Pétition fermée

ENGLISH VERSION FOLLOWS DOWN Veillez à l’Application Effective des Conventions sur les Droits de l’Enfant pour l’Interdiction Immédiate de la Mendicité des Enfants au Sénégal et dans la Région de l'Afrique de l'Ouest.

Cette pétition avait 1 758 signataires


Campagne Internationale pour l’Interdiction Immédiate de la Mendicité des Enfants au Sénégal et dans la Région de l’Afrique de l’Ouest

« Imaginez un monde où chaque enfant a un endroit où dormir, suffisamment à manger, une salle de classe, et une bonne santé lui permettant d’apprendre, de développer et de s’épanouir. Un monde où tous les enfants ont la possibilité de réaliser leur potentiel, et où les droits de chacun sont respectés » UNICEF, juin 2015.

Ce monde est il possible si cet enfant qui devrait être au centre de l’attention et des préoccupations de tous subit le détachement de ses parents, l’atrocité et la cupidité d’un sois-disant marabout, les assauts des maniaques sexuels et des pédophiles, l’influence des délinquants entre autres maux?

Le premier décors qu’offre les grandes villes Ouest Africaines particulièrement Dakar, Capital du Sénégal, est le tableau « du Talibé ». Ces jeunes garçons âgés entre 04 et 12 ans à peine, en lambeaux, pieds nus, le corps très souvent rempli de plaies, nez coulant, physiquement faibles et dépourvus de toute dignité et d’attention. Leur mission quotidienne est de demander l’aumône dans la circulation, à travers les voitures au péril de leur vie (ils sont souvent heurtés à mort par les véhicules), dans les marchés, subissant la méfiance et le mépris de certains marchand-es qui ne voient en eux outre que de petits voleurs (effectivement ils maraudent souvent par peur de ne pas rentrer au « dahara » les mains vides), dans les maisons où ils sont souvent adoptés par des familles bienveillantes, mais où ils tombent aussi souvent sur des pédophiles et autres personnes dangereuses d’où les cas répétés de viols, de violence, et de meurtres sur eux.

Ces « Taillés » ou enfants de la rue/enfants dans la rue qu’importe; apparemment on se soucie plus de la définition de leur statut que de leur bien être, sont plus de 150000 au Sénégal dont 50000 dans la capitale, Dakar. Ils viennent particulièrement de familles musulmanes très modestes pour apprendre le saint coran auprès de sois-disant marabouts qui quittent leur village pour s’installer dans les grandes villes. Même si tous les enfants dans la rue ne sont pas des « talibés », selon une étude de l’UNICEF en 2007, ils représentent 90% des enfants qui mendient dans la rue.

Ils sont très souvent confiés aux marabouts par leurs parents. Force est de reconnaitre que cet acte de la part du parent est plus un moyen de se décharger de son enfant qu’un souhait de lui offrir un espace d’éducation et des opportunités pour son avenir. Il n’est pas rare d’entendre un parent qui confie son enfant à un marabout lui dire: « Je ne te demande que ses os, s’il désobéit, tu as droit sur sa vie ». Ce qui veut dire que le parent, en confiant l’enfant au marabout, se détache complètement de lui. « Je ne te demande que ses os » veut dire que même si l’enfant meurt, le marabout n’aura aucune explication à donner au parent, que ce n’est même la peine qu’il en soit informé, car la vie de l’enfant « appartenant » désormais au marabout.

Évidemment, après ce discours, le marabouts à tous les droits.

Dans le cas des sois disant marabouts dont le revenu dépend de la mendicité de ses disciples, l’enfant est chargé d’amener quotidiennement au « dahara » une somme d’argent. A défaut de s’acquitter de cet obligation, il est soumis à une correction on ne peut plus sévère. Plusieurs cas de correction dans les « daharas » ont causé la mort d’enfants, et ce, depuis des décennies.

C’est par peur de ces sévices, que les enfants sont prêts à tout pour collecter les sommes requises. Ainsi, ils sont exposés aux actes inhumaines des pédophiles, à l’influence des délinquants et à l’exploitation de toute sorte, y compris leur recrutement par les groupes armés, les trafiquants de drogue et les proxénètes. En effet, il existe une nette corrélation entre les enfants de la rue et la sécurité.

E dehors des « Talibés Nationaux », que les parents confient aux marabout à l’intérieur du pays, il y’a les enfants (garçons et filles) qui traversent les frontières en provenance des deux Guinée, de la Gambie, du Mali entre autres pays avec des prétendus parents. Une fois arrivés au Sénégal, ils sont exploités de toutes les façons possibles pourvus qu’ils soient rentables dans l’activité. En ce sens, on ne peut pas dissocier la mendicité des enfants à la traite des enfants, la plus grande violation des droits humains.

