LE VOTE BLANC DOIT ETRE CONSIDERE COMME EXPRIME POUR LES PRESIDENTIELLES 2022

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POUR LA PRISE EN COMPTE DU VOTE BLANC DANS LES SUFFRAGES EXPRIMES POUR LES DEUX TOURS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

Exposé des motifs :

L' élection présidentielle de 2017 a donné lieu à de nombreux rebondissements de nature à fausser les résultats du scrutin et à mettre en cause l'esprit de la constitution de la Ve République.

Cette constitution mériterait sans aucun doute un remaniement sévère, voire sa remise à plat totale sous l'égide d'une assemblée constituante, mais ce projet n'est pas d'actualité immédiate. L'urgence est d'éviter que ne se reproduise et s'aggrave un scénario où l'on a vu un grand nombre d'électeurs confrontés à un choix qu'ils n'ont pas souhaité, entre une candidate d'extrême-droite rejetée par une large majorité du corps électoral et un candidat élu refusant de tenir compte du fait que son élection a été gagnée pour l'essentiel non pour l'adhésion à son programme mais sur un vote de rejet de l'autre candidate. Ce précédent fait craindre pour la prochaine élection, si ce scénario se reproduisait, un record de votes blancs et d'abstentions de nature à faciliter l'élection d'un candidat d'extrême-droite, sur fond de désertion des urnes.

Il est donc urgent de mettre en place un dispositif électoral qui permette le retour à l'esprit de la constitution, lequel exige que le président élu, appelé à être le garant des institutions, ait la confiance de la moitié au moins des citoyens. Tout candidat ne pouvant obtenir cette confiance ne doit plus voir son élection validée. Cette décision ne doit pas attendre le débat sur le vote blanc « en général », qui doit faire partie de la réflexion sur l'évolution de la constitution dans son ensemble. Le dispositif proposé ci-dessous est de nature à responsabiliser les acteurs de la démocratie (partis, élus, associations…) Il faciliterait l'organisation de rassemblements d'idées convergentes, ou au moins compatibles, autour de personnalités susceptibles d'être reconnues par ailleurs comme arbitres respectés de la vie politique et sociale. L'obligation de refaire l'ensemble des opérations électorales, si les partis et organisations présentent des personnalités rejetées par une majorité d'électeurs, serait une sanction d'une gravité suffisante pour mobiliser les esprits dans un sens favorable à une démocratie plus réfléchie.

En conséquence :

Les signataires de la présente pétition demandent « au président de la République ou aux membres des assemblées », conformément à l'Art. 89 de la constitution, de prendre sans délai l'initiative de la révision constitutionnelle ci-dessous :

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Proposition de révision de la constitution :

« Après le premier paragraphe de l'Art. 7 de la constitution, sont ajoutées les phrases suivantes :

On entend par « suffrages exprimés », pour cette élection, les bulletins des électeurs comportant un nom de candidat et les bulletins blancs. Les bulletins blancs sont proposés sur la table du bureau électoral au même titre que les bulletins portant le nom des candidats. L'élection est acquise si le candidat obtient un nombre de voix supérieur à la moitié des suffrages exprimés.  Dans le cas où aucun des deux candidats n'obtient ce nombre de voix, on procède à nouveau à l'ensemble des opérations électorales, le scrutin devant se tenir dans un délai de 20 à 35 jours après le 2e tour. Pour ce nouveau scrutin, les deux candidats ayant échoué à recueillir la confiance populaire ne peuvent être à nouveau candidat. »

 


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