Rendez-moi ma fille Meriem Shaurli

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Lettre ouverte aux présidents TEBBOUNE et MACRON

Je mène depuis quatre ans un combat quotidien pour retrouver ma fille Meriem, cachée en Algérie par sa famille maternelle, en violation de mes droits paternels et de ses droits d'enfant. Je reste à ce jour sans nouvelle d'elle depuis le 14 janvier 2017.

Meriem est née à Auch, en France, le 20 juin 2015. C'est à Auch que nous vivions, elle, moi, et sa mère de nationalité algérienne.
En décembre 2015, alors que nous nous trouvions en vacances à Alger, Meriem a subitement été déplacée par sa famille maternelle. J'ai alors saisi les Ministères français et algérien de la Justice.

Ces deux Ministères sont chargés, en vertu d'une Convention bilatérale signée le 21 juin 1988, de localiser l'enfant déplacé de son foyer d'origine, de mener une enquête sociale, et de faire appliquer les droits du parent ressortissant de l'autre pays. Cette Convention donne aussi le droit à l'enfant mineur de transiter librement d'un pays à l'autre pour toujours garder le lien avec ses deux familles.

Un jugement de divorce rendu en Algérie, devenu définitif en décembre 2016, pose mes droits paternels : un droit de visite chaque vendredi et samedi durant quatre heures, la moitié des vacances, des jours de fêtes religieuses, nationales et fériés.

Par amour pour Meriem, j'ai sacrifié ma vie en France à l'automne 2016, dans le but de m'installer à Alger, non loin du quartier d'El Harrach où elle résidait désormais.
C'est le moment choisi par sa famille maternelle pour rompre définitivement tout lien entre elle et moi, par le jeu d'une fausse adresse en plein désert.

ADRAR

En janvier 2017, la mère de Meriem m'a communiqué une adresse à Adrar, à 1500 km au sud d'Alger, où elle prétendait déménager. Cette adresse a été reconnue fausse au bout de dix jours par un constat d'huissier, suivi d'une multitude d'autres constats et enquêtes policières durant deux ans conduisant tous au même résultat.

En parallèle à ces recherches infructueuses dans le Sahara, j'ai tenté de voir Meriem près de 150 fois à l'adresse d'El Harrach (Alger) de mon ex belle-mère, conformément au jugement. Chaque vendredi, chaque samedi, assis devant une porte fermée.

Saisie d'une trentaine de demandes d'intervention pour l'application de mon droit de visite, la Justice algérienne a engagé de nombreuses poursuites pour non-représentation d'enfant, sans jamais faire exécuter le droit de visite que je revendique.
Il ne semblait pourtant pas compliqué de faciliter nos retrouvailles : 84 audiences pénales ont eu lieu en 4 ans, au Tribunal d'El Harrach et à la Cour d'Alger, comme autant d'occasions d'imposer que ma fille soit présente.

Au total, huit condamnations pour non-représentation d'enfant ont été prononcées en Algérie, ainsi qu'une condamnation en France pour soustraction d'enfant mineur. Mais l'injustice perdure, Meriem introuvable. Nos droits ne reposent à ce jour que sur papier.

ENTRAVES

Du côté des Ministères de la Justice, les dernières nouvelles officielles concernant la localisation de ma fille remontent au 9 mai 2018. Ce jour-là, le Ministère algérien a transmis aux autorités françaises, sur écrit officiel, la fausse adresse d'Adrar où soi-disant ma fille se trouve et m'attend pour me voir.
Mais le Ministère algérien savait depuis novembre 2017 que cette adresse est fausse (4 PV d’huissiers et du Parquet d’Adrar le démontraient). Il s'est donc fait sciemment le relais d'une déclaration mensongère de la mère de Meriem.

Cet obstacle, un exemple parmi tant d'autres, m'a contraint à de nouveaux allers-retours extrêmement usants entre Alger et Adrar : 24h de bus aller, des recherches parfois sous plus de 50 degrés, 20h de bus retour. Cela, pour faire vérifier d'énièmes fois que l'adresse est fausse et qu'Adrar est un plan ignoble, une torture morale et physique pour me couper de ma fille.  

Depuis, le Ministère algérien de la Justice a formulé à maintes reprises des engagements devant son homologue français, non tenus à ce jour : je demeure sans nouvelle de ma fille depuis trois ans, quatre mois et vingt-huit jours, ni même par téléphone ni sur photo.

Ceci pourra vous faire entendre, je l'espère, combien cette affaire dépasse le cadre familial et nécessite votre intervention commune la plus urgente.

Après 159 actions en tout genre devant toutes les juridictions (demandes d’intervention incluses), plusieurs centaines de démarches et tous les recours épuisés plusieurs fois,
Après 57 séjours en Algérie pour aucun autre résultat qu'un empilement de procédures sans fin,

L'intérêt supérieur de l'enfant impose que notre lien soit renoué immédiatement, et nos droits appliqués.

Je vous le demande aujourd'hui, avec respect et le soutien du plus grand nombre possible.

Cédric SHAURLI

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Note : cette pétition s'appuie sur des faits reconnus par jugements / arrêts de Justice, procès-verbaux d'huissiers de Justice, de la police et du Parquet, et sur des courriers officiels des Ministères.