Sauvons l'imprimerie de Charente Libre

Sauvons l'imprimerie de Charente Libre

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
La rédaction DE CHARENTE LIBRE a lancé cette pétition adressée à Les charentais et à

Le groupe Sud Ouest a annoncé la fermeture de l'imprimerie de Charente Libre pour octobre 2022 ce qui met en péril vingt emplois. Aidons nous à maintenir les rotatives chez nous, à l'Isle-d'Espagnac pour que notre journal, votre journal ne soit pas imprimé à Bordeaux.

Peut-être vous demandez-vous qu’elles seraient les conséquences de cette fermeture.

En premier lieu, il y a bien entendu les 20 emplois menacés auxquels s’ajoutent ceux des porteurs qui ne pourraient plus assurer leur service si les journaux arrivaient trop tard (beaucoup d’entre eux ont un autre travail ensuite).
Autres conséquences directes, imprimer CL à Bordeaux obligerait la rédaction à boucler le journal plus tôt. Elle serait alors dans l’impossibilité de publier les résultats des élections dans le journal du lendemain ou le score du match France-Suisse en 8e de finale de l’Euro par exemple. Elle perdrait sa capacité de réaction face à des événements comme les attentats du 13 novembre 2015 (ce jour là, nous avions entièrement refait le journal à 22h).
Imprimer à 120 kilomètres, c’est aussi prendre le risque de ne pas avoir les journaux le matin s’il y a le moindre problème sur la route (que ce soit un problème climatique ou un accident ce qui est assez fréquent sur la Nationale 10). C’est aussi accepter de mettre sur des axes déjà surchargés 1200 camions supplémentaires chaque année.

A plus long terme, il existe d’autres conséquences qui finiraient par tuer l’indépendance de votre quotidien. Une fois l’imprimerie fermée, il deviendrait inutile pour Charente Libre de conserver un siège social aussi grand. Et tant qu’à réduire la superficie, il sera alors aisé pour le Groupe Sud-Ouest de rapatrier le service pré-presse à Bordeaux. Ce service compose les publicités et gère aussi la conformité technique des pages avant leur envoi vers la rotative.
A ce stade, Charente Libre privée de sa rotative et de son service pré-presse perdrait plus d’un tiers de ses 94 employés. Et dans cette hypothèse, pourquoi garder à Angoulême les services supports tels que les ressources humaines ou la comptabilité.
Si on suit cette logique, la fermeture de l’imprimerie en 2022 pourrait aboutir en 2025 ou 2030 à une Charente Libre réduite à sa seule dimension rédactionnelle.

L’essentiel pourrions nous être tentés de croire ? Absolument pas. Que devient une rédaction privée de tous ces services qui l’entourent ? Elle perd son ancrage dans la vie locale. Car la centaine de salariés qui aujourd’hui travaillent ensemble à tous les niveaux de fabrication du journal sont autant de sources de sujets qui permettent à la rédaction de coller au plus près des préoccupations de notre lectorat.
Penser qu’une rédaction suffit à faire vivre un titre, c’est accepter que Charente Libre finisse par devenir un simple service rédactionnel du groupe Sud-Ouest. Et quand on sait que très récemment, ce même groupe a tenté de noyer l’identité de Charente Libre en créant une plate-forme numérique d’accès unique, aux couleurs de Sud-Ouest, sur laquelle se retrouveraient indifféremment les articles de Sud-Ouest, ceux de Charente-Libre, ceux de Dordogne Libre et ceux de Pyrénées Presse, on comprend que la fermeture de l’imprimerie Charente Libre n’est que le point de départ d’un plan plus large de dissolution du bleu CL dans le rouge SO.

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !