Non au renvoi de Kaltrina et de son fils Berin!

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Kaltrina a 26 ans. En 2012, elle a été violée par trois hommes au Kosovo, mais n’a rien osé dire. En avril 2013, elle a accepté un mariage avec un homme qu’elle n’avait rencontré avant que 2 fois en présence de ses frères (mariage arrangé). Lorsque son mari et sa belle-famille ont remarqué la grossesse déjà avancée (conséquence des viols), tous l’ont rejetée, y compris sa propre famille. Plus tard, son mari a repris contact avec elle en expliquant qu’il valait mieux qu’ils partent ensemble vivre à l’étranger. En France, ce dernier l’a en réalité abandonnée seule dans une ville inconnue où une personne l’a emmené en Suisse pour qu’elle trouve de l’aide.

Berin est né le 21 septembre 2013 au CHUV, il a 4 ans. En septembre 2013, Kaltrina a déposé une demande d’asile expliquant ses craintes d’exclusion de sa communauté, de nouvelles violences, et de l’enlèvement de son fils par sa belle-famille qui peut estimer qu’il leur appartient, étant né lors du mariage. Le SEM a rejeté sa demande en avril 2014, au motif que ses déclarations étaient contradictoires avec celles de sa famille au Kosovo, qui, contactée, nie les faits décrits. Kaltrina élève au mieux son fils. Ils vivent de l’aide d’urgence. Elle a appris le français et allait commencer une formation d’employée de maison. Elle souhaite être rapidement indépendante financièrement. Berin commence l’école cet été. Pour elle il n’est pas envisageable de retourner au Kosovo, en tant que femme seule musulmane, avec un enfant issu d’un viol et rejetée par sa communauté.

Malgré le danger encouru en cas de renvoi au Kosovo, la fragilité psychologique de Kaltrina - qui a fait deux tentatives de suicide et a été hospitalisée à plusieurs reprises - ainsi que les conséquences de cette détresse observées sur le développement de Berin, les autorités suisses refusent de renoncer à leur renvoi au Kosovo. Ces dernières ne tiennent pas compte de leur détresse psychologique et persistent à s’appuyer sur les dires de la famille au Kosovo, dires dont on est en droit de douter, imaginant mal une famille assumer ouvertement de tels actes.

Nous soussigné·e·s demandons qu’elles reviennent sur leur décision et que Kaltrina et Berin puissent recevoir un permis de séjour stable en Suisse. Nous demandons aux autorités de réviser leur appréciation de la situation et de régulariser le statut de Kaltrina et de son fils Berin dans notre pays.



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