmes d’intégration.

 

C’est dans cette optique que j’ai à souhait de crée un mouvement pour que les adhérents des coopératives laitières poussent leurs dirigeants à ce parler pour n’avoir qu’une seule coopérative laitière en France. Nous agriculteur coopérateur n’oublions pas que nos coopératives nous appartiennent et qu’elle sont le prolongement de nos exploitations laitières. Par les réseaux sociaux  nous allons nous réunir pour crée la coopérative laitière de demain.

 L’objectif est que demain nous ayons des producteurs heureux et fière d’être éleveur laitier sur des territoires où il fait bon vivre.



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