LE SCANDALE A DIJON CONTINUE : DES ELEVES SONT ENCORE EXPULSES ILLEGALEMENT

0 a signé. Allez jusqu'à 35 000 !


Juste avant les vacances, Quadri IYANDA, jeune nigérian de 20 ans, décrochait une mention bien à son bac professionnel. Repéré pour sa brillance et son intérêt pour les études, il devait lui aussi faire sa rentrée mercredi, en BTS. Nous savions par son entraîneur que Quadri et son petit frère brillaient aussi par leur engagement au sein d’une équipe de football locale. 

Le jour de la rentrée au lycée Hippolyte Fontaine, Gvantsa une jeune étudiante géorgienne de son lycée, avait réussie grâce à une précédente pétition, à pousser le préfet à lui accorder un titre de séjour.

Mais sa joie, et la nôtre, s’est très vite assombrie car deux heures après la nouvelle de cette victoire à laquelle nous n’osions encore tout à fait espérer, nous avons appris l’inimaginable. 

Quadri avait payé le rapport de force gagné avec la préfecture sur le cas de Gvantsa. A 6h du matin, la police l’a réveillé, et emmené en centre de rétention à son tour. Pas à Metz, cette fois. A Roissy, pour que tout se passe plus vite. Pour ne pas nous laisser le temps de réagir.

Le soir de sa rentrée scolaire, Quadri a donc débarqué seul, dans un pays qu’il avait quitté avec sa mère et ses frères et sœurs alors qu’il n’avait que 13 ans. Pour une vie meilleure ? Non. Parce que là-bas sa famille y avait été violemment menacée, ayant entrainé la disparition de son père. 

Parce qu’au mépris de la loi, lors de son arrestation, Quadri n’a été autorisé à joindre ni sa famille, ni son avocat. Nous n’avons pas pu lui expliquer, comme nous avions pu le faire auprès de Gvantsa, qu’il pouvait s’opposer à cette première intimidation, ne pas se laisser encamisoler et pousser du genou dans l’avion.

Quadri est malheureusement loin d’être le seul de nos élèves à qui la préfecture de Dijon fait subir une telle injustice. Une dizaine de familles, dont certaines comptent plusieurs enfants scolarisés, attendent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, dans la peur, que le Préfet décide de leur sort. Lorsque vos 7 000 signatures ont poussé le préfet à accepter la régularisation de Gvantsa, ces élèves ont osé, pendant quelques heures, espérer à nouveau. Un cadeau de quelques heures à peine. L’expulsion de Quadri les a bien trop vite ramenés à l’effroi.

Un pays qui renvoie des enfants scolarisés, seuls, dans des pays qu’ils ne connaissent plus, faisant fi de la loi, peut-il encore se targuer d’être le « pays des droits de l’homme » ?

Exigeons donc, au nom des droits de l’homme et de l’enfant, que la France délivre immédiatement un visa à Quadri, et un billet retour vers sa famille.

Exigeons aussi qu’à partir de ce jour, la préfecture de Dijon mette fin à toutes les  expulsions d’enfants scolarisés, de jeunes en cours études, et de leurs familles. Que tous ceux qui remplissent à ce jour toutes les conditions pour être régularisés le soient sans plus attendre.