Mobilisation pour l'enfance en danger

0 a signé. Allez jusqu'à 1 500 !


Lettre ouverte à tout les travailleurs sociaux qui ont mis du cœur à l’ouvrage mais qui aujourd’hui souffrent du manque de .. (tout), mais aussi à toutes personnes humaines qui ignorent la réalité de notre système social et de notre jeunesse en danger.

Quand j’étais petite j’imaginais l’aide sociale à l’enfance comme cette bonne mère chaleureuse, contenante et présente pour ces enfants.. Puis, j’ai grandi. J’ai réussi, j’y étais enfin, éducatrice en protection de l’enfance. Puis, un an. Un an que j'ai atterri dans le pire foyer du département d'après les « on dit ». Un an que je travaille avec "les incasables, les racailles, les ksos.." Je pensais y rester trois mois mais malheureusement la piqûre est plus profonde. Confrontée à des parcours de vie bousillés, des adolescents carencés, des mineurs réfugiés j'ai du mal à m'imaginer les quitter. En un an, j'ai appris à répondre à de stupides questions du quotidien du type "Est-ce que si je fume un joint je vais mourir ?", j'ai séché plein de larmes à travers des entretiens éducatifs. J'ai aussi beaucoup crié, ça oui ! J'y ai laissé des cordes vocales; c'est sûr. J'ai entendu des confessions qu'un homme lambda ne peut imaginer. J'ai appris que l'être humain pouvait être plus ignoble que la norme nous laisse penser. J'ai mené des combats parfois plus grands que moi, voir même très souvent.. J'ai vu des réussites, apporter des codes à des enfants qui ont appris la vie par eux même. Je me suis surprise à sourire après un simple merci. J'ai organisé des booms, accompagné chez le docteur, j'ai constaté des bleus, serré fort des enfants en errance affective. Des fois c'était même très violent, des chaises, des bureaux ont volé.. Mais comment en vouloir à un ado en mal d'amour de vouloir s'exprimer ? Malheureusement en coulisse, tout est plus chaotique. Malgré, des campagnes de propagande utopiste une fois de plus.. La réalite, c'est qu'un enfant en dangers ii a pas de place en foyer.  La réalité c'est une attente et une incapacité dut aux bordels organisés de notre code pénal et de nos entités administratives. Pas de justice, ou très peu applicable.. Les foyers l'enfance débordent , des travailleurs sociaux qui craquent, cèdent, se font violenter mais surtout perdent leurs âmes et leurs militantismes. Les nuits éducatives disparaissent, les veilleurs de nuits en paient les conséquences.  De plus en plus d’enfants accueillis à l’année , dans des conditions d’accueils précaires. Des enfants qui disparaissent, dans des réseaux, des fugues sans que personne ne les cherchent. Des jeunes mineurs isolés, qui après un périple effroyable se retrouve à subir eux aussi la violence de nos administrations .Des services de l’ordre dépassés, dans l’incapacité de répondre tant il existe peu de leviers face à la montée de la violence. Aujourd’hui, je suis comme de nombreux collaborateurs, collègues, partenaires, structures, dans l’incapacité de protéger le public que nous accueillons. Une réalité que nous tous ne devons plus accepter. Le but étant uniquement d’être entendu, écouté, valorisé. Je ne jette la pierre a personne, je veux juste que nos observations puissent être force de proposition pour que les choses changent. Ce boulot n’est pas un simple passe-temps occupationnel pour gonfler notre égo en quête d’altruisme, NON ! Nous sommes face à un public vulnérable et notre profession tends à se perdre.. Rejoignez-nous, transférer nous vos expériences, votre réalité, votre souffrance face aux systèmes archaïques qui nous entourent. Le but étant de préparer un argumentaire solide à amener devant des hommes de droits. Signez notre pétition en ligne, nous avons besoin de soutien et ainsi ensemble nous allons aller dans l’intérêt de tous ces enfants, futurs adultes de demain que l’état oublie, ou perçoit comme de simples chiffres en action.. Partagez nous !

Ce que je demande ?

Pas plus de moyens financiers, plus d'humain et de cohérence dans l'accompagnement de ces jeunes. 

De l'aide, de l'écoute, des temps de paroles et de préventions à travers les problématiques de prostitutions et de délinquances. 

Qu'on prenne en compte la parole de ces jeunes et qu'on les intègrent à notre société comme des individus à part entière et non comme des gamins placés. 

Des lieux de vies adaptés à leurs besoins. 

Des contrôles dans les institutions afin de prévenir les violences institutionnelles. 

Des formations sociales plus concrètes , une répartition des tâches en fonction des compétences de chacun. 

Une gestion des budgets plus cohérentes, répondant aux besoins des enfants. 

Mais surtout faire connaitre ces enfants, les prendre en compte sans les considérer comme de simples dossiers.. 

 

 


Voulez-vous partager la pétition ?