Les langues anciennes ne sont pas mortes

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Au centre du programme éducatif de Monsieur Macron et de son ministre de l'Éducation Nationale Monsieur Blanquer, nous trouvons les langues anciennes. Elles ne sont ni mortes ni dépassées, elles sont chaque jour dans nos esprits, dans nos bouches et dans nos cœurs. "Elles sont modernes car au cœur du langage", nous dit Monsieur Blanquer.

Alors quand la décision arbitraire de déplacer nos heures de grec et de latin s'est imposée à nous sans sommation de la part de notre proviseure, nous avons haussé la voix. Puis, voyant le mensonge et la manipulation qui essayaient de s'insinuer plus fortement dans les consciences, qui tentaient de nous diviser et de nous priver de notre enseignement optionnaire ou de spécialité (pour certains élèves de Terminale L), nous avons compris qu'il fallait se battre. Les élèves, suivis de leurs parents, se sont massés pour obtenir réparation auprès des supérieurs hiérarchiques de l'établissement, qui n'ont rien voulu savoir et qui inventent des stratégies au fur et à mesure pour nous nuire, alors même qu'une proviseure doit être capable, d'après son étymologie, de prévoir, c'est à dire de voir avant tout le monde, afin d'envisager les meilleures solutions possibles.

Nous avons fait des affiches, qui ont été arrachées, nous avons prévenu le recteur de l'académie Aix-Marseille, l'inspecteur de cette académie, le médiateur, etc, toutes les instances ont reçu des lettres et des courriels, il faut que cela bouge. Et pour toute réponse, qu'avons-nous appris ? Que les Terminales Latin devaient aller à l'autre lycée public général de Gap (le lycée Aristide Briand) pour suivre deux de leurs heures de latin. Et même pire : que nous avions été sondés par la proviseure avant qu'elle ne prenne cette décision, et que "la majorité d'entre nous avaient accepté cette proposition". Il est bien entendu hors de question de compromettre notre baccalauréat parce que les emplois du temps n'ont pas été bien réalisés. Ce n'est pas que c'est impossible, c'est qu'ils veulent nus faire croire que ça l'est. Pour les autres classes, le problème est le même. Partout où nous voulons mettre nos heures, ils déplacent d'autres matières, à cause paraît-il du problème du self, pour le désengorger et permettre aux élèves d'arriver à l'heure. Sauf qu'étrangement, ce sont seulement les jours d'options qui posent souci. Pourquoi les cours de grec et de latin seraient-ils sacrifiés sur l'autel des spaghettis ? Pourquoi se transformeraient-ils en cours de "gratin", puisque c'est ce qu'ils semblent vouloir faire ?

Notre pétition fonctionnera avec votre aide à tous, si vous vous sentez concernés par ce problème qui touchent tous les niveaux de la seconde à la terminale, le grec comme le latin. En signant cette pétition, vous participez à redonner leur juste place aux langues anciennes, qui sont un atout pour notre société et non des matières à stigmatiser. Pourquoi partout en France, cela est possible de faire des emplois du temps complets et convenables, à part dans notre ville, dans notre lycée ? Pourquoi vouloir retirer à notre culture ce qui fait sa richesse, en empêchant les élèves motivés de devenir de bons citoyens ?

Signés : les élèves de latin-grec du lycée Dominique Villars

(Cette pétition a été modifiée pour la compléter et pour préserver l'anonymat des personnes concernées.)



Les élèves des classes de latin et de grec compte sur vous aujourd'hui

Les élèves des classes de latin et de grec LYCÉE DOMINIQUE VILLARS À GAP a besoin de votre aide pour sa pétition “Le président de la République française et le ministre de l'Éducation Nationale : Les langues anciennes ne sont pas mortes”. Rejoignez Les élèves des classes de latin et de grec et 288 signataires.