POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE RAPATRIER LES NOCES DE CANA A VENISE

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Les Noces de Cana sont commandées à Paul Véronèse le 6 Juin 1562 pour le réfectoire de San Giorgio Maggiore dont Palladio vient d'achever la restauration. C'est "in situ" que Véronèse exécute cette grande pièce en deux ans (1562-1563). Elle occupe la totalité du mur Sud du réfectoire et s'y inscrit parfaitement. Elle est éclairée à droite par les fenêtres de l'ouest et à gauche par les fenêtres de l'est. Véronèse saura utiliser la  lumière des fenêtres en relation avec la lumière de la peinture. En effet, la lumière du soir joue un rôle important dans cette fin d'après-midi de noce. La nonchalance que Véronèse peindra en accord avec la lumière du soir venant des  fenêtres de droite, et l'indolence des convives sont restitués avec une belle vérité, dans la peinture. Le tableau est situé assez haut, à 2,50 mètres du sol. Deux portes sont situées en dessous. Ceux qui sont assis pour prendre leur repas sont dans la même perspective que celle que Véronèse a utilisée : La perspective des tables, et aussi celle des balustres. A 2,50 mètres du sol, tout est juste. Au Louvre, le tableau est à 1,20 mètre du sol, et tout est faux.  La lumière, celle de la peinture qui colle à celle de la vie réelle, venant des fenêtres, l'espace de la peinture, avec ses perspectives qui correspondent parfaitement à la position d'un spectateur assis à table pour prendre son repas dans le réfectoire comme les convives des noces de Cana. Au Louvre, la lumière vient du plafond, et c'est affreux. Que dire de plus. A Venise, on voit rarement un tableau coller à ce point à la vie réelle. Au Louvre, c'est un mensonge. A Venise, c'est l'architecture de Palladio qui fait le cadre de la peinture. Au Louvre, c'est un gros cadre doré étranger au tableau.

Bonaparte le fait déménager à Paris au titre des contributions de guerre en vertu du traité de Campoformio (17 Octobre 1797). Il entre au Louvre le 31 Juillet 1798. En 1815, Denon ne veut pas le rendre, prétextant l'impossibilité d'un déplacement. En contrepartie, il donne "Madeleine chez les pharisiens" de Charles Lebrun : Une compensation inéquitable et insolite. Et pourtant, pourtant, depuis 1815, ce tableau fut déménagé quatre fois (en 1870, et en 1939) (et retour en 1871 et en 1942). 

              La copie numérique mise à la place en 2009, si elle permet d'imaginer ce qu'avait du être la "forte présence" des véritables Noces de Cana, est beaucoup trop noire, et n'a pas la fraîcheur de la vraie. Voici pourquoi il est important que les véritables Noces de Cana retrouvent le lieu où elles ont été créées, d'où elles n'auraient jamais dû s'en aller et où elles devraient revenir et rester pour toujours.

C'est une histoire de vol et de recel. C'est aussi un mensonge scientifique particulièrement honteux. Et la France s'honorerait à la restituer à la Vénétie.

Pierre Balas, Peintre.



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