Débat national, conditions préalables

Débat national, conditions préalables

0 a signé. Prochain objectif : 500 !
Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Michel LASPRESES a lancé cette pétition adressée à le président de la république et à

Pays Basque, le 6 janvier 2019

À vous qui vous présentez comme l’élite de la France, vous qui nous insultez, vous qui nous méprisez, vous qui nous infantilisez, vous qui vous considérez comme trop intelligents et subtils, à vous qui êtes nos représentants, oubliez pour le moment vos cahiers de doléances encadrés, vos débats citoyens formatés. Sur la large réflexion citoyenne qui s’ouvrira dans quelques jours, votre cloisonnement du débat confisque la libre expression. On ne peut pas résoudre nos problèmes avec ceux qui les ont engendrés. (Vous et vos prédécesseurs).

Nous, gilets jaunes, voulons dissiper tout malentendu, notre combat est légitime, celui d’un peuple oppressé contre un système oppresseur. Nous nous présentons comme des personnes de bonne volonté, volontaires et déterminées et non comme des nazis, des Gaulois réfractaires, voire des factieux ou séditieux et encore moins comme une foule haineuse. Mais vous, élites de la France, où placez vous le curseur de la violence ? Les manquements graves d’un trop grand nombre de nos politiques depuis si longtemps, (négligences, incompétences, stratagèmes, clientélisme, postures politiciennes, calcul électoral, mensonges répétés voire  forfaitures, provocations), ne constituent-ils pas le terreau de la méfiance, de la colère, de la révolte ?

On ne peut pas demander au peuple de faire toujours des efforts quand on n’en fait pas soi-même.

Posons en préambule le diagnostic du mal dont souffre la France, pour en trouver les remèdes : 40 ans d’incuries politiques et de privilèges.

Dans quel monde voulez-vous nous emmener ? Un monde où le capitalisme, la spéculation, l’hyper financiarisation prévalent, un monde où les relations ne sont plus humaines mais marchandes, tout est argent même le corps de la femme (GPA), où la parole donnée n’a aucune valeur, où l’individualisme prévaut à la solidarité.

On ne veut plus vous suivre dans cette direction mortifère.

Faire des économies de fonctionnement, préserver les intérêts de la France et des français, gérer notre pays avec efficience, pour redistribuer vers les plus démunis, revaloriser les petites retraites de nos anciens et investir dans l’avenir, c’est le seul objectif. Pour cela, il faudrait arrêter de faire les poches des petites gens, d’utiliser la force publique contre elles et pour accepter votre invitation à ce grand débat citoyen (piège tendu) :

1- Commencez par réformer l’état ; renoncez à vos privilèges ;


2- Faites une réforme fiscale de qualité, et équilibrée, la France est championne du monde de la fiscalité ;


3- Réformez l’inspection des finances, faites sauter le verrou de Bercy ;


4- Interdisez formellement sans dérogation possible de voter le budget de l’état avec un déficit. Le recours à la dette devrait être réservé exclusivement pour financer des projets d’investissement et certainement pas des frais de fonctionnement de l’état ou des collectivités territoriales ;


5- Détruisez tous les privilèges indus de l’état, l’effort ne peut être consenti que par les citoyens ;


6- Détruisez tous les privilèges des politiques, réduisez le nombre de députés, de sénateurs, d’élus. Rendez-vous compte, il y a 1 élu en France pour 104 habitants, un record quand on sait que l’Irlande compte 1 élu pour 2336 habitants, la grande Bretagne 1 pour 2603, que la France compte 4 fois et demie plus de parlementaires que les Etats-Unis. Comparée aux autres pays de l’Union Européenne, la France compte aussi un nombre considérable d’élus locaux qui ont coûté 1,2 milliard d’Euros en 2011 d’après une étude de René Dosière. Avec 577 députés et 331 sénateurs, le ratio français est de 1 parlementaire pour 70 000 habitants, le Bundestag allemand 30% de moins. La France se distingue avec 153 sénateurs de plus que l’Allemagne, 211 de plus que les Etats-Unis. (En France, on compte : 577 députés, 311 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 51 à l’assemblée de Corse, 131 aux assemblées des DOM-TOM, 4054 conseillers départementaux, 36785 maires, environ 536 519 conseillers municipaux, 78 députés européens, environ 38 000 élus intercommunaux pour un total de 618 384 élus).


7- Prenez de vraies mesures pour empêcher l’évasion fiscale,

8- Le travail de la Cour des comptes doit être élargi pour passer de l’état de constat à une obligation de rectification des écarts constatés avec un vrai pouvoir d’investigation, d’évaluation, de contrôle et de sanction de la dépense publique.

9- Mettez en place un contre-pouvoir citoyen basé sur la consultation par voie référendaire (R.I.C.) garant de l’équilibre nécessaire à la marche apaisée de notre pays, à la sanctuarisation du bien public, à la garantie du bien vivre ensemble.

10- Instaurez la reconnaissance du vote blanc comme vote exprimé. Comme Alexandre Malafaye, nous pensons que : « si aucun candidat et aucun programme ne lui convient, un citoyen doit avoir le droit de le dire et de le manifester dans les urnes. Sans quoi, il fait l’objet d’un déni de démocratie. Or, rappelons-le, selon notre Constitution, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » et « son principe est : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Une telle affirmation ne saurait se traduire par un droit (et devoir) de vote réduit et amputé du droit de dire NON. Le vote blanc possède une autre vertu, celle d’apporter de la légitimité aux élus, en plus de la légalité acquise lors de leur élection car leur élection serait le fruit d’un choix entier.
« Le vote blanc est donc un dû, une évidence, quand on a la démocratie chevillée au corps. » (Olivier Durand). La reconnaissance du vote blanc ouvre ainsi une nouvelle voie vers une gouvernance apaisée.


C’est formidable, cet état qui se comporte comme un inquisiteur froid, qui se trouve plus intelligent que tout le monde, qui abuse de la force légitime, qui donne des leçons, des ordres, qui menace et qui se braque quand on conteste ses décisions, l’efficacité de sa gestion du pays, quand on lui demande des comptes, plus de transparence et d’être parfaitement exemplaire.


Votre capacité à vous réformer, à lire des idées dérangeantes permettra de juger de votre volonté de prendre conscience du malaise. Vouloir les mettre sous l’éteignoir sera, je le crains, une prise de risque quant au retour de la sérénité dans  notre pays. Nous sommes nombreux à aimer la France, à vouloir sa réussite et surtout la réussite de ses habitants. Vous avez besoin de nous. Nous espérons que nous pourrons dire, que nous avions besoin de vous.


Réformez-vous, remettez-vous en question, montrez l’exemple. Les mots ne soigneront pas les maux des français, les actes oui.


Plutôt que de ficher les manifestants radicaux, apportez les solutions que nous attendons et plus besoin de fichiers.

Solutions apportées = manifestants rassurés.


Nous vous prions d'agréer, l'expression de notre considération.


Michel LASPRESES

Si vous vous reconnaissez dans cette lettre, je vous invite à signer cette pétition et la transférer vers tous vos contacts. Cela permettra, puisque nos dirigeants veulent nous enfermer dans un rapport de force, de mieux peser dans le débat. Nous sommes tous concernés y compris vous, agents de la force publique. Merci pour votre soutien.

0 a signé. Prochain objectif : 500 !
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