L’Afrique de l’Ouest est la Région du monde la plus touchée par la traite des enfants. Malgré toutes les législations internationales et nationales sur les droits des enfants, le problème persiste et il est favorisé par la mendicité des enfants qui devient une source d’enrichissement de personnes qui usurpent des positions au nom de la religion.

Pourtant, la convention internationale relative aux droits de l’enfant reconnait aux enfants des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables. Ce traité relatif aux droits humains est le plus largement ratifié de l’histoire selon l’UNICEF. Mais qu’en est il de son application?

- Dans l’article 2.2, de la convention relative aux droits de l’enfant, les Etats membres, se sont engagés à prendre toutes les mesures appropriées pour que l’enfant soit EFFECTIVEMENT protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivé par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux et des membres de sa famille;

- Dans l’article 3.2, ils se sont engagés à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien être… et qu’à cette fin, ils doivent prendre toutes les mesures législatives et administratives appropriées;

- Dans l’article 3.3, de cette même convention, ils sont tenus de veiller à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissement qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soient conformes aux normes fixés particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé…;

- Dans l’article 6, ils reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la VIE;

- Dans l’article 7, ils reconnaissent que l’enfant doit avoir un état civile;

- Dans l’article 11, ils s’engagent à prendre des mesures pour lutter contre les déplacements et les non-retours illicites d’enfants à l’engranger;

- Dans l’article 16, ils assurent que nul enfant ne fera l’object d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteinte à son honneur et à sa réputation;

- Dans l’article 19.1, ils s’engagent à prendre toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de VIOLENCE, d’atteinte ou de brutalité physiques, mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitement ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle…;

- Dans l’article 27.1, ils reconnaissent à tout enfant le droit à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social;

- Dans l’article 29.1.a, ils s’engagent à offrir un cadre favorable à l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques dans toute la mesure de ses potentialités;

- Dans l’article 32.1, ils reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social;
- Dans l’article 34, ils s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle;

- Dans l’article 35, Ils s’engagent à prendre toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfant à quelque fin que ce soit et sous quelque forme que ce soit;

- Dans l’article 4, ils s’engagent à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en oeuvre les droits reconnus dans la convention relative aux droits des enfants.


Par ailleurs, la Charte Africaine des droits et du bien être de l’enfant qui est principalement inspirée sur la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant et sur la Déclaration sur les droits et le bien être de l’enfant africain adopté par l’Organisation de l’Unité Africaine, actuelle Union Africaine dans son article 21, appelle tous les Etats à prendre « toutes mesures appropriées pour abolir les coutumes et les pratiques négatives, culturelles et sociales qui sont au détriment du bien être, de la dignité, de la croissance et du développement normal de l’enfant… »

La charte garantit également à tout enfant « le droit imprescriptible; droit à la VIE (article 4), droit à l’éducation (article 11), à la protection contre l’exploitation et les MAUVAIS TRAITEMENTS (articles 15, 26, 27, 29); le droit à la santé (article 14) »

Ce pendant, pendant que l’article 22 de la convention relative aux droits des enfants protège les enfants contre toutes formes de discriminations, les enfants talibés, eux, sont exclus de ses conventions, n’est ce pas une stigmatisation? Ces enfants ne bénéficient d’aucun état de droit offert par les différentes législations internationales, continentales, régionales et nationales en faveur de la protection des enfants.

- Le 26 juillet 2015 à Dakar (Yeumbeul), Dame Niane un talibé agé de 12 ans, battu à mort par son marabout;

- Le 10 Aout 2015, à Thiés, Sénégal Pape Ndiaye, Talibé agé de 8 ans, égorgé par un homme;

- En 2008, à Kaolack, Sénégal M.B battu à mort par son marabout parce qu’il n’avait pas la somme d’argent demandée;

- En mars 2015, à St Louis, Sénégal un Talibé, ligoté, battu et torturé par son marabout,

- En 2013, Dakar, Sénégal 9 Talibés meurt calcinés dans un incendie;

- A Saly, Mbour, Sénégal, un Talibé de 9 ans violé;

- Avril, 2011, un marabout accusé de viol sur son Talibé, Il a reconnu avoir de l’attirance pour les hommes;

- 31 Juillet 2013, un Talibé a été violé dans la forêt de Mbao, Dakar…

Cette liste est juste quelques exemples, des atrocités subies par ces enfants. Ils sont violés très souvent par les touristes.

Pour ces enfants, « la promesse de la convention n’a pas été tenue: leurs droits ont été sauvagement bafoués, anéantissant leurs espoirs et leurs rêves d’une vie meilleure » UNICEF.

C’est pour cela que nous lançons une campagne internationale pour rappeler à l’Organisation des Nations Unies, les Institutions Internationales, Continentales, Régionales et Nationales leurs engagement envers les enfants. Car, « bien plus que des textes symboliques, les conventions sont juridiquement contraignantes pour les Etats signataires, qui s’engagent à défendre et à garantir les droits de tous les enfants sans distinction et à répondre de ces engagements devant les Nations Unies ». A cet effet, NOUS la Communauté Internationale, demandons à ce que:

1- Le comité d’experts des Nations Unies convoque une réunion pour examiner la question des taillés dans les pays de l’Afrique de l’Ouest afin d’y apporter des solutions idoines;

2- L’Union Afrique exige l’application effective de la charte africaine des droits des enfants et à cet effet introduit une requête pour l’interdiction sans délais de la mendicité des enfants dans la région Ouest Africaine;

3- L’UNICEF dont le socle de travail est la convention relative aux droits de l’enfant appui l’installation de centres de transition pour faciliter la réintégration sociale des enfants talibés et leur retour dans leur familles;

4- Les Etats de l’Afrique l’Ouest interdisent dans leur territoire l’installation de tout « dahara » (école coranique) non structuré, qui ne puisse pas garantir la sécurité des enfants.


Fait à Dakar le 12 Aout 2015

                                              ENGLISH VERSION

 

International Campaign to Immediately Ban Child Begging in Senegal
and West Africa

"Imagine a world where every child has a place to sleep, enough to eat, a classroom, and good health necessary to learn, develop and thrive. A world where all children have the opportunity to realize their potential, and where everyone's rights are respected ." UNICEF, June 2015.

How is it possible in this world for a child to be the focus of attention and the concerns of all if he must undergo detachment from his parents, the atrocity and greed of corrupt, self-proclaimed religious leaders, the onslaught of pedophiles, and the influence of other perpetrators of violence?

The first and most compelling image of any West African city, particularly Dakar, capital of Senegal, is the picture of “Talibé". These young boys aged between 04 and 12 years old, are ragged, barefoot, bodies often filled with wounds, physically ill, weak and lacking in dignity and attention. Their daily mission is to beg in traffic, through cars, at the peril of their lives (they are often killed by vehicles), in markets, suffering the mistrust and contempt of merchandisers who see them as petty thieves (actually they often fear marauding not to return to the "Dahara" empty handed), in houses, where they sometimes fall upon pedophiles and other dangerous people where they are raped and murdered.


These “Carved” or street children who are resigned to the street without much interest from the city or country itself, which cares more about its politics and appearances, number 150,000 in Senegal with 50,000 in Dakar. They come from modest Muslim families, sent to learn the Holy Quran to be called marabouts, or religious leaders. They leave their villages to settle in large cities, their parents hoping they will have good educations and futures. Even if all the children in the street are not "talibés" according to a UNICEF study in 2007, they represent 90% of children begging in the street.


They are often entrusted to marabouts by their parents, who wish to give their child an educational space and opportunity for the future. It is not uncommon to hear a parent who entrusts her child to a marabout say, "I only ask you his bones if he disobeys; you're right about his life." which means the parent, entrusting the child to the marabout, becomes completely detached from him. "I only ask his bones" means that even if the child dies, the marabout would have no explanation to give to the parent; that the well-being of the child is now the responsibility of the child’s new guardian, the marabout.

These words give the marabout all the rights over the child.

For these marabouts, their income depends the begging of his disciples, or children, who must return to the house (“dahara”) daily with a sum of money. Failure to fulfill this obligation is subject to excruciatingly severe punishment. Sometimes the punishments in "daharas" cause the death of a child, a practice which has continued now for decades.

It is for fear of the beatings that children are desperate to raise the money required. Thus, they put themselves into dangerous situations and are exposed to inhumane acts of pedophiles, the influence of offenders and exploitation of any kind, including their recruitment by armed groups, drug traffickers and pimps. Indeed, there is a clear correlation between street children and security.

It’s not only within the country of Senegal that parents bequeath their children to the life of talibe: there are children (boys and girls) who cross borders from Guinea, Gambia, Mali, among others countries with their “new” parents, the marabouts. Once arrived in Senegal, they are exploited in all possible ways provided they are profitable in the activity. In this sense, one cannot separate child begging from child trafficking, the greatest violation of human rights.

West Africa is the most affected world region trafficking in children. Despite all the international and national legislation on children's rights, the problem persists and is promoted by child begging which becomes a source of enrichment for people who usurp position and authority in the name of religion. The international convention on children's rights recognizes children's fundamental rights, mandatory and non-negotiable. This treaty of human rights is the most widely ratified of history, according to UNICEF. But what about its implementation?

In Article 2.2 of the Convention on the Rights of the Child, Member States have committed themselves to take all appropriate measures to ensure that the child is protected against all forms of discrimination or punishment motivated by legal status, activities, declarees opinions or beliefs of the child's parents, legal guardians and family members;

- In Article 3.2, they are committed to ensure the child such protection and care necessary for their well-being, and to this end, they must take all appropriate legislative and administrative measures;

In Article 3.3 of the Convention, they are required to ensure that there are institutions, services and establishments that are in charge of children and ensure their protection conform to the standards set in the area safety and health;

- In Article 6, they recognize that every child has the inherent right to life;

- In Article 7, they recognize that the child must have a civil state;

- In Article 11, they shall take measures to fight against the illicit transfer and non-return of children for profit;

- In Article 16, they ensure that no child shall be the object of arbitrary or unlawful interference with his privacy, family, home or correspondence, nor to attacks upon his honor and reputation;

- In section 19.1, they shall take all appropriate legislative, administrative, social and educational measures to protect the child against all forms of violence, physical injury or abuse, mental neglect or physical neglect, maltreatment or exploitation, including sexual abuse;

- In the article 27.1 they recognize for every child the right to a standard of adequate living for the child's physical, mental, spiritual, moral and social development;

- In Article 29.1, they are committed to providing a framework for the development of the child's personality and the development of his talents and mental and physical abilities to the fullest extent of his potential;

- In section 32.1, they recognize the child's right to be protected against economic exploitation and from performing any work that is hazardous or likely to compromise his education or harm his health or physical, mental, spiritual, moral or social development;

- In Article 34, they undertake to protect the child against all forms of sexual exploitation and sexual abuse;


- In Article 35 they undertake to take all appropriate measures at the national, bilateral and multilateral measures to prevent the abduction, sale or trafficking of children for any purpose whatsoever and in any form whatsoever;

- In Article 4, they shall take all appropriate legislative, Administrative and other measures to implement the rights re-known in the convention on the rights of children.

Moreover, the African Charter on the Rights and Welfare of the Child, a charter inspired considerably by the United Nations Convention on Children's Rights and the Declaration on the Rights and Welfare of the African Child, which has been adopted by the Organization of African Unity, now African Union in its Article 21, calls upon all States to take "all appropriate measures to eliminate negative customs and cultural and social practices that are detrimental to the well being, dignity, normal growth and development of the child ... "

The Charter also guarantees every child "the inalienable right; right to life (Article 4), right to education (Article 11), protection against exploitation and ill-treatment” (articles 15, 26, 27, 29); the right to health (Article 14).

Article 22 of the Convention on the Rights of Children protects children against all forms of discrimination; child talibes, though, are excluded from its conventions. Is this not a stigma? These children receive no state law offered by the different international, continental, regional and national legislations for the protection of children.

On July 26, 2015 in Dakar (Yeumbeul) Dame Niane, talibé aged 12, was beaten to death by his marabout;
On August 10, 2015, in Thies, Senegal Pape Ndiaye, Talibé aged 8 years, slain by a man;


In 2008, in Kaolack, Senegal MB beaten to death by his marabout because he came home without the requested sum of money;
In March 2015, in St. Louis, Senegal a talibé was tied up, beaten and tortured by his marabout,
In 2013, Dakar, Senegal 9 Talibés died, suffocating and burning to death in a fire in the room they were locked in by their marabout (who didn’t stay at the squalid home);
In Saly, Mbour, Senegal, a 9-year Talibé was sexually violated;
April, 2011, a marabout was accused of raping his Talibé.
July 31, 2013, a Talibé was violated in the forest at Mbao, Dakar.

This list is just some examples of the atrocities suffered by these children. They are also very often violated by tourists.

For these children, “the promise of the Convention was not held: their rights were brutally violated, dashing their hopes and dreams for a better life,” according to UNICEF’s findings.

Therefore, we are launching an international campaign to remind the United Nations, international continental, regional and national institutions of their commitment to children. For "much more than symbolic texts, the conventions are legally binding on the signatory states, which are committed to defend and guarantee the rights of all children without discrimination, and to respond to these commitments to the United Nations." To this effect, the US International Community, demands that:

1- The UN expert committee shall convene a meeting to discuss the issue in the countries of West Africa in order to provide appropriate solutions;
2- The African Union requires the effective implementation of the African Charter on the rights of children and to this effect introduces without delay a motion to ban child begging in the West African region;
3- UNICEF, whose work base is the Convention on the Rights of the child, supports the installation of transition centers to facilitate the social reintegration of children and implements their return to their families;
4- western states prohibit in their territories the installation of any "dahara" (Koranic school) unstructured, which can not guarantee the safety of children.

Signed this day in Dakar August 12, 2015



Susanne compte sur vous aujourd'hui

Susanne Ziegler a besoin de votre aide pour sa pétition “Le Secrétaire Général des Nations Unies, Le Président en Exercice de l’Union Africaine: Veillez à l’Application Effective des Conventions sur les Droits de l’Enfant pour l’Interdiction Immédiate de la Mendicité des Enfants au Sénégal et dans la Région ...”. Rejoignez Susanne et 1 757 signataires